Pour voir les beautés du Liban, clique sur nous ;-)
Seul pays de la région que nous n'avions pas encore eu la chance d'explorer, le Liban restait une destination que nous convoitions depuis un moment. La conjonction de différentes circonstances favorables nous a décidés à profiter de ces vacances pour aller enfin découvrir ce tout petit pays qui fait tant parler de lui. Et nous avons été récompensés de notre - très relative- témérité : nous avons passé une merveilleuse semaine !
Il faut dire que bien des énergies s'étaient mobilisées pour en faire une réussite : nos amis de Singapour, Anne et Elias, nous avaient concocté un programme optimisé et exhaustif ; et nos amis de Damas, Imad et Rana, maintenant installés à Beyrouth, nous ont pris sous leurs ailes -comme en Syrie il y a 4 ans- et nous ont fait découvrir les beautés et les secrets de ce pays qu'ils aiment et connaissent comme le leur.
Nous avons arpenté les sites antiques de Tyr ; nous nous sommes remémoré avec émotion feu le souk d'Alep en traversant celui de Sidon ; nous nous sommes imprégnés des ambiances des différents quartiers (pas tous) de Beyrouth en arpentant la ville en tout sens ; nous nous sommes enfoncés dans les entrailles de la terre à Jeita ; nous avons pris de la hauteur à Jounieh pour admirer cette magnifique côte dont les montagnes tombent dans la mer ; nous avons succombé au charme de Byblos by night, au point d'y retourner de jour ; nous avons exploré la vallée de la Qadisha à la recherche des vieux ermitages et monastères, témoins des temps anciens où les premiers chrétiens y trouvaient refuge ; nous avons visité avec curiosité puis dégusté avec délice les vins de Ksara ; nous avons admiré la beauté des palais de Beit Ed-Dine ; nous avons été happés par la fièvre de la vie nocturne de Beyrouth ; ...
Grâce aux sorties que nous ont offertes Imad et Rana ("The Music Hall" et "Em Sherif restaurant" pour les connaisseurs), nous pouvons en effet confirmer l'adage selon lequel les Libanais sont fêtards et show-off ! Au risque de vivre éventuellement très chichement par ailleurs, ils aiment exhiber une belle voiture, une belle montre... et une belle femme :-) Ainsi parés, ils peuvent sortir et se montrer dans les innombrables restaurants et night clubs en vue de Beyrouth pour s'amuser, manger, boire et danser entre amis jusqu'au bout de la nuit. Qu'on se le dise : quoi que la vie leur réserve de difficultés et de souffrances, les libanais veulent s'amuser, passer du bon temps, faire la fête et profiter de l'instant présent. Quelle belle leçon !
Dans nos déambulations, partout nous avons croisé des check points, des tanks et des soldats armés, mais nulle part et à aucun moment nous ne nous sommes sentis en insécurité ni même mal à l'aise. Et partout nous n'avons rencontré que visages souriants et personnes avenantes et serviables. Même si nous savons que les difficultés et les tensions entre communautés religieuses sont réelles, et même si nous ne sommes allés que dans les endroits sûrs et calmes, nous avons été frappés de la sereine cohabitation dans laquelle semblent vivre ces peuples, où mosquées et églises se répondent et où l'Islam, bien que prédominant, n'envahit pas l'espace public de manière aussi ostentatoire et démonstrative qu'ici. Nos différentes discussions avec chacun (français, syriens, libanais) semble confirmer cette capacité qu'ont les libanais à vivre ensemble, en dépit des pressions exercées par les voisins et problèmes causés par l'extérieur.
Les enfants ajouteraient qu'ils ont adoré la fraîcheur, la verdure et la nature ; ce que confirmeraient les parents, qui ajouteraient qu'il était bon d'apercevoir des clochers partout et d'admirer de magnifiques crèches à ciel ouvert dans tous les petits villages traversés (certains devraient en prendre de la graine ;-)
Nous voilà donc de retour d'un nouveau très beau voyage, riches de rencontres et de découvertes que nous n'aurions jamais faites sans nos amis de là-bas et d'ailleurs. Merci à tous de nous avoir permis de découvrir les multiples facettes du Liban, trop souvent ignorées au profit d'autres réalités douloureuses.
No comments:
Post a Comment