24.4.19

Sur les routes de Saint Martin

Nous avons profité du long WE de Pâques pour aller découvrir le pays de Renaud et de ses ancêtres, sur les terres de St Martin de Castillon. Nous avons été très heureux de faire enfin plus ample connaissance avec ce petit bout de Luberon, dont nous entendons parler depuis tant d'années par Nathalie et Renaud. 
Grâce à leur accueil si chaleureux et leur inépuisable plaisir à partager leur amour de ce pays, nous avons été plongés dans l'histoire et dans la vie de ce petit coin de Provence, où Renaud a toutes ses racines et où Nathalie semble à présent être une fille du pays elle aussi ! 
Nous sommes d'abord retournés sur le marché d'Apt, dont nous gardions de si bons souvenirs de notre escapade avec les Forges l'an dernier. Retrouvailles avec les odeurs, les couleurs, les arômes et l'accent de cette magnifique région, sur laquelle nous avons eu un point de vue splendide depuis les hauteurs du rocher de Saignon. 
Comme tout villageois en vacances (ou pas d'ailleurs !) qui se respecte, nous avons commencé notre dimanche par un petit pot au café de la place, point névralgique du village (s'il en est !), où pas un habitant ne passe sans s'arrêter à une table pour saluer les uns, embrasser les autres et demander des nouvelles des absents. Formidable atmosphère familiale et amicale, où le temps parait suspendu et où personne ne semble pressé (concept assez déstabilisant...). Pause bienfaitrice ! 
Nous avons vécu une messe de Pâques aussi peu commune que belle, accueillis à la Bergerie de Berdine par la communauté rassemblée autour de Jean-Michel, un Père blanc retraité. Témoignage de vies cabossées remises sur pied par le travail et la vie communautaire ; admirable. 
Après un succulent couscous fait maison par Renaud et sa maman (merci Germaine !), nous sommes partis à la découverte des alentours de St Martin, que Renaud connait par coeur et dont il raconte si bien l'histoire et les origines. 
Merci encore aux Fulconis, Juniors et Seniors, de nous avoir si gentiment ouvert les portes de leurs maisons et de leur histoire familiale. Nous pouvons désormais imaginer votre quotidien à St Martin et comprendre pourquoi vous y êtes si attachés !

Pour visiter le Luberon des Fulconis avec nous, clique sur les cousins !
(ne cherchez pas Poupette, elle était en camp de Jeannettes !)

8.4.19

SUF en marche en mars

Pour marcher avec nous, clique sur les bannières ! 

Le 24 mars dernier, les 1500 SUF de la région Yvelines-Boucles de Seine ont marché en pèlerinage vers la collégiale de Mantes la Jolie. Les unités suivaient des itinéraires et des démarches spirituelles différents en fonction des âges. Grosse logistique d'ensemble, prise en charge par les différents chefs de groupe de la région. Martin et moi étions, avec d'autres, en charge du livret spirituel de la journée pour toutes les unités. Très belle journée de groupe et de mouvement, conclue par un impressionnant rassemblement pour une grande messe dans la magnifique collégiale. 

La veille, Paul avait campé avec ses chefs et la HP (CP et seconds), pour vivre des moments forts de cohésion et de réflexion sur l'engagement personnel et la progression individuelle. Des moments fondateurs dans une vie de jeune homme !


3.4.19

Photos du mois de mars

Le mois de mars a filé sans crier gare, commencé en Nouvelle-Zélande et chassé par l'arrivée de l'heure d'été ! Il a quand même laissé place à la venue de Taeho et Hana, que nous avons eu la joie d'avoir 24h à la maison. Il a aussi permis à Martin et Paul de profiter d'un magnifique "WE père-fils" aux Deux-Alpes, par un temps absolument splendide et une neige incroyable. D'excellents moments de sport et de défis partagés ; de tout aussi bons moments de discussion autour du petit bijou "Debout les gars", du Père Anastase, que je recommande de mettre absolument entre les mains de tous nos jeunes garçons ! 
Le Carême file tout aussi vite, nous laissant tout surpris de voir le Carnaval et la mi-Carême arriver déjà. L'occasion de belles fêtes dans les école, collège et lycée : Timo en égyptien, Poupette en Charleston, Toto et Matthieu en dishdash et Paul en tutu ! 
Nous préparons déjà les vacances de Pâques, mais nous refusons à nous y projeter déjà : Soyons dans le présent pour le vivre pleinement, il y a tant à y faire !

Pour retourner au ski, clique sur les hommes au top !

2.4.19

Dans la famille "Voyages exceptionnels", je demande : La Nouvelle-Zélande !

S'il fallait un prétexte, nous aurions évoqué nos 20 ans de mariage avec un an d'avance ; s'il fallait une raison, nous aurons invoqué la présence des Hazard à Singapour pour seulement quelques mois encore ; s'il fallait une excuse, nous aurions avancé notre envie de découvrir l'île sud après être tombés amoureux de l'île nord il y a 10 ans... C'en était assez pour décider de concrétiser cette petite folie : 10 jours en camping car à travers l'île sud de la Nouvelle-Zélande après un petit passage "revival" de 3 jours à Singapour. 
Il sera difficile de retranscrire la magie et le caractère exceptionnel de ce voyage, tellement il nous a semblé irréel et hors du temps, tant par sa durée (15 jours !), que par ses conditions (en camping car !), la variété de ses paysages et la diversité des activités. 

Singapour

Je rêvais d'y retourner depuis longtemps. Je garde de Singapour le souvenir d'années d'un bonheur tout particulier : la découverte éblouie de notre première expatriation dans des conditions de vie si faciles et agréables ; une qualité de vie de famille inégalée avec un mari étudiant, à la piscine avec nous tous les soirs dès 16h30 ; l'ouverture à un univers multiculturel passionnant et stimulant ; l'immersion dans un environnement si propre, organisé, discipliné et sécurisant ;... Mais plus que tout, Singapour sera toujours pour moi lié à la naissance de Perline et à l'un des plus beaux moments de ma vie. C'est donc habités par tous ces souvenirs délicieux vieux de plus de 10 ans que nous avons eu la joie de retrouver Singapour... comme si nous ne l'avions jamais quitté !


Si certaines stations de métro ont vu le jour et certains buildings sont sortis de terre, rien n'a fondamentalement changé : le même ordre, la même propreté, les mêmes fleurs colorées, la même végétation luxuriante, la même humidité chaude, les mêmes odeurs d'épices, le même Singlish inimitable, les mêmes sourires serviables et accueillants, les mêmes food courts bondés, les mêmes malls immaculés... Quel bonheur de retrouver tous ces lieux si familiers !


Nous avons retracé nos itinéraires favoris : l'Insead, Dover, Heritage, Valley Park, ... ; nos lieux de vie qui évoquaient quelques vagues souvenirs aux plus grands et rappelaient les photos aux plus jeunes. Comme nous y avons été heureux ! 


Bonheur cette fois partagé avec nos chers amis Hazard, chez qui nous logions et qui nous ont emmenés visiter les nouvelles attractions de la ville : l'impressionnant Marina Bay Sand of course, les Gardens by the Bay et leur magnifique sons et lumières à la nuit tombée, la balade en vélos le long d'East coast pour capturer la plus belle vue du front de mer. Nous avons regoûté à la vie d'expat à la française le temps de la messe du dimanche matin et d'un moment de détente au "club", où les Hazard ont leur abonnement permanent. Et pour finir en beauté notre come back à Singap, rien de tel qu'un petit tour au zoo, l'un des plus beaux qui soient et qu'il n'est jamais fini de redécouvrir. 



Après ces trois jours d'immersion totale dans ce qui nous paraissait déjà comme un rêve éveillé, nous avons quitté les Hazard dans la joie de les retrouver 3 jours plus tard à ... Queenstown ! D'ici là, départ pour Christchurch, la prise en main du camping car et les premiers éblouissements face aux panoramas à couper le souffle.

Pour retourner à Singapour avec nous, clique sur la Marina Bay Sands !

Il semblerait que l'île sud de la Nouvelle-Zélande ne possède qu'un seul camping car autorisé pour 7 personnes... Et à voir la vieille dame que nous avons réceptionnée, nous voulons bien croire qu'elle avait été bien sollicitée ! Vieillotte, un peu branlante et cabossée, spartiate, mais tout aussi spacieuse et fonctionnelle. La vie s'y est vite organisée : un petit placard pour chacun, aucun sac qui traîne, rangement des lits tous les matins et interdiction d'utiliser la douche et les toilettes. Les bons réflexes d'il y a 10 ans nous sont vite revenus, tout comme le plaisir de nous endormir avec notre tribu, de nous réveiller avec elle, et de la transporter pendant 10 jours sur notre dos ! Nous avons alterné les camping sites et les nuits à la sauvage, appréciant de retrouver régulièrement des points d'eau pour les douches, du courant pour recharger les portables, de grandes cuisines où dîner avec les Hazard et quelques laundries pour vider les sacs à linge sale ;-)


Rétrospectivement, nous réalisons la chance que nous avons eue de bénéficier d'une si belle météo tout au long de nos 2500 kms : jamais nous n'aurions pu admirer d'aussi magnifiques points de vue et perspectives, dont les sommets se détachaient dans des ciels splendides et dont les images se reflétaient dans les lacs lisses et claires comme dans des miroirs.
S'il fallait renvoyer vers un site récapitulant notre itinéraire, celui-ci serait bien représentatif de ce que nous avons fait : https://destination-nouvellezelande.com/itineraire-10-jours-ile-du-sud-nouvelle-zelande/
Et s'il fallait réaliser l'impossible et résumer en quelques mots ce voyage unique, nous pourrions dire : Une nature et des paysages à couper le souffle. Des plaines à perte de vue parsemées de troupeaux de moutons, vaches et biches en liberté. De si bien prénommés "mirror lakes" aux multiples tons de vert dans les eaux desquels se reflètent les sommets enneigés. D'imposants glaciers émergeant de forêts à la végétation aussi luxuriante que variée. Une population charmante, venant des 4 coins du monde pour vivre dans ce petit paradis perdu. De petites villes tranquilles aux maisons en bois de plain-pied, distribuées le long d’une route principale rectiligne. Des bords de lacs paisibles, à l’ambiance de stations balnéaires qui semblent vivre loin des turbulences de notre monde.


Lac Matheson - Franz Joseph glacier - Fox Glacier 

Paisible et imperturbable au petit matin, le reflet du Mount Cook dans l'eau limpide du lac Matheson (le plus haut sommet de NZ, 3724 m) est une splendeur pour les yeux. La petite promenade qui mène à la plus belle vue est un parfait moyen de démarrer sa journée... si ce n'est son voyage ! Nous ne le savions pas encore, mais nous retrouverions le Mount Cook quelques jours plus tard dans des circonstances complètement extra-ordinaires...


Par leur proximité avec l'océan (15 kms seulement de la Mer de Tasman) et leur facilité d'accès (moins d'une heure de marche relativement aisée), Fox et Franz Joseph glaciers sont uniques au monde. Situés sur la côte ouest, ces glaciers ont la particularité d’être entourés d’une forêt vierge, d'où ils émergent soudain pour révéler leurs imposantes masses de glace, les crevasses qu'elles renferment, les cascades qu'elles nourrissent et les glissements de terrain qu'elles entrainent. Ces glaciers mesurent respectivement 13 et 12 kilomètres de long, mais voient malheureusement leurs tailles diminuer année après année, preuve -s'il en fallait- du réchauffement climatique, auquel un parcours pédagogique très bien fait sensibilise les marcheurs tout au long de la montée.


Pour se féliciter de cette première journée de balades et de marche, rien de mieux que les Hot Pools pour se prélasser dans des bassins d'eau chaude (voire très chaude !) en plein air au milieu de la végétation luxuriante.


Le luxe de voyager en NZ est que tout moment du trajet est un voyage vers le dépaysement. Il ne s'agit pas d'accumuler les kilomètres, mais de suivre des routes magnifiques pour nous mener d'un endroit somptueux à un autre. La route en elle-même est un éblouissement et un ravissement permanents. Facile, me direz-vous, ce n'est pas toi qui tenais le volant ! Eh bien si, figurez-vous que j'ai moi aussi conduit l'engin, tentant péniblement d'atteindre l'extrémité opposée du grand volant horizontal, telle la bonne vraie camionneuse ! Je m'abstenais simplement de tenter les manoeuvres dans les villes ou les campings, préférant laisser ce délicat exercice à Martin, qui, je dois le reconnaître, s'en est sorti comme un chef... et s'en ajouter une égratignure à la carosserie, qui pourtant en avait vu bien d'autres !

Plein sud vers Te Anau

La route vers Te Anau, via les Blue Pools et Queenstown, a continué de nous révéler les splendeurs de paysages à perte de vue. Impatients de retrouver les Hazard pour que débute "vraiment" notre voyage, cette plongée vers le sud de l'île nous a donné un avant-goût des plus prometteurs de ce que serait la remontée progressive pendant le reste du séjour. Les retrouvailles furent fêtées par un grand BBQ (tant attendu par JB !) autour de la cuisine de notre premier Top 10, la "chaîne" de campings locale la mieux implantée sur le territoire et dont nous nous trouverons très satisfaits tout au long du séjour.



Milford Sound - Glow Worms Cave 

Bien que rompus aux paysages sublimes d'Oman, aux wadis majestueux et aux falaises imprenables, nous n'avons pu rester insensibles à la beauté du fjord Milford Sound, réputé comme l'un des plus beaux du monde. Ses origines nous racontent celles de la majorité des reliefs que nous croiserons lors de notre voyage.
À l'origine donc (il y a plus de 400 millions d’années !), les fjords n’existent pas et les terres sont submergées par les eaux. La tectonique des plaque entraîne la création des premiers reliefs. Au fur et à mesure des siècles pendant l'ère glacière, la neige s’amoncelle dans les vallées et finit par créer des glaciers. Le mouvement des glaciers descendant vers la mer sculpte les parois des montagnes, laissant place, après leur fonte lors du réchauffement climatique, à des vallées encastrées spectaculaires. À la fin de cette ère glaciaire, le niveau des mer est monté pour recouvrir ces vallées d’eau, sur une profondeur de plus de 400 mètres à certains endroits. Les glaciers sont donc, en partie, responsables du relief si particulier et unique des fjords de Nouvelle-Zélande.



Après avoir quitté la majesté du fjord en replongeant vers l'intérieur des terres, nous avons poursuivi notre périple sur les eaux en embarquant sur le lac de Te Anau, la plus grande réserve d'eau douce de l'île. Le bateau nous a menés jusqu'à l'entrée de magnifiques grottes, sculptées dans des formes splendides par les courants en furie qui les traversent depuis plus de 12 000 ans. Nous avons longé les parois de calcaire dans la pénombre, jusqu'à l'embouchure d'un tunnel plongé dans une complète obscurité. Dans un silence tout aussi total, installés dans de petites embarcations, nous avons vogué sur les eaux pour nous approcher au plus près des voutes étoilées par d'innombrables myriades de vers luisants. Un effet magique ! Les guides étaient charmants et passionnants, le décor unique et spectaculaire ; tout le monde a adoré.



Lac Wakatipu - Queenstown - Glenorchy - Arrowtown

Nous sommes tombés amoureux du charme de Queenstown, l'une des villes les plus touristiques de l'île sud. Située, comme tant de villes dans ce pays, sur les rives d'un immense et sublime lac (le lac Wakatipu), Queenstown revêt des allures de station balnéaire, à l'ambiance festive et détendue.


Nous n'avons pu résister à l'une des attractions phare plébiscitée dans tous les guides : le parcours de courses de luges en famille ! Situé au sommet d'une des collines qui surplombent la ville, on y accède en télésiège, d'où la vue sur le lac et la ville est absolument époustouflante. S'il y avait un endroit où il était indispensable de s'offrir un bon petit diner au restaurant, c'était bien dans le petit centre ville au bord du lac, qui dès l'après-midi s'est animé de danseurs et de musiciens, au plus grand plaisir des badauds que nous étions ! 



Qui dit lac, montagnes et glaciers, dit falaises, rivières et donc... rafting !
Rafting de niveau 2, comme aiment à le rappeler les aînés, qui tiennent à préciser que, sans les plus jeunes, nous aurions probablement pu prétendre à des torrents indomptables de niveau 4 ou 5 !... Toute niveau 2 qu'elle était, cette aventure en familles était encore une bien belle expérience. À elle seule, la route d'accès jusqu'au lit de la rivière valait le détour. Et de détour, il était en effet question, puisque cette route faisait partie des deux routes que l'agence de location du camping-car nous avait interdit de prendre. Trop escarpée, trop étroite, trop dangereuse... Mais superbe !


C'est donc en mini-bus, aux aurores, que nous avons sillonné les sommets et frôlés les précipices, conduits par un chauffeur expérimenté jusqu'au chalet où nous nous sommes équipés des pieds à la tête pour affronter les remous et les caprices de la rivière. Bons fous-rires en découvrant notre attirail et nos têtes de champions du monde...


Chaque famille a embarqué sur un zodiak, avec pour instruction essentielle : éclabousser l'embarcation ennemie à chaque tentative de rapprochement ou de dépassement ! Certains ont particulièrement bien saisi le concept..., d'autres (je vous laisse deviner lesquels) ont beaucoup moins apprécié les gerbes d'eau glacée dont ils étaient aspergés de manière intempestive !! Comme pour nous rappeler les wadis omanais, nous nous sommes arrêtés le long d'un surplomb rocheux, d'où nous avons tous plongé (vous avez bien lu : tous). Arrêts cardiaques évités de justesse, mais souvenirs mémorables immortalisés par la GoPro.

Les routes pour relier ces lacs se révélaient au fur et à mesure des kilomètres plus somptueuses les unes que les autres.


Queenstown, Glenorchy, Wanaka, ...

Nous commencions à comprendre pourquoi ce pays, et en particulier cette région, sont les plus prisés par les réalisateurs du monde entier, qui viennent y tourner les scènes mythiques des plus grands films du genre. Les panoramas que nous découvrions au détour d'un col ou au sortir d'une vallée nous offraient des tableaux variés, aux couleurs changeantes, jamais identiques et toujours magnifiques. Une mention spéciale pour l'arrivé au lac Pukaki, dont le bleu turquoise faisait ressortir la silhouette lointaine du Mount Cook, qui se détachait sur le ciel azur... Breath taking. Notre capacité d'émerveillement fut mise à intense contribution durant ce séjour ! Et les journées à venir n'allaient pas manquer de la solliciter encore !...



Wanaka - Rob Roy Glacier

Pour accéder au départ de notre prochaine randonnée, nous avons dû, pour la seconde et dernière fois, abandonner notre bon vieux camping-car en faveur d'un 4x4 autrement plus puissant et maniable, mieux adapté à la caillasse poussiéreuse de la route que nous avons dû emprunter (la fameuse "seconde route" interdite par l'agence !). Nous avons en effet parcouru, sur des dizaines de kilomètres et à vive allure, une plaine interminable et magnifique. Douces et nostalgiques sensations des traversées de sapkas à Liwa !

Magnifique randonnée jusqu'au bas du Rob Roy Glacier, qui, pour la seule et unique fois de notre séjour, ne se détachait pas nettement d'un ciel laiteux et un peu couvert. La balade n'en fut pas moins agréable, permettant tout au long du chemin de belles discussions par petits groupes d'âges et d'affinités, qui illustraient bien -si besoin en était- la parfaite entente Bustarret-Hazard, que ce voyage a encore contribué à confirmer et renforcer. Quel plaisir et quelle chance de vivre des amitiés si simples et naturelles !



Mount Cook (Aoraki en maori)

Nous savions que nous le retrouverions, mais jamais Gaëlle, les enfants et moi n'aurions pu imaginer que c'est... par les airs que nous nous approcherions du Mount Cook ! Les papas avaient tout organisé : ils nous ont fait la magnifique et incroyable surprise de nous offrir un survol du glacier en avion, une dépose sur le glacier et un retour par hélicoptère. Splendide !


Les vues du ciel étaient imprenables et surprenantes. Difficile de conserver le sens des proportions sans repère comparatif fixe. Tout semble si petit de là-haut et en même si grandiose. Les quelques minutes passées sur la glace aux pieds de l'avion et de l'hélicoptère avaient un petit goût d'exceptionnel et d'extra-ordinaire, que nous avons bien demandé aux enfants d'apprécier à leur juste valeur ! Ces vues imprenables du ciel nous ont aidés à comprendre la formation et la constitution du glacier, dont les glaces, bien que cachées par une poussière grise qui leur donne l'aspect de la roche, descendent assez bas dans la vallée, jusqu'au lac "terminal" qui recueille les morceaux de glace qui se décroche des hauteurs.


Nous avons pique-niqué autour de ce lac, parsemé de "mini" icebergs en lente fonte qui lui donnent un surprenant aspect laiteux et opaque. Les enfants ont ainsi pu perfectionner leur art du ricochet, auquel ils ont travaillé tout au long du voyage dès l'instant que nous approchions du moindre plan d'eau (autant dire, à chaque arrêt !). Ils ont indéniablement amélioré leurs performances et acquis de nouvelles compétences en la matière, qu'ils pourront mettre à l'actif de ce voyage en NZ !


Lac Tekapo 

Les lacs ne nous avaient pas encore dévoilé toutes leurs beautés. Le Lac Tekapo en avait en réserve, qu'il nous a livrées sous le soleil d'une soirée estivale, nous invitant à prendre un divin apéro sur la plage, pendant que les enfants préparaient le BBQ dans la petite maison des Hazard non loin de là, située à deux ricochets de notre camping-car. Les plus courageux d'entre nous (je vous laisse deviner lesquels !) se sont même baignés, dans une eau aussi froide que claire, et Dieu sait qu'elle était limpide !


La belle et longue balade du lendemain jusqu'au sommet de l'observatoire a réchauffé les troupes et décorné les boeufs : un vent puissant faisait plier et danser les grandes herbes folles, dont la couleur ocre-jaune magnifique faisait ressortir les nuances bleu-turquoise du lac en contre-bas. Cette couleur bleu turquoise, si typique et caractéristique des lacs de cette région de NZ, provient de la fonte des glaciers, qui, en se mêlant à de la poussière de roche, confère à l'eau des lacs cette couleur unique et magnifique.


C'est saoulés par le bon air et ébouriffés par le vent tiède que nous avons plongé dans les eaux relaxantes des Hot Pools à proximité. Souvenir des Hot Pools du premier jour : la boucle commençait à se refermer...
Avant de remonter vers notre dernière étape, nous nous sommes arrêtés à la petite Chapelle du "Good Sheperd", construite en 1935 au bord du lac, en granit foncé ; elle est l'église la plus photographiée du pays ! Sa large baie vitrée au-dessus de l'autel s'ouvre sur la vue du lac, dégagée à 180° et dégagée sur un horizon à perte de vue. La halte de quelques minutes que nous avons faite à l'intérieur, sur fond de musique religieuse, tous les 14 réunis en silence, face à cette étendue majestueuse, perdus à l'autre bout de la terre, fut pour moi un moment de grâce, peut-être l'un des plus forts de ce voyage.
Temps, suspends ton vol... Deo Gratias.

Akaroa

Était déjà venu le temps de nous rapprocher de Christchurch et de l'aéroport, mais pas sans faire une dernière halte à Akaroa, dans la très mignonne et coquette "ville française de NZ". On y trouve en effet de nombreux vestiges de la présence française, entretenus à des fins touristiques certes, mais tout à fait agréables et jolis pour les français -bretons !- que nous sommes. Cette baie magnifique et abritée héberge également la plus petite et la plus rare espèce de dauphins au monde. Nous avons vu leurs nageoires effleurer la surface des eaux, mais n'avons malheureusement pas pu les approcher de plus près. Une magnifique raie géante nous a consolés en venant évoluer à nos pieds le long de la berge pendant de longues minutes.


Le chapitre animalier n'aurait pas été complet sans aller découvrir l'élevage d'Alpagas, ces animaux si peu farouches et tellement plus paisibles que leurs grands cousins les lamas. Nous avons pu constater par nous-mêmes combien leur pelage est épais et doux, et combien leur appétit est insatiable (à la plus grande joie des enfants !). Une visite parfaitement adaptée aux circonstances de ce dernier jour : une envie de terminer sur une note différente et une météo capricieuse qui, pour justifier de les avoir emportés, nous a fait sortir les imperméables des sacs !


Les Hazard ont ensuite pris la route vers Christchurch, nous laissant perdus et l'air un peu groggy, incapables de réaliser que le rêve touchait à sa fin et si pleins de gratitude au terme d'un tel voyage. Pour terminer sur une touche revival, nous sommes allés visiter une petite église maori toute proche, la seule touche de culture maori que nous ayons trouvée sur l'île sud, alors qu'elle constitue une partie essentielle de l'identité de l'île nord, que nous avions beaucoup aimée il y a 10 ans.


Il nous fallait bien le plus splendide des couchers de soleil pour clore ce voyage dans la plus grande beauté et nous en remémorer ensuite les "meilleurs moments" autour d'un bon dîner en famille.

Fun fact


Jean-Baptiste et Martin ont calculé que le point diamétralement opposé à Akaroa se situe au nord de l'Espagne (autant dire à St Jean de Luz !), à 20450 kms de là où nous étions en passant par le centre de la terre. À n'en pas douter, jamais de notre vie nous ne nous trouverons plus loin de la France ! Sauf à aller sur la Lune ou sur Mars, who knows?!...


Pour refaire tout ce voyage avec nous, clique sur le plus beau coucher de soleil !

Nous ne pouvons mettre un point final à ce post sans évoquer l'horreur qui a frappé Christchurch une semaine après notre retour. Par sa localisation géographique extrême et unique, ses paysages sublimes et immaculés, son mode de vie décalé et atemporel, la Nouvelle-Zélande semblait occuper une place tout à fait à part au sein des pays développés. Elle semblait protégée et à l'abri des remous et des turbulences de notre monde. Cette tragédie l'a frappée en plein coeur de façon d'autant plus violente et inattendue, si contraire à l'image que nous voulons garder, et garderons, de cet incroyable pays.