29.9.07

Des bisous pour la France

23.9.07

Ma rentrée à moi…

Ca y est, j'ai acheté mes fournitures scolaires, j'ai perçu mon paquetage, j'ai rencontré mes copines et j'ai découvert mes maîtresses… et je n'ai même pas pleuré en quittant Martin et les garçons !!!!

Nous sommes donc 63 étudiantes d'une vingtaine de nationalités différentes, dont 17 françaises et un gros tiers de francophones… (mais nous avons promis de jouer le jeu et de parler anglais). L'ensemble du training est géré de main de maître et de manière très pro par des minettes très au point, dynamiques et sympathiques. On sent que le tout est bien rôdé et qu'il n'y pas de place à l'amateurisme.
Le programme est fidèle aux attentes et à la hauteur de nos espérances, au propre comme au figuré : le classeur des connaissances que nous devrons avoir ingurgitées et digérées dans les 6 mois est épais comme deux ou trois bons gros vieux annuaires des PTT, mais il s'annonce aussi intéressant que lourd : il sera donc passionnant. Je vous détaillerai le contenu plus précisément si ça vous amuse !
Mes 3 maîtresses ou group leaders sont charmantes ; l'une est britannique, l'autre philippine, la troisième mexicaine. Cela dit en passant, je suis ravie qu'elles soient toutes anglophones, ça va être top pour mon anglais. Elles sont jeunes, souriantes, avenantes, ouvertes et surtout rassurantes !! Elles étaient à notre place il y a un an et se souviennent parfaitement combien elles avaient besoin qu'on leur dise qu'il n'est pas primordial d'assister à tous les cours optionnels ou d'avoir lus tous les livres conseillés ou d'avoir visité tous les websites proposés !!
Les autres membres de mon groupe ont l'air tout aussi sympathiques, de tous les âges et de toutes les nationalités : de 30 à 60 ans, américaine, anglaise, mexicaine, sud-coréenne, française, suisse, indienne, … J'ai déjà repéré les bûcheuses qui assisteront à tous les cours et auront tout lu avant tout le monde ; mais j'ai aussi noté celles qui ont des petits et autre chose dans leur vie que le musée, et qui feront elles aussi ce qu'elles pourront !!

Donc voilà, je l'ai voulu, je l'ai eu ; ça démarre fort, mais on était prévenues. J'ai déjà mes 100 pages sur l'hindouisme à lire pour la semaine prochaine et je suis déjà en retard !!!!

Je vous laisse, je file à la biblio de l'Insead ;-)

20.9.07

Mails des maîtresses

Ci-dessous 2 exemples de mails que nous recevons régulièrement (de 1 à 2 fois par semaine) des maîtresses de Thomas et Matthieu. Où que nous atterrissions ensuite, cette qualité de service et cette attention personnalisée nous manqueront !

Hi Claire

Thomas had been great these past few days. He had been adapting well in the centre and is eating superbly well. It had been our pleasure in feeding him as he simply enjoyed to eat all the food that we served him.

In fact, he is off from his doudou and didn't ask for it at all. He is picking up on English language and could understand simple instructions that we gave him. He is also getting used to the daily routines.

He enjoyed Music very much and shows good participation in daily activities.

Cheers,
Ida

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Hi Claire,

Matthieu is adapting well to the changing class and is even proactive to approach and befriend the new additional children to the class. I am very proud of him. He will sit beside them and talk to them, even during lunch time, just as though they were in a cafeteria. It is very cute. I will keep you posted on Matthieu's latest development soon.

Regards
Teacher Tina

La Coupe du Monde de Rugby, ou comment souffrir en silence…

Martin étant pas mal booké ces jours-ci, c'est à moi que revient la lourde de tâche de relater les événements rugbystiques de ces derniers jours. Je ne m'étendrai pas sur les aspects techniques et tactiques de la question, reconnaissant humblement ne pas en avoir les compétences. Je m'attarderai plus volontiers sur l'esprit général dans lequel nous vivons ici la Coupe du Monde.
Vous n'en serez pas surpris, Martin a tout mis en œuvre pour la vivre "comme s'il y était" : la première chose qu'il ait faite à la descente de l'avion fut d'ajouter un n-ième bouquet sport à nos 53 chaînes de télé pour être sûr d'avoir la couverture des matchs la plus exhaustive. La seconde étape, réglée en 1/2h, fut l'achat d'un graveur/enregistreur/lecteur de DVD pour enregistrer TOUS les matchs, quelle que soit leur heure de diffusion. En bon président du Rugby Club, il a ensuite organisé le visionnage de tous les matchs clés, sur grand écran à l'Insead, dans les bars mythiques ou à la maison (dans un esprit plus free ride, en caleçon, binouze à la main). A la veille du grand jour, l'excitation à la maison était à son comble, tout le campus était sur les starting blocks ; Martin ne croisait pas un camarade sans lui rappeler l'horaire et le lieu du prochain match ; tout le monde serait rivé à son écran, c'est sûr.

Ici s'arrête le mythe et commence la réalité, à l'épreuve des faits :
D'abord les horaires : dur dur les réveils à 3h du mat ("putain merde, j'ai pas entendu le réveil", Martin, 3h45 du matin). C'est pas grave, vive les retransmissions, on remet le réveil à 8h. 8h le lendemain : "quel con, c'était à 7h, je me suis planté dans le décalage horaire". Again, merci la retransmission à 14h… Mais les horaires décalés donnent aussi lieu à des scènes inhabituelles et très appréciées de ces messieurs, comme les dîners exceptionnels devant la télé et que même on a le droit de manger avec ses doigts à côté de papa pendant que maman assure le service !
Ensuite, les résultats… Il est parfois rude d'être français à l'étranger, et soudain les blagues des copains ne sont plus du tout, mais alors plus du tout marrantes… Cela dit, je dois reconnaître que Martin respecte parfaitement le pacte que nous avions scellé ensemble avant le démarrage de la RWC : son humeur à la maison n'est pas influencée par les résultats de la France sur le terrain… et a posteriori, je me félicite d'avoir négocié cette condition avant le commencement des hostilités ;-) !!

The new outdoor playground

Comme le Beaujolais, il était attendu avec grande impatience et il est arrivé : le nouveau playground de l'école est terminé ! Située au coeur d'un quartier business et entourée de bureaux, l'école des enfants n'avait jusqu'à présent qu'un playground intérieur et ne bénéficiait d'aucune véritable aire de jeux extérieure spécifiquement dédiée aux enfants. Voilà qui est fait : un playground rutilant, très bien conçu, ludique et éducatif, vient de fleurir en bas de leur immeuble. Les garçons étaient tellement impatients de nous le montrer que nous y avons fait un saut exprès le week-end dernier, et nous aussi, il faut reconnaître qu'on s'est bien amusés !


17.9.07

ACM

Je commence demain mes cours au Musée des Civilisations Asiatiques (ACM), donc si vous n'entendez plus parler de moi dans les 6 mois qui viennent, c'est normal : je suis à la bibliothèque !!

Matthieu ou l'art d'être simplement heureux


Ce qui a le plus changé cet été chez Matthieu est sa maîtrise du français. Même si sa prononciation et sa diction restent parfois aléatoires ("tu as fait ta Poilette, Poi ?"), il a fait de gros progrès, qui devraient d'ailleurs à présent l'aider à progresser de même en anglais.

Cela dit, Matthieu confond encore des mots et fait des fautes, qui, associées à son caractère bonhomme, rendent souvent les choses assez drôles ! Un jour que je parlais avec lui au téléphone et que j'essayais en vain depuis 10 minutes qu'il me passe papa à qui je devais absolument rapidement parler, je lui dis enfin pour mettre un terme à son flot de paroles "minou, passe-moi papa s'il te plait, je suis vraiment pressée". Et lui, pas stressé pour un sou, me répond à l'autre bout du fil : "tu es pressée maman, tu veux faire pipi ?".
Un autre jour, Matthieu vient nous voir au milieu de la sieste, en soupirant, l'air vraiment ennuyé et les épaules tombantes : " papa, maman, ça va pas, Paul il respire". Nous le rassurons en lui disant que c'est plutôt une bonne nouvelle, et le raccompagnons à leur chambre où Paul nous annonce que ça ne va pas et qu'il TRANSpire !

Matthieu est vraiment dans une période amusante où il commence à maîtriser des concepts, à s'intéresser authentiquement à certaines choses, mais sans avoir encore bien connaissance ou conscience de la réalité. Cela l'amène parfois à se poser des questions ou à tenir des raisonnements complètement farfelus, teintés d'une grande naïveté tout à fait conforme à son côté petit garçon pas compliqué et terre à terre. Je l'ai trouvé l'autre jour en train de farfouiller dans nos placards à la recherche de la boite à outils. "Mais pour quoi faire les outils à cette heure-ci ?", "Mais pour réparer ma jambe Maman ! Regarde elle est abîmée là". Autre petite anecdote pour illustrer sa spontanéité et qui fera sourire (ou pleurer ?!) sœur, belle-sœur et maman : en découvrant une belle photo de nous quatre habillées et chapeautées à votre mariage, Daphné, il s'écrit : "Mais Maman, pourquoi vous étiez déguisées au mariage ?".

Si Matthieu grandit beaucoup, il ressent encore un vrai besoin d'être protégé et rassuré. Il est très sensible à son environnement affectif, et a un côté vulnérable parfois très agaçant mais surtout très touchant. Dans le trio, Matthieu est à n'en pas douter celui qu'on appellerait "notre bon garçon". Il est toujours gentil avec les gens que nous rencontrons, se plie de bonne grâce et avec un sourire craquant aux séances de "hello? how are you? what's your name?...". Il aime rendre service, il n'aime pas faire mal gratuitement (en théorie, ensuite… nécessité fait loi). Et surtout, il a grand besoin de savoir que les personnes autour de lui l'aiment et sont contentes de lui. Un seul regard noir de ma part peut le faire éclater en sanglots comme un grand sourire peut le faire passer des larmes au rire en un instant. A peine ai-je fini de le gronder pour une bêtise ou une autre, qu'il me demande "maman, t'es contente ou t'es pas contente ?". De ma réponse dépend tout son comportement à suivre : si je persiste à dire que je suis fâchée, il reste inquiet et vulnérable ; si je le rassure en lui disant que je suis maintenant contente, il part en riant (et en s'empressant d'ailleurs d'oublier l'objet de mes remontrances !).
Pour Matthieu, tout est simple et limpide : j'ai envie ou j'ai pas envie, je suis content ou je suis pas content, c'est beau ou c'est moche. Si je suis fatigué, je m'assois au milieu de la route. Si j'ai envie de faire pipi, je me défroque là où je suis. Si j'aime, je m'extasie bruyamment, si je n'aime pas, je pleure violemment. Si je suis bien dans la boue, j'y patauge et m'en fais un shampoing… tant que maman est contente, la vie est belle ! Et maman sur ce dernier point a fait de gros progrés : elle me laisse bricoler dans la boue sans rien dire ; j'ai l'air tellement heureux, caché seul dans mes fourrés à la recherche de ma 1434ème coquille d'escargot !
La vie de Matthieu c'est ça : ne pas s'en faire, se faire plaisir et s'assurer que les autres sont contents de moi et me sourient. Le bonheur, c'est simple comme un jour avec une maman en forme, un gâteau au chocolat pour le goûter et une bonne pêche de coquillages !

12.9.07

Thomas ou ne faites pas comme si j'étais petit


Grande révolution estivale qui nous change la vie : Thomas mange de tout et tout seul ! A 20 mois révolus, il était temps que monsieur accepte de mâcher et d'avaler. Finis donc les combats acharnés à chaque repas, les pleurs et les jets de purée. Thomas accourt à table dès qu'on l'y appelle, il se rue fourchette en tête sur ce qui se trouve dans son assiette, sans même s'interroger sur son contenu, tant que ce dernier a la même tête que celui dans les assiettes de ses frères ! Nous pouvons donc enfin avoir de vrais repas familiaux tout les 5 autour de la table. C'est un confort et un plaisir que l'on apprécie vraiment. Idem à l'école, où sa maîtresse est stupéfaite par la facilité avec laquelle il mange et par les quantités qu'il ingurgite ("he had 2 bowls of sweet&sour pork and rice!"…). Si on m'avait dit en mai dernier que mon Thomas serait bientôt the best eater ever de sa classe, je ne l'aurais jamais cru !

Thomas est bien sûr celui qui a le plus changé en 2 mois. Il répète maintenant tout ce qu'on dit et tout ce qu'il entend, grondant éventuellement ses frères en répétant après nous nos remontrances. Il apostrophe toujours les gens qu'il croise, connus ou inconnus, les gratifiant d'un hello, d'un bye bye, d'un bonjour monsieur ou d'un merci madame, c'est selon. Il mélange allègrement anglais et français, ce qui rend le décryptage des plus délicats, voire impossible. Mais il finit toujours par se faire comprendre d'une manière ou d'une autre, quitte à utiliser les onomatopées quand nous sommes trop lents à piger : après qu'il m'a dit 10 fois "né" et que j'ai enfin compris qu'il voulait se moucher, il a repoussé le mouchoir d'un air exaspéré et s'est trouvé réduit à me dire "miam miam" pour me signifier qu'il voulait "dîner" ! Le pauvre, quelle patience il lui faut avec les gens un peu limités que nous sommes…

Il est toujours aussi bagarreur et filou, mais de plus en plus câlin aussi. Quand il me sait dans les parages, il refuse de s'endormir avant que nous ayons fait tous les deux un gros câlin ; il s'agrippe alors à mon cou comme un petit singe, la tête dans mon épaule : j'adôôôre !!! Il reste là le temps qu'il veut, puis donne un coup de reins en arrière vers son lit, pour me signifier qu'il est à présent prêt à se coucher sereinement et que je peux disposer.
Il n'est pas avare de bisous, d'étreintes et autres flying kisses.

S'il reste facile et souple, il continue de se forger un caractère digne d'un bon dernier de fratrie de petits gars. Il aiguise son arme fatale de cri perçant à faire détaler un âne cul de jatte. Il excelle par ailleurs dans l'art de mordre ses frères au bon moment et au bon endroit pour arriver à ses fins, mais nous n'encourageons guère cette pratique archaïque et peu fair-play…
Il s'en repent d'ailleurs très honnêtement le soir à la prière, qu'il nous rappelle par des "amen amen" appuyés quand (les rares fois où) nous oublions notre pieux rituel quotidien. S'il a du mal à rester concentré pendant les chants et les échanges avec les grands, il se remobilise vers la fin et se concentre pour son signe de croix, condition sine qua non au soufflement de la bougie.

Voilà, notre petit bully pousse comme un champignon. Seule perte de l'été à déplorer : les bouclettes… Feu frisouille est resté sur le sol français, là où le froid et l'air sec ont eu raison de ses légendaires anglaises blondes qui en faisait encore plus une star au pays des chevelures noires et raides…

Paul ou l'homme pressé


Rien de très nouveau chez notre grand Paul, qui a retrouvé avec bonheur et excitation ses copains de classe, avec qui il a pris un plaisir immédiat et évident à parler anglais. Il est maintenant parfaitement à l'aise et commence sérieusement à connaître des mots que nous connaissons à peine en français ! Il est capable de tout vous raconter sur les sea creatures, sur les insects, sur les Egyptians and their mummies… C'est vraiment très agréable et satisfaisant de constater que la langue n'est plus du tout un obstacle ou une gêne pour lui (en tout cas pas dans son environnement régulier et familier qu'est l'école).
Nous avons moins de feed-back de sa maîtresse que pour ses frères, mais il semble avancer à un rythme comparable au système français. Ce qui est sûr est que notre Paul aime que les choses avancent et avancent vite : la concentration sur une longue tâche, le soin apporté aux petits détails, l'application dans l'écriture… ne sont pas ses points forts, c'est le moins qu'on puisse dire. A une de mes remarques sur le côté complètement gribouillage d'un de ses derniers travaux, il m'a répondu : "mais oui, mais il fallait que je me dépêche parce qu'ils partaient tous au playground !". Donc forcément… En revanche, en bon Môssieur je sais tout, je n'aime pas avoir tort et je n'aime pas perdre, il est le premier à qualifier de "gros gribouillages de bébé" les dessins d'art abstrait de ses frères…

Il faut bien reconnaître que encore et toujours –et peut-être de plus en plus, ce qui n'est pas pour nous enchanter tous les jours- Paul est un grand impatient qui aime être satisfait vite et bien. Nous menons donc une "lutte" quotidienne pour qu'il apprenne à ne pas être le premier tout le temps, à être doux et calme, à prêter, à perdre, à accepter que d'autres fassent mieux… Espérons que cet orgueil se transforme à l'avenir en motivation positive pour vouloir faire toujours mieux et plus ! En tout cas, nous y travaillons.

Mais si Paul réagit parfois mal à l'intrusion permanente -et quelques fois violente- de ses frères dans sa vie, il n'est jamais autant lui-même que quand nous pouvons discuter entre grands de sujets qui le passionnent, tels que les avions et tout engin qui vole, les chevaliers, les dinosaures, les planètes et le système solaire, les voitures et tout engin qui roule, la plongée et tout ce qui se passe sous l'eau… Dans ces moments-là, sa capacité de concentration et l'étendue de sa curiosité sont inépuisables. C'est magique de l'observer nous écouter la bouche ouverte et les yeux brillants d'excitation lui expliquer la position stationnaire d'un hélicoptère pour permettre un hélitreuillage, les raisons de l'impossibilité d'une vie humaine sur Saturne, la manière dont se reproduisent les hippocampes, la mode de fabrication des pneus de voitures de course, la disparition des dinosaures, la raison de la salinité de la mer ou la présence d'animaux dans les premiers vols vers la Lune. Il nous amène souvent in fine à reconnaître notre ignorance (surtout si la conversation est en anglais !!).

Une des dernières de Paul, qui aime jouer avec les mots, connaître leurs synonymes et leurs significations : une jeune éditrice lui expliquait qu'elle utilisait un scanner pour copier une image dans un livre. Paul lui a répondu : "mon papa aussi il a un scanner, mais pour ses os" (veille du scanner de Martin pour son dos !).

Paul est toujours particulièrement sensible à l'esthétique et très observateur ; il est souvent le premier à me dire que je suis jolie ou à remarquer que j'ai changé de vernis à ongle ! Il est venu vers moi l'autre jour les mains derrière le dos et m'a demandé de deviner ce qu'il cachait. Je ne trouvais bien sûr pas et pour m'aider il me dit : "ça commence par 'une'" ; toujours aucune idée, il me dit donc : "c'est quelque chose qui fait du bien aux mamans"… et c'était une fleur ! Il a tout compris ce petit ! (je lui ai dit d'aller l'expliquer à papa ;-))

Photos Août

Pas grand chose à vous montrer pour cette dernière semaine d'août, mais quand même quelques belles photos de nos trois écoliers sur le chemin du Savoir (avec notamment un petit écolier à croquer ... mais vous savez de qui je parle)

Pour voir les 17 photos de nos écoliers clique sur la brochette

7.9.07

Hot Yoga !

Vous l'aurez compris, tout est dans le titre. Je viens de tester le dernier truc fashion à Singapour : le cours de yoga dans une salle chauffée à 40° ! Au début, vous avez chaud, mais ça va. Vous vous dites, le yoga, c'est quand même que des étirements lents et des positions tordues, c'est pas bien fatigant. Et puis au bout de 30 minutes, vous vous rendez compte que vous êtes couverte de perles de sueur et que, finalement, c'est quand même un peu fatigant le stretching dans cette chaleur sèche et oppressante. Au bout d'1 heure, vous vous demandez quand le cours va se terminer, car vous commencez à être épuisée, absolument écarlate et trempée. Et après 1h30 de position du lotus, de nez sur les orteils et de coudes derrière les omoplates, vous vous dites juste que l'eau et la fraîcheur, c'est tellement bon, et que votre copine, elle est hyper sympa mais que jamais plus vous ne l'accompagnerez !!!!
L'expérience fut intéressante et l'exercice efficace (je n'ai jamais autant transpiré de ma vie en si peu de temps !), mais j'ai trouvé ce concept épuisant et trop violent pour l'organisme. Je n'en ai que plus apprécié ma séance d'aquagym du lendemain !

Le nageur !

Il aura donc fallu pas mal de séances de Mr Young de Singap, quelques cours de Christophe de St Jean de Luz, et surtout un gros déclic post-estival pour que notre Paul se jette enfin à l'eau avec excitation et envie d'en démordre avec les gros requins.
Ca y est, Paul sait nager et on ne peut plus l'arrêter. L'eau qui était gelée est maintenant à température parfaite et la natation en fait "c'est pas si nul". "Maman, en fait, j'adore nager ! Trop bien !".
Comme promis, nous avons offert à Paul un équipement Palmes-Masque-Tuba de petit professionnel qu'il ne quitte plus (i.e. il dort avec, selon l'usage). Après autant de mois à tourner autour de la piscine en rechignant, nous sommes heureux qu'il ait enfin fait le grand plongeon !

3.9.07

Notre rentrée des classes

Nous aussi avons notre rentrée à l'école avec l'arrivée de la nouvelle promo. L'Insead est envahie de nouvelles têtes et de petits jeunes qui se croient chez eux… Et nous alors, c'était chez nous ici avant !!! On se sent tout à coup étrangers à la maison et légèrement poussés dehors, mais il est consolant de voir combien ces bizuths ont quand même besoin de nous pour se sentir bien ; ça nous rappelle des souvenirs pas si vieux !
En tant que président et capitaine du club rugby, Martin est pas mal impliqué dans l'accueil et l'intégration des nouveaux. Idem pour moi avec leurs partners, à qui il est sympa de montrer les alentours, de donner des conseils, d'emmener boire un verre ou d'inviter à des BBQ.

J'ai par ailleurs repris avec grand plaisir mes cours d'aquagym tri-hebdomadaires ; ça fait un bien fou après 2 mois de complète relâche ! J'ai retrouvé avec plaisir les copines et reprends doucement les soirées ciné entre filles, le book club et autres séances de yoga improvisées.

La rentrée des classes



Seuls nos fistons ont fait leur rentrée des classes à l'école, les vacances singapouriennes étant en juin. Les deux grands ont été accueillis par leurs copains avec des cris de joie ("chouette, revoilà les marrants avec qui on peut faire des bêtises !"). Pour lutter ensemble contre le cafard de la reprise, Paul et Matthieu ont passé une journée ensemble avant retourner dans leurs classes respectives reprendre leurs activités et discuter le coup en anglais avec leurs potes et leurs maîtresses. By the way, Teacher Ginger est partie, une jeune et gentille Teacher Tina la remplace ; elle a l'air de plaire à Matthieu et cela semble réciproque.
Notre jeune Thomas a quant à lui fait ses premiers pas dans le monde de l'éducation, sans grand entrain ni enthousiasme, il faut bien l'avouer. Le school bus qui lui plaisait tellement en juin l'a tout à coup beaucoup moins attiré ; l'école d'où il était impossible de l'extirper l'an dernier a eu soudain beaucoup moins de charme ! Séances de pleurs donc, mais aucun problème en notre absence. Nous mettons ainsi nos 3 lascars dans le bus le matin ; Angie va chercher Thomas après le dèj et les grands rentrent en bus le soir.

Home sweet home ?

Ouf ! Nous voilà enfin posés à la maison après DEUX MOIS DE VACANCES INCROYABLES avec nos familles et nos amis, 5000 kms à travers la France, 12 changements de lieux et autant de sacs à faire et défaire ! Nous avons rechargé nos batteries de tonnes de souvenirs et de câlins, de quoi tenir bon jusqu'à Noël ! Un chaleureux merci à tous !

Bien que les enfants aient très peu dormi, le vol s'est très bien passé grâce à Nemo, Shrek 3, les Robinsons et Bernard & Bianca.
Le retour à la maison fut plus sportif que ce à quoi nous nous attendions. Paul a comme d'habitude parfaitement géré le décalage, en adoptant immédiatement les nouveaux horaires. Les deux jeunes ont en revanche eu plus de mal à se réadapter et ont conservé pendant 4 jours (ou plutôt 4 nuits…) la fâcheuse envie de discuter ou de se balader entre 1h et 4h du mat. Mais tout est rentré dans l'ordre, chacun a repris ses marques et ses habitudes, Angie est à nouveau dans la place, tout roule !

Quand il ne pleut pas, il fait très chaud ; quand il pleut, il pleut vraiment ; il pleut assez souvent. ("mais Maman, on avait dit qu'à Singapour, ce serait pas comme en France, qu'il pleuvrait pas !").

1.9.07

Bye bye la Normandie

Suite et fin de l'étape normande avec une halte à la Chaumière chez Bon-Papa et Bonne-Maman de … la Chaumière ! Comme le soleil n'était pas au rendez-vous (tiens, surprenant !), Matthieu a entrepris des travaux d'intérieur en décidant de compter avec BM les trous dans les vieilles poutres (il n'avait pas fini quand nous sommes partis, il faudra qu'on revienne). Cela a aussi été l'occasion de longues discussions philosophiques, très appréciées par les deux parties ! Petite visite incontournable aux poules, aux canards, aux oies et aux chevaux du chemin. Avec même la rencontre fortuite avec une … couleuvre ! Il n'est vraiment pas besoin d'aller à l'autre bout du monde pour voir des choses incroyables… Rendez-vous à Noël, BP&BM, et merci pour votre accueil !
Sur le chemin vers Paris, petit stop chez Mamie Josyane pour un succulent déjeuner en l'honneur de ses 6.., pardon, 20 ans ! Happy birthday et encore bravo pour cette belle petite fête. Et pour finir départ vers Singapour, le coeur gros et léger à la fois. 4 mois, ca passe vite !

Pour voir les 28 photos de la fin de nos vacances, clique sur les gentlemen farmer