17.3.21

Pas de remontées, mais des cuisses et de la volonté !

Pour te mettre au ski de rando avec les plus courageux, clique sur la clique à ski !

Incertaine jusqu'à la veille du départ, notre semaine à la montagne a pris cette année une saveur particulière ! Malgré l'absence de remontées et de réelles vacances pour Martin, nous avons décidé de maintenir ce séjour aux Deux Alpes, bienvenu pour se changer l'air et les idées ! La petite halte chez les Hazard à Grenoble nous a procuré un avant-goût de vacances et surtout un immense plaisir. La météo fut fantastique toute la semaine et a ainsi permis à Martin de se croire presque en vacances le temps des déjeuners au soleil où il nous retrouvait entre deux calls. 
Nous nous sommes tous essayé aux raquettes et avons été impressionnés de constater le lendemain jusqu'où nous avions grimpé ! Après l'arrivée de Paul et Paul-Henri, Timothée et moi avons laissé aux plus costauds et résistants la primeur de découvrir le ski de rando, qui les a menés, à l'huile de cuisses, à une altitude bien impressionnante là aussi. Endurance, effort et volonté dans la montée ; récompense, jouissance et liberté dans la descente. Cela dit, après deux jours de peaux de phoque, Toto a tout de même reconnu que les remontées sont finalement une excellente invention...!
Les enfants sont donc passés au snowboard et ont ensuite passé le plus clair de leur temps sur le snow park, à essayer les sauts, le 180 (et même le 360 pour Paul !) et à observer avec admiration les impressionnants snowboarders, qui, faute de dévaler les pistes, faisaient leur show en bas de la station.

Si cette semaine fut un peu frustrante en matière d'intensité par rapport au rythme que nous adoptons d'habitude, elle fut pour tous l'occasion de découvrir de nouvelles formes de glisse et de profiter autrement de la montagne. Pour la première fois de ma vie, je n'ai pas loué de matériel tous les jours et ai joué à "Bon-Papa" : porter des skis, aller chercher des gants oubliés, rendre une paire de raquettes, monter chercher du liquide, récupérer des jeunes à l'arrêt de bus, rentrer préparer le pique nique, repartir chercher la crème solaire, prendre des photos, faire les courses, repartir au local échanger des chaussures, remonter chercher les luges, ... et aussi profiter du soleil avec un bouquin pendant que les enfants remontaient la piste à pied pour la 34ème fois. Et je dois avouer que ce rythme plus cool m'a parfaitement convenu !! Je serai heureuse de remonter sur de vrais skis l'an prochain, mais en attendant, j'ai presque pris goût à ce rythme inédit de "Maman qui ne skie pas" !...

Montagne ou pas, le couvre-feu s'appliquait pour nous aussi et ne changeait finalement pas grand chose au rythme traditionnel de l'après-ski. Ce dernier fut cependant beaucoup plus studieux que d'habitude, sous l'influence déterminée et motivante de Paul et PH, qui nous ont impressionnés par leur volonté et leur discipline au travail. Levés à 7h, ils travaillaient 1h avant le réveil de l'appartement. Le petit-déjeuner pris, ils partaient escalader la montagne à peaux de phoque, rentraient à 16h pour goûter et se remettre au travail jusqu'au dîner. Chapeau les gars. Bien que brève, cette petite pause d'air montagnard pendant deux jours leur a fait autant de bien qu'elle nous a procuré de plaisir. Rentrés à Versailles, les deux courageux ont continué leur sprint studieux jusqu'aux concours blancs de la rentrée. Pendant ce temps, les jeunes continuaient avec persévérance de tenter de copier les prouesses des pros de voltige et ont finalement bien progressé et gagné en aisance sur le snow. Il leur sera ainsi plus facile de s'y remettre lors d'un prochain séjour. 
Celui-ci devait se conclure par un saut parapente que Martin et les enfants m'ont offert pour mon anniversaire. Il fut malheureusement annulé le matin même en raison de vent et brouillard, à peine perceptibles de la station. Déception, mais certitude que l'attente ne fera qu'attiser le désir et rendre le saut encore plus beau la prochaine fois !

Début d'année inédit... avec rien de spécial !

Pour démarrer l'année avec nous, clique sur les 352 Chocobons !

Nous sommes déjà mi-mars et je réalise à nouveau mon retard dans la MAJ du blog... Il faut dire que notre quotidien est devenu confortablement routinier et inhabituellement peu original ! Pêle-mêle de photos sans aucun intérêt esthétique ni grande diversité évènementielle, mais qui reflète modestement notre nouvelle vie au rythme du couvre-feu, des dîners prohibés, des rassemblements proscrits, des activités réduites, des sorties scoutes raccourcies, des matchs annulés, des voyages reportés et des projets suspendus... Période bien étonnante à laquelle nous nous conformons avec une discipline et un civisme encore plus étonnants...

La vie de notre préparationnaire ne s'en trouve toujours pas radicalement bouleversée, toujours rythmée par des horaires hebdomadaires bien huilés. Pour mettre un peu de piment dans ce quotidien routinier,  la classe de Paul a tout de même été confinée une semaine en raison de plusieurs cas positifs. Cours en ligne, DST connectés, emploi du temps respecté à la minute ; les professeurs ont été à la hauteur de l'enjeu. Des déceptions tout de même pour le membre du BDE qu'est Paul, soucieux de l'ambiance de classe et de l'esprit de promo : la traditionnelle semaine de promo au ski a été interdite. Paul a ainsi organisé un WE avec une partie de sa classe, prenant soin de mettre en place toutes les précautions nécessaires, afin d'être irréprochable vis à vis de son établissement : WE en début de vacances et test PCR avant et après pour tout le monde. De manière générale, les jeunes sont monitorés de près et aucune activité ne se fait sans test préalable. Paul a ainsi 5 PCR (négatifs) à son actif et même Timothée s'y est mis ! Mais ces petites contraintes n'empêchent pas nos jeunes de se retrouver en petits groupes et de faire des projets de vacances et de voyages... Et ils ont bien raison ! 

Les activités SUF ont subi un nouveau coup de frein (mais non d'arrêt) avec l'interdiction de camper et donc pour les Eclaireurs et les Guides de vivre leurs sorties habituelles. Comme le déplore Thomas  : sortir une journée n'a rien à voir avec camper un WE ; il n'y a pas la préparation du dîner, la veillée autour du feu, les copains dans la tente, ... L'ambiance est tout autre, l'expérience moins belle, les souvenirs moins forts, l'aventure scoute moins riche, mais nous profitons de ce qui nous est permis, et surtout prions pour pouvoir conserver ce petit reste de liberté de mouvement et de rassemblement. 
Paul a quand même pu partir marcher trois jours avec son Clan, mais sans uniforme et à titre privé. La Route a malgré tout été belle, les discussions profondes, les réflexions enrichissantes et les moments entre amis précieux. 
Nous avons de notre côté organisé une journée dans la forêt avec nos chefs, heureux de se retrouver enfin autrement qu'en visio ou qu'en comité réduit. Discrètement, Timothée s'était immiscé au milieu des aînés, y trouvant parfaitement sa place pour la marche, le déjeuner, le jeu et encore plus particulièrement pour la messe, qu'il a servie aux côtés du Père Alban au coeur de la forêt. 
Matthieu et Thomas quant à eux préparent les camps de Pâques avec leurs patrouilles, incertains quant à leur maintien, mais courageusement motivés par l'idée qu'il faut y croire jusqu'à preuve du contraire. Avec certains membres de la HP, ils ont à nouveau aidé Thierry, l'ami SDF de la paroisse, à nettoyer l'emplacement de la forêt où il a vécu des années (15 ?), avant d'être logé par la paroisse dans un petit studio voisin. Gros coup de main des costauds Eclaireurs, qui ont bien aidé Thierry à prendre le tournant vers une nouvelle vie.

Prudents et raisonnables, nous nous sommes autorisés à passer de bons moments avec Grand-Père et Bonne-Maman, heureux de se retrouver autour d'un bon foie gras et de s'échanger de petits cadeaux. Idem pour les copines, que je retrouve en plein air pour de bonnes balades vivifiantes. Les soirées des WE continuent d'être l'occasion de bons apéros, de parties de jeux de société ou de films en famille (même s'il devient de plus en plus délicat de trouver des films qui conviennent à tous !).  Les grands s'autorisent des sleepovers avec les copains de classe, auxquels nous n'avons pas le coeur de nous opposer... Timothée a découvert les échecs et s'est bien pris au jeu, que nous lui avons offert pour son anniversaire, accompagné d'une énorme boite de Chocobons, dont l'attrait principal, plus que d'être mangés, est d'être soustraits à la gourmandise des frères qui parviennent à les dénicher jusque dans les meilleures cachettes ! Timothée s'applique régulièrement à les compter, pour s'apercevoir, contrit, que des prélèvements illégaux ont eu lieu à son insu... 
À la faveur du confinement, nous avons installé un bureau dans sa chambre, où Martin s'installe lorsqu'il travaille de la maison. En le découvrant, Timothée s'est écrié : " Un bureau ! Je suis enfin un vrai Bustarret !". Nous nourrissons l'espoir qu'il conserve encore longtemps cette enthousiasme pour la table de travail ! Il est en tout cas toujours autant passionné par les expériences que nous réalisons ensemble grâce aux kits envoyés régulièrement par Marraine Daphné. Appuyées sur des livrets très instructifs et de grande qualité, ces expériences illustrent de façon ludique les apprentissages théoriques des magazines. La banquise, les volcans, le recyclage, l'homme préhistorique... J'apprends moi aussi plein de choses !! De quoi se consoler de la perte de Bagan, qui a mal vécu sa castration et dont Timothée garde avec nostalgie et affection quelques souvenirs asséchés pour décorer sa chambre...

Malgré l'annulation des matchs et la diminution des entrainements, Poupette est toujours aussi à fond dans son hockey et s'y investit avec enthousiasme qu'il pleuve, vente ou neige. Nous croisons les doigts pour que ces activités du week-end soient maintenues le plus longtemps possible... Dans cette incertitude, j'ai été d'autant plus heureuse de vivre avec Poupette notre journée mère-fille de Cycloshow, ou comment découvrir le cycle féminin de manière simple mais approfondie, imaginée mais concrète, sans tabou et belle. Un précieux moment pour toutes les deux !