On ne sait pas si Timothée frisera tel un mouton comme Thomas à Singapour (et si c'est le cas, Charles, promis, on ne refera pas la même erreur !!), mais pour l'instant son petit accroche-coeur indomptable suffit à me ravir et à rendre les copines admiratives !!
28.11.12
Photos du mois de Novembre
Bon-Papa et Bonne-Maman sont dans l'avion pour venir passer 2 semaines avec nous. Avant leur arrivée, vite les quelques photos de novembre !
Le plus grand évènement bien sûr : les débuts de Matthieu à Kings. Si les choses se passent plutôt bien parce qu'il est courageux, il reste vrai que ce changement n'est pas si facile pour Matthieu. Il est maintenant l'un des plus jeunes de sa classe, alors que le niveau académique requis est élevé. Il a laissé derrière lui ses deux meilleurs amis français, qui -heureusement- n'étaient plus dans sa classe mais qu'il voyait aux breaks tous les jours. Arrivé alors que l'année été bien entamée et que tous les élèves se connaissent pour la majorité depuis des années, Matthieu doit fournir des efforts et prendre sur lui pour aller vers les autres et créer de nouveaux liens out of nowhere. Pas facile... Il s'en plaint par moment, mais reconnait aussi de bonne grâce tous les bons moments qu'il passe à l'école, grâce aux copains qui finalement sont sympas quand même... Time will help !
Côté Timothée, la série des progrès quotidiens continue : il bat des records de vitesse en babytrotte, il passe son temps debout, il a appris à ouvrir et vider placards et tiroirs, il expérimente ses premières bosses, il goûte à ses premières bouchées de sable, il fait la découverte de l'aspi, ... usual stuff ;-)
Et enfin côté famille, les après-midi sont très rythmés par le travail dont la quantité et la complexité ont augmenté. Les garçons sont globalement coopératifs et sérieux, mais pas autant que Poupette, dont l'application et la conscience qu'elle met dans le travail qu'elle s'auto-donne m'enchantent déjà !! Pourvu que ça dure ;-)
Les températures baissent tout doucement : grand bonheur le matin et le soir ; nous commençons doucement à vivre sans clim, à ouvrir les fenêtres et à remettre en état les vélos !
Pour nous voir habillés, clique sur nos vélos !
22.11.12
Elle est déjà repartie !...
Nous avons à peine eu le temps d'apprécier sa présence, que BM de Paris est déjà repartie ! Une petite semaine, ça passe vite, mais il est vrai que BM se devait de rentrer rapidement à Paris où Grand-Père, GP&GM et ses multiples activités l'attendaient.
Enfin, je crois que nous avons tous pleinement profité de sa présence, aussi courte fut-elle. A en juger par les photos, nous en avons fait des choses en 7 jours !
Pour démarrer, we à Abu Dhabi en famille à l'occasion d'un gros tournoi de rugby des garçons : Timothée et moi avons passé le plus clair de notre temps à l'hôtel, ce qui n'a pas été pour nous déplaire après ces dernières semaines un peu chargées ! Les hommes ont passé l'essentiel de leur we sur les terrains et BM et Poupette ont navigué entre les deux, soutenant les sportifs le matin et rentrant se reposer avec nous l'après-midi. Les courageux sportifs appréciaient d'autant plus la piscine et le confort de l'hôtel qu'ils rentraient fourbus, transpirants et épuisés de leurs journées de match.
Bonne-Maman a ainsi pu découvrir l'ambiance tout à fait spéciale et unique de ce genre de grand rassemblement rugbystique où se retrouvent quelque 1500 enfants de toute la région (UAE, Qatar, Oman) dans un excellent esprit, où se mêlent parfaitement dépassement de soi, détente, fair-play et exigence sportive. Si les équipes de nos fistons ne se sont pas particulièrement distinguées, les garçons se sont donnés à fond, ont réalisé de beaux gestes et ont accepté les échecs avec élégance.
Après ce long we de pause, le retour au rythme normal a permis à BM de découvrir notre nouvelle organisation entre les deux écoles et de faire connaissance avec les maîtresses et les classes de chacun. Joie pour Perline comme pour les garçons à chaque reprise lorsque j'arrivais accompagnée de Timothée ET BM !
L'aide discrète et efficace que BM m'a apportée avec le homework ou la cuisine ont rendu les après-midi de classe étonnament faciles et gérables ! Les enfants ont même eu le temps de commencer avec grand soin et application l'activité de peinture offerte par BM. C'est amusant de constater combien ce genre de travail manuel, qui demande soin et patience, révèle la personnalité de chacun ;-)
Ainsi, BM a réussi à passer de petits moments privilégiés avec chacun, petits comme grands, offrant même à Timothée sa première vraie séance de sable fin ;-)
Merci encore Bonne-Maman pour votre présence, votre aide et vos délicates attentions envers chacun. Vous connaissez maintenant par coeur le chemin de Paris à la maison et savez que Timothée vous prête sa chambre très volontiers ; vous revenez donc quand vous voulez !
Pour voir Mommy Béa, clique sur la table du restau !
21.11.12
Vous avez dit Pin ups sur leur yacht privé ?! C'est nous !!
Eh bien oui, aussi surprenant et rare que cela puisse paraître, Elisabeth, Axelle, Marguerite, Marie-Amélie, Anne et moi avons joué aux Lolitas capricieuses et désoeuvrées pendant tout un après-midi !!
Je vous explique : nos maris ont ensemble passé une (très) grosse commande d'alcool sur un site en ligne (attention, que nos mamans se rassurent : en toute légalité !) et s'en sont vus remerciés par l'offre gracieuse d'un tour en bateau privé de 2 heures le long des côtes de Dubai. Et dans leur immense bonté et leur incommensurable amour pour leurs dévouées et non moins amoureuses épouses, ils ont décidé de nous en faire cadeau !
D'abord censée être tenue secrète, la surprise fut vite éventée à cause des dizaines d'emails que se sont échangés nos maris durant les semaines qui ont précédé l'évènement... Toujours mûs par les meilleures intentions du monde, ils ont décidé de nous libérer dès la fin de la messe, afin que nous puissions profiter d'un bon déjeuner tranquille entre filles avant de larguer les amarres.
Le tour ayant lieu un samedi après-midi, le postulat de base était donc que nos 6 maris gèrent le temps d'un déjeuner et d'un après-midi nos... 22 enfants ! D'où les innombrables échanges d'emails : on se retrouve où, comment, à quelle heure, chez qui, avec qui, on leur fait manger quoi, on les couche où, on les occupe comment, on les met à la sieste quand pour pouvoir jouer, on leur met quel film, pendant combien de temps, plage ensuite ou piscine, et combien de saucisses, 60 ? oui 60 c'est bien, et des fruits ou pas ? non pas de fruits, on s'en fout, des chips ça sera très bien, tiens, achète quelques tomates cerises, elles seront contentes nos femmes...
Ils étaient tellement touchants d'attentions et de petits soins, à la limite inquiets de nous laisser partir seules une demi-journée dans le vaste Dubaï inconnu et sauvage : vous avez un plan ? vous voyez où vous garer ? vous avez le téléphone du type ? attendez, on va appeler pour vous ! vous voulez qu'on vous emmène au lieu de rdv ? vous voyez où déjeuner ? n'oubliez pas la crème solaire ! prenez votre temps, ne vous en faites pas pour nous, on gère ! mince, où est Gaspard ?! Pas de problème les filles, détendez-vous bien !
Pour le coup, on a été obéissante ! Trop contentes d'être obligées de prendre soin de nous, nous n'avons pas boudé notre plaisir : après un déjeuner bien sympa, nous avons embarqué sur un yacht privé dont le skipper était charmant et en effet aux petits soins. La virée de deux heures nous a fait longer la côte depuis la Marina et amenées jusqu'au pied du Burj, d'où nous avons admiré l'immense croix qui fait face à l'océan tel un message de ralliement au Christ lancé au monde entier : merci Dubai !
Et aussi, merci les copines pour ce bel après-midi vivifiant, ressourçant et vraiment bien sympa. Faisons vite boire nos maris, qu'ils finissent les réserves d'alcool et que nous puissions recommencer !!
Le tour ayant lieu un samedi après-midi, le postulat de base était donc que nos 6 maris gèrent le temps d'un déjeuner et d'un après-midi nos... 22 enfants ! D'où les innombrables échanges d'emails : on se retrouve où, comment, à quelle heure, chez qui, avec qui, on leur fait manger quoi, on les couche où, on les occupe comment, on les met à la sieste quand pour pouvoir jouer, on leur met quel film, pendant combien de temps, plage ensuite ou piscine, et combien de saucisses, 60 ? oui 60 c'est bien, et des fruits ou pas ? non pas de fruits, on s'en fout, des chips ça sera très bien, tiens, achète quelques tomates cerises, elles seront contentes nos femmes...
Ils étaient tellement touchants d'attentions et de petits soins, à la limite inquiets de nous laisser partir seules une demi-journée dans le vaste Dubaï inconnu et sauvage : vous avez un plan ? vous voyez où vous garer ? vous avez le téléphone du type ? attendez, on va appeler pour vous ! vous voulez qu'on vous emmène au lieu de rdv ? vous voyez où déjeuner ? n'oubliez pas la crème solaire ! prenez votre temps, ne vous en faites pas pour nous, on gère ! mince, où est Gaspard ?! Pas de problème les filles, détendez-vous bien !
Pour le coup, on a été obéissante ! Trop contentes d'être obligées de prendre soin de nous, nous n'avons pas boudé notre plaisir : après un déjeuner bien sympa, nous avons embarqué sur un yacht privé dont le skipper était charmant et en effet aux petits soins. La virée de deux heures nous a fait longer la côte depuis la Marina et amenées jusqu'au pied du Burj, d'où nous avons admiré l'immense croix qui fait face à l'océan tel un message de ralliement au Christ lancé au monde entier : merci Dubai !
Et aussi, merci les copines pour ce bel après-midi vivifiant, ressourçant et vraiment bien sympa. Faisons vite boire nos maris, qu'ils finissent les réserves d'alcool et que nous puissions recommencer !!
Pour voir le boat trip des pin ups, clique sur leur jet privé !
19.11.12
Pour conclure...
Après ces différents posts finalement très factuels et touristiques, il manque quelques mots pour conclure ce magnifique voyage sur un ton plus... meaningful! Nous avons tout d'abord été une fois de plus très très heureux de partir avec nos amis JJ, avec qui nous avons à nouveau partagé d'excellents moments, entre adultes comme entre enfants. Merci à eux d'avoir accepté de retourner avec nous dans un pays qu'ils connaissaient déjà !
Ils ont trouvé que le pays avait plutôt positivement progressé en 9 ans : moins de mendicité (pas du tout en fait, sauf très exceptionnellement dans les centres des grandes villes) et globalement le sentiment d'une pauvreté moins flagrante.
Il est vrai que le Sri Lanka (tout au moins ce que nous en avons vu...) donne l'impression d'être un pays au potentiel immense, où les gens ne meurent pas de faim. Le pays est dôté de multiples richesses : les paysages sont splendides et variés, les sous-sols riches en matières premières, les cultures abondantes, le climat clément, la situation géographique favorable, les traditions diverses et bien vivantes... Si les autorités arrivent à y développer le tourisme sur des bases solides, l'essort peut être réel. Comme dans tous ces pays, y manquent pour l'instant la vision et la cohérence sur le long terme, les moyens financiers, la conscience environnementale, ainsi que la volonté et la compétence politiques pour orchestrer l'ensemble.
La population locale s'est toujours montrée d'une grande gentillesse, accueillante vis à vis de tous et particulièrement charmante avec les enfants. Comme au Kerala il y a deux ans, ce fut l'occasion pour les grands de comprendre un peu mieux d'où viennent les maids, jardiniers et workers qui travaillent à Dubai pour notre confort loin des leurs. Ils réalisent ainsi toujours plus (et nous aussi...) notre incroyable chance.
Si vous avez l'occasion d'y passer, dites-le nous, les garçons de l'orphelinat vous attendront joyeusement et fidèlement !
18.11.12
Et pour finir : direction la plage et les cocotiers !
Alors ça, c'est pour faire genre photo de dépliant d'agence de voyage... En vérité, la pluie (la tempête ?) nous a fidèlement suivis depuis Uda Walawe jusqu'à Galle et nous a offert une image de la côte sud bien différente de celle que nous avait vantée les amis ! Qu'importe, elle ne nous a pas empêchés de visiter le premier jour tous les endroits qui valaient le détour : fortifications et vielle ville aux influences portugaise et hollandaise ; musée et atelier de masques en bois, véritable savoir-faire et art populaire ancestraux ; ferme aux tortues, dont une bonne dizaine a dû périr d'arrêt cardiaque suite à notre passage ; temple bouddhiste au pied d'une école pour jeunes moines ; usine d'extraction et de taille de pierres précieuses, où les artisans étaient plutôt business men ; pause pour les parents (enfants enfermés dans le bus pendant ce temps avec 2 Iphones, 1 téléphone et 1 Ipad) dans un magnifique hotel colonial où nous nous sommes offert un chocolat chaud faute de pouvoir nous y offrir une nuit, ...
Comme toujours, nous avons fait beaucoup de kilomètres et avons pas mal silloné la côte en tous sens. Nous avons ainsi pu constater ou imaginer les ravages causés par le tsunami de décembre 2004. Galle fut l'une des villes les plus touchées de la côté, et donc bien sûr du pays, qui a au total vu alors mourir plus de 36 000 personnes. Les effets dévastateurs de la vague se font toujours sentir, même si la reconstruction fut aussi rapide que malheureusement précaire et de mauvaise qualité.
La météo plus clémente du lendemain nous a permis de clore notre séjour par une matinée de plage, sans laquelle il aurait quand même manqué un élément au voyage ! Nous avons pu admirer les pêcheurs assis sur leurs piquets devant l'hôtel et leur dextérité étonnante à hâper les poissons au vol.
Pour voir les pêcheurs de plus près, clique sur les piquets !
En route pour le safari !
Nous redescendons de nos montagnes de thé pour changer à nouveau de paysage et gagner les grandes plaines au coeur du pays des éléphants et autres bêtes sauvages. Arrivée sous des trombes à l'Elephant Safari Hotel (tout est dit), aux bangalows aux toits de paille et douches à ciel ouvert. Au moindre coup de vent, la chambre tremble et grince de toutes parts ; on ne compte plus les gentilles bêtes sur le sol ou sur les murs de la salle de bain... Vous vouliez de la nature ? Eh bien en voilà de la nature !!
John et son équipe sont aux petits soins pour nous, seuls visiteurs des lieux pour 2 jours.
Le lendemain, lever 5h30, départ 6h à bord de deux jeeps vers le parc d'Uda Walawe, réserve naturelle de 30 000 hectares. Temps idéal, ciel découvert, température parfaite : d'après notre guide, nous avons eu beaucoup de chance et avons vu et pu approcher des animaux qui ne se montrent pas toujours : innombrables troupeaux d'éléphants et de buffalos, singes, biches, paons, crocodiles, tortues, chacals, aigles et autres oiseaux de proie dont j'ai oublié les noms... Seul le léopard ne nous a laissé voir que ses traces !
Le lendemain, visite rapide dans un nouveau centre de soins pour les éléphants ; un peu décevant de ne pouvoir les nourrir nous-mêmes... Timothée a été impressionné par la taille de leur biberon ;-)
6h du mat' : en route pour le safari !
Pour découvrir de près les animaux, clique sur le troupeau de buffalos !
15.11.12
Et pour continuer, ce sera green tea, black tea ou white tea ?
Après le Kerala, retrouvailles avec les plantations de thé qui recouvrent à perte de vue les collines d'un magnifique camieu de verts. Nous sommes montés en pélerinage jusqu'à l'hotel mythique Heritance Tea Factory où Olivier et Anne étaient venus en voyage de noces il y a 9 ans ! Souvenirs émus et retour non moins émouvant sur le beau chemin parcouru depuis !
De bonne grâce et pour le plaisir des petits comme des grands, les parents se sont pliés au jeu préféré du touriste de base : jouer à faire comme les locaux,... en beaucoup moins bien ! L'espace de 30 minutes, nous nous sommes essayés à la cueillette des feuilles de thé, avec comme résultat une bien maigre récolte, un bon mal au front et une humble constation que nous sommes absolument incompétents et improductifs en la matière ;-)
Nous avons été bien plus à notre aise pendant la balade qui a suivi : nous avons adoré nous balader au milieu des plants de thé, observer de loin des scènes de vie, croiser des travailleurs dans les champs, saluer des enfants. Le cadre était splendide, les gens souriants et la météo parfaite. De la verdure, de la vraie vie, du bon air et de la marche : quel bonheur après Dubaï !! Summum de la jouissance : les garçons ont trouvé une grenouille dans une mare et s'y sont intéressés de très près, d'un peu trop près même pour certains d'entre eux...
Après s'en être mis plein les yeux et les jambes, petit arrêt dans un autre temple boudhiste, afin que les garçons s'essaient à quelques positions zen.
Fin de la journée dans un joli jardin botanique... mais sous la pluie, qui nous avait jusque là épargnés. Impossible de faire mettre leurs K-way aux enfants, trop heureux de voir enfin tomber de l'eau du ciel, chaude qui plus est !
Pour nous voir en ceuilleuses de thé, clique sur les plantations !
Et pour commencer : de grosses bêtes partout !
Après un départ retardé et un décollage à minuit, nous sommes arrivés dans la chaleur humide de Colombo à 5h du mat, heure locale, pas complètement frais et dispos pour tout dire... Nous y avons trouvé un driver charmant, avec le seul bémol qu'il avait prévu pour nous (malgré toutes nos précautions) un petit minibus dans lequel rentraient à peine nos bagages... Quelques parlementations plus tard entre les papas et les drivers (pendant lesquelles Anne et moi donnions un biberon, changions une couche, ouvrions les bagages sur le trottoir pour trouver des bermudas, cherchions des biscuits au fond des sacs pour les ventres affamés...), nous avons vu arriver un autre bus... tout aussi petit que le premier ! "On n'a pas plus grand, on est désolé..."
La première journée s'annonçait aux petits onions : deux petits bus au lieu d'un grand, des clims douteuses, des enfants épuisés, transpirants et déjà dégoûtants, des parents pas mieux... Pas grave, tout le monde en voiture et on démarre : direction les éléphants !!
Ces premières heures de voiture ont présenté deux mérites : celui de permettre à tout le monde de récupérer un peu et celui de permettre aux plus résistants de commencer à découvrir les beautés prometteuses de ce pays à la végétation luxuriante et aux reliefs variés.
Premier stop dans un centre de soins pour éléphants blessés, le temps de se baigner avec eux, de se mouiller jusqu'au slip, de les escalader, d'avoir bien mal aux fesses et de remonter dans le bus encore plus cracras qu'en descendant, mais définitivement réveillés et revigorés !
Deuxième stop dans un cadre plus grandiose, où un troupeau d'éléphant a ses habitudes et ses horaires de bain. Evidente attraction du coin, mais bien amusante pour les enfants de voir d'aussi près autant d'aussi grosses bêtes aussi vite après la descente de l'avion !
En fin d'après-midi, arrivée à Kandy et joli spectacle de danse, musique et costumes traditionnels ; parfaite manière de bien terminer une longue première journée déjà si riche en dépaysements et découvertes variées.
Le lendemain, Tooth temple à la poursuite de la dent de Bouddha, mais surtout à la poursuite d'une multitude de petits singes devant lesquels les enfants seraient toujours si nous les avions écoutés. Finalement grand bien leur a fait de nous obéir puisque nous avons croisé à l'arrêt suivant un bon long gros boa tout doux et un non moins sympathique python. Eléphants, singes, serpents : en moins de 24h, nous avions déjà coché l'essentiel des cases "animaux".
La première des cases "plantations de thé" fut cochée l'après-midi même sur la route entre Kandy et Nuwara Elya avec la visite d'une usine de fabrication de thé, où nous fut réexpliqué tout le process, finalement pas si simple qu'il y parait...
Nous avions été prévenus, nous pouvons le confirmer : au Sri Lanka, toute distance, même courte, prend beaucoup beaucoup de temps ! Après de longues heures de route au milieu de paysages magnifiques, arrivée dans le pays des plantations de thé, qui nous a complètement rappelé le Kerala !
Pour voir un éléphant vivant, clique sur son squelette !
8.11.12
Tendance lourde ?...
Aujourd'hui, Perline était très fière de m'affirmer avec enthousiasme et conviction qu'elle avait emprunté à la bibliothèque un livre très différent de la première fois (cf. post du 13.10.12)."C'est pas du tout Froggy celui-là !". En effet, là-dessus, rien à dire. En revanche pour le reste...
5.11.12
Lawrence Hyde Boys' Home - Kandy - Sri Lanka
Avant de vous raconter la magnifique semaine que nous venons de passer au Sri Lanka, petit post spécialement consacré à l'orphelinat auquel nous avons rendu visite le lendemain de notre arrivée.
Grâce à un contact trouvé par notre maid sri lankaise, j'étais entrée en relation avec Father Wasana Mendis, jeune prêtre sri lankais bénédictin à la tête d'un orphelinat de 23 jeunes garçons âgés de 9 à 16 ans. Notre proposition de passer les voir avait immédiatement été accueillie avec joie et enthousiasme. En quelques mots puis en quelques lignes, le Père m'avait en effet fait comprendre que ces jeunes garçons manquaient fondamentalement de tout et que toute aide serait la bienvenue. Avant de partir, nous avons fait appel à la générosité de nos amis et avons emporté dans nos bagages 4 gros cartons de vêtements, chaussures et fournitures scolaires.
Nous étions en effet très attendus par tous ces jeunes garçons, ravis de rencontrer nos enfants et de partager quelques instants avec eux. Dès notre arrivée, nos fils ont été pris d'assault par un joyeux essaim et aussitôt entraînés dans une partie de foot assez folklorique (aux dires de nos garçons...). Pendant ce temps, le Père nous a expliqué les conditions extrèmement difficiles dans lesquelles il élève seul ces 23 jeunes, tous abandonnés ou orphelins à la suite de la guerre civile qui a ravagé le pays et fait plus de 70 000 morts du début des années 80 à 2009. La maison a été créée il y a près de 6 ans par la communauté bénédictine. Afin de faire reconnaître l'orphelinat comme tel, le gouvernement a exigé à l'époque que soient menés de nombreux travaux d'aménagement que la communauté n'était pas en mesure de financer. La maison n'a ainsi pas pu être officialisée et vit depuis sa création des rares et maigres donations reçues de manière aléatoire.
Nous avons visité la salle de classe, l'oratoire, la cantine, les chambres, la salle d'eau. Cette dernière se résume en fait à un vieu tuyau se déversant sur une dalle de béton à l'arrière des bâtiments. Un jeune garçon est mort l'an dernier en tombant dans le puits qui alimentait la maison. Depuis, une canalisation remonte l'eau jusqu'à un endroit moins dangereux, mais le dispositif reste totalement précaire et l'installation d'une douche digne de ce nom constitue le prochain chantier urgent à lancer. Nous espérons que l'enveloppe que nous avons laissée permettra de mettre en oeuvre ce projet. L'orphelinat possède par ailleurs un petit potager, une vache et quelques porcs, dont la vente des porcelets assure une petite rentrée d'argent occasionnelle.
Le Father a pris la direction de l'orphelinat il y a 6 mois, quittant sa position confortable de prêtre de paroisse pour poursuivre seul cette aventure. Son dévouement à ces jeunes est total, allant jusqu'à emmener chez ses parents pendant les vacances les 5 ou 6 d'entre eux qui n'ont absolument personne au monde pour les accueillir.
Il nous a détaillé la manière dont il parvient à assurer un suivi personnalisé de chacun et la façon dont s'organise la vie communautaire et religieuse de la maisonnée. Nous avons été impressionnés par l'aspect très structurant et fondateur des règles de vie qu'il inculque aux jeunes en matière de rythme de vie (horaires, travail scolaire, corvées ménagères), d'accès à la télévison (le JT tous les soirs) ou à l'ordinateur (1 fois par week end), de pratique religieuse (une messe par jour), ...
S'il nous a fait part de ses préoccupations pour subvenir aux besoins quotidiens des enfants, il a également exprimé ses inquiétudes quant à leur avenir. Il se donne comme vocation et comme devoir d'aider chacun à se (re-)construire humainement, spirituellement et intellectuellement -en dépit d'un passé toujours traumatisant et donc handicapant, mais il ne nous a pas caché que cette responsabilité est pour lui écrasante...
A leur retour du terrain de foot, les enfants ont tenu à chanter et danser pour nous. Nous les avons remerciés pour la chaleur de leur accueil et leur avons promis que nous parlerions d'eux autour de nous et que nous ne les oublierions pas. Nous les avons ensuite quittés pour poursuivre notre route, avec le sentiment mitigé d'avoir peut-être contribué un petit peu à l'amélioration de leur quotidien et d'avoir fait vivre à nos enfants une expérience essentielle, mais avec l'impression surtout de laisser derrière nous ces jeunes dans une précarité totale et ce père seul face à une tâche si grande et lourde. Nous allons réfléchir à la meilleure manière de poursuivre notre soutien, mais nous pouvons tous d'ores et déjà les porter dans nos prières.
Grâce à un contact trouvé par notre maid sri lankaise, j'étais entrée en relation avec Father Wasana Mendis, jeune prêtre sri lankais bénédictin à la tête d'un orphelinat de 23 jeunes garçons âgés de 9 à 16 ans. Notre proposition de passer les voir avait immédiatement été accueillie avec joie et enthousiasme. En quelques mots puis en quelques lignes, le Père m'avait en effet fait comprendre que ces jeunes garçons manquaient fondamentalement de tout et que toute aide serait la bienvenue. Avant de partir, nous avons fait appel à la générosité de nos amis et avons emporté dans nos bagages 4 gros cartons de vêtements, chaussures et fournitures scolaires.
Nous étions en effet très attendus par tous ces jeunes garçons, ravis de rencontrer nos enfants et de partager quelques instants avec eux. Dès notre arrivée, nos fils ont été pris d'assault par un joyeux essaim et aussitôt entraînés dans une partie de foot assez folklorique (aux dires de nos garçons...). Pendant ce temps, le Père nous a expliqué les conditions extrèmement difficiles dans lesquelles il élève seul ces 23 jeunes, tous abandonnés ou orphelins à la suite de la guerre civile qui a ravagé le pays et fait plus de 70 000 morts du début des années 80 à 2009. La maison a été créée il y a près de 6 ans par la communauté bénédictine. Afin de faire reconnaître l'orphelinat comme tel, le gouvernement a exigé à l'époque que soient menés de nombreux travaux d'aménagement que la communauté n'était pas en mesure de financer. La maison n'a ainsi pas pu être officialisée et vit depuis sa création des rares et maigres donations reçues de manière aléatoire.
Nous avons visité la salle de classe, l'oratoire, la cantine, les chambres, la salle d'eau. Cette dernière se résume en fait à un vieu tuyau se déversant sur une dalle de béton à l'arrière des bâtiments. Un jeune garçon est mort l'an dernier en tombant dans le puits qui alimentait la maison. Depuis, une canalisation remonte l'eau jusqu'à un endroit moins dangereux, mais le dispositif reste totalement précaire et l'installation d'une douche digne de ce nom constitue le prochain chantier urgent à lancer. Nous espérons que l'enveloppe que nous avons laissée permettra de mettre en oeuvre ce projet. L'orphelinat possède par ailleurs un petit potager, une vache et quelques porcs, dont la vente des porcelets assure une petite rentrée d'argent occasionnelle.
Le Father a pris la direction de l'orphelinat il y a 6 mois, quittant sa position confortable de prêtre de paroisse pour poursuivre seul cette aventure. Son dévouement à ces jeunes est total, allant jusqu'à emmener chez ses parents pendant les vacances les 5 ou 6 d'entre eux qui n'ont absolument personne au monde pour les accueillir.
Il nous a détaillé la manière dont il parvient à assurer un suivi personnalisé de chacun et la façon dont s'organise la vie communautaire et religieuse de la maisonnée. Nous avons été impressionnés par l'aspect très structurant et fondateur des règles de vie qu'il inculque aux jeunes en matière de rythme de vie (horaires, travail scolaire, corvées ménagères), d'accès à la télévison (le JT tous les soirs) ou à l'ordinateur (1 fois par week end), de pratique religieuse (une messe par jour), ...
S'il nous a fait part de ses préoccupations pour subvenir aux besoins quotidiens des enfants, il a également exprimé ses inquiétudes quant à leur avenir. Il se donne comme vocation et comme devoir d'aider chacun à se (re-)construire humainement, spirituellement et intellectuellement -en dépit d'un passé toujours traumatisant et donc handicapant, mais il ne nous a pas caché que cette responsabilité est pour lui écrasante...
A leur retour du terrain de foot, les enfants ont tenu à chanter et danser pour nous. Nous les avons remerciés pour la chaleur de leur accueil et leur avons promis que nous parlerions d'eux autour de nous et que nous ne les oublierions pas. Nous les avons ensuite quittés pour poursuivre notre route, avec le sentiment mitigé d'avoir peut-être contribué un petit peu à l'amélioration de leur quotidien et d'avoir fait vivre à nos enfants une expérience essentielle, mais avec l'impression surtout de laisser derrière nous ces jeunes dans une précarité totale et ce père seul face à une tâche si grande et lourde. Nous allons réfléchir à la meilleure manière de poursuivre notre soutien, mais nous pouvons tous d'ores et déjà les porter dans nos prières.
Pour visiter l'orphelinat, clique sur les enfants !
4.11.12
Et de 3 !
Matthieu a commencé à Kings ce matin ! Il y entre après un assessment costaud : 1h30 de reading, comprehension and writing en tête à tête avec un prof dont Martin comprenait à peine l'accent, puis 1h en classe pour suivre un cours de maths et passer un test avec les autres élèves. Notre Matthieu a du mérite, ce genre de challenges n'est pas vraiment son truc, mais il s'y est plié consciencieusement et de bonne grâce.
Encore en train de faire le pitre, il arborait ce matin une moue de circonstances, qui n'a pas résisté longtemps à la fierté de la cravate et à la satisfaction de rejoindre enfin ses frères après plusieurs semaines d'attente incertaine.
Poupette reste donc notre seule grande à Raffles, et cela ne semble lui poser aucun problème !
Encore en train de faire le pitre, il arborait ce matin une moue de circonstances, qui n'a pas résisté longtemps à la fierté de la cravate et à la satisfaction de rejoindre enfin ses frères après plusieurs semaines d'attente incertaine.
Poupette reste donc notre seule grande à Raffles, et cela ne semble lui poser aucun problème !
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