12.12.16
Petit bonheur n°9
Pouvoir assister à l'ordination épiscopale de notre ami Mgr Denis Jachiet dans une cathédrale Notre-Dame pleine à craquer.
Petit bonheur n°8
Le démarrage du scoutisme et la certitude que nos enfants y recevront, y vivront et y donneront de belles choses.
Pour entrer dans la ronde, clique sur les foulards !
Certains dorment avec leur doudou...
... d'autres avec leurs ballons offerts par les copains de Dubaï !
Petit bonheur ou petit malheur ? Un peu des deux sûrement ;-)...
Petit bonheur ou petit malheur ? Un peu des deux sûrement ;-)...
Petit malheur n°2
La corvée des 45 livres à recouvrir... vécue en couple.
Ça fait grandir de partager les épreuves de la vie.
Petit malheur n°1
Le concept de l'imperméable :
"Maman, c'est quoi un imper ?...
- C'est un manteau qui protège de la pluie ; tu verras mon coeur, ça sert pas mal ici..."
"Maman, c'est quoi un imper ?...
- C'est un manteau qui protège de la pluie ; tu verras mon coeur, ça sert pas mal ici..."
Beaucoup de petits bonheurs, quelques petits malheurs...
Notre nouvelle histoire reste à écrire et à inventer... Nous en découvrons de nouvelles pages et de nouveaux chapitres tous les jours. Au hasard des rencontres et des circonstances, nous y avons déjà croisé beaucoup de petits bonheurs et déniché aussi quelques petits malheurs... qui font partie de cette nouvelle vie qui est à présent pleinement la nôtre.
Si vous acceptez de nous suivre encore, nous vous ferons partager les joies des bonheurs retrouvés, qui donnent tout son sens à notre retour, ainsi que d'inévitables petits malheurs, qui nous rappellent combien notre vie d'avant était extra-ordinaire et donc, par définition, temporaire.
Merci de continuer le chemin à nos côtés... En route !
Merci de continuer le chemin à nos côtés... En route !
Il partit seul et ils arrivèrent à deux...
... et c'est avec l'arrivée de ces deux containers que commença notre nouvelle histoire...
Pour emménager avec nous, aide-nous à ouvrir les cartons !
2.7.16
Message de la rédaction à ses fidèles lecteurs
Même si notre vie va tout à coup prendre une tournure beaucoup plus normale et beaucoup moins exotique, j’ai promis aux copines restées loin de poursuivre ce blog…
Vous n’y trouverez plus de photos de dunes ou de voilier, ni de récits de voyages trimestriels à l'autre bout de la terre, mais j’espère que vous prendrez le même plaisir à suivre notre actualité familiale, avec tout ce qu’elle comportera désormais de normal, de classique et de banal ;-)))
Mot de conclusion...
Petit retour en arrière pour partager avec vous ce que nous avons dit à nos amis sur le bateau lors de notre journée de farewell...
(Claire)
Merci les amis.
7 ans... Ça parait incroyable de se dire que nous sommes à Dubai depuis 7 ans... Si nous l'avions su avant d'arriver, nous n'aurions sûrement pas signé !... Et nous aurions eu bien tort... Nous nous serions privés de quelques unes des plus belles années de notre vie.
(Martin)
De notre vie familiale d'abord : quand nous sommes arrivés de Singapour, Perline avait tout juste 1 an. Timothée, notre cinquième trésor, a rejoint la tribu en 2012, portant à 4 le nombre de mousquetaires autour de notre Princesse et nous classant définitivement dans la catégorie "attraction touristique" lors de tous nos voyages. (Ce qui n'est pas totalement pour nous déplaire, nous l'avouons sans honte, et ce qui fait de Claire, mère de 4 garçons, une quasi déesse vivante pour nos amis asiatiques !).
Dubai restera donc le lieu où nous avons poursuivi (et normalement achevé !) la construction de notre famille. Nous avons eu la chance d'y vivre d'immenses joies et de grands bonheurs, dont nous rendons grâce au Ciel tous les jours. Nous avons coutume de répondre à ceux qui nous interrogent sur la qualité de vie ici que Dubai est une destination parfaite pour les familles nombreuses, grâce à cette météo -presque- toujours clémente, grâce à nos maisons si spacieuses et agréables, grâce à toutes ces plages à deux pas, grâce à ces écoles aux infrastructures scolaires complètement incroyables, grâce à la multitudes d'activités auxquelles nos enfants ont accès ; en bref, grâce à la diversité des opportunités qui nous sont offertes.
Et cette vie de rêve ne pourrait l'être sans l'aide aussi discrète que précieuse de nos nannies si dévouées et efficaces. Nous avons tous connu de petits déboires avec certaines -nous les premiers !- mais jamais nous ne mesurerons le confort et la sécurité que leur présence à la maison nous a apportée pendant toutes ces années, et nous leur en seront toujours reconnaissants. Sans elles, notre vie à Dubaï n'aurait pas été la même. Et sans vous non plus les amis !
(Claire)
Sans ces années à Dubai, nous nous serions en effet privés de grandes et belles amitiés. Certains amis n'ont pas pu venir aujourd'hui, d'autres ont déjà quitté Dubai, mais tous vous ferez toujours partie intégrante de ce qu'aura signifié Dubai dans nos vies. Chacun de vous, à sa manière, nous a enrichis et fait grandir. Nous avons vécu et partagé énormément de choses ensemble, beaucoup de très belles et agréables, d'autres infiniment plus difficiles et douloureuses, mais toutes nous ont permis de créer avec vous des liens uniques pour lesquels nous vous remercions de tout coeur. Chacun de vos couples, chacune de vos familles sont pour nous des sources de réflexion ou d'inspiration, qui continueront de nous construire en dépit de la distance et des années.
(Martin)
Car vous l'avez compris, cette journée n'est pas une farewell, encore moins une journée d'adieu. Nous ne partons pas vraiment, nous ne faisons que nous déplacer, en attendant que vous rentriez vous aussi au bercail nous retrouver ! A l'annonce de notre retour en France, certains, ne sachant trop comment réagir, ont la délicatesse de nous demander d'un air dubitatif : "Mais vous êtes vraiment contents ? C'est votre choix ou pas ?" ! Fair enough, la question est légitime !
(Claire)
Pourtant, nous ne pouvons pas dire que la ville de Dubai nous manquera ; elle nous parait trop changeante et perpétuellement mouvante pour nous y attacher véritablement.
La région non plus ne nous manquera pas, nous avons le sentiment d’en avoir pleinement profité. Nous avons eu la chance de l'arpenter en tous sens avec plusieurs d'entre vous ou en famille, et d’en admirer les richesses et les beautés. Nous nous sentons privilégiés d'avoir pu découvrir tous ces pays avant que certains ne sombrent dans le chaos.
La population locale ne nous manquera pas non plus, puisque nous n'avons malheureusement pas rencontré de vraies opportunités de nouer avec elle de liens assez étroits pour en faire réellement connaissance.
Mais, soyons honnêtes, nous savons bien sûr tout ce que nous perdons en quittant Dubai :
- de donner aux enfants 5 minutes chrono pour s'habiller : un short, un t-
shirt, des tongues, une tape sur les fesses et zou, tout le monde dehors ;
- de constater que le sac à linge sale (aussi appelé "panier magique" par Martin) ne se videra plus tout seul et fonctionnera désormais beaucoup plus lentement... ;
- de partir vers les Sevens tous les vendredis matins aux aurores avec un chargement de 10 rugbymen surexcités et près à en découdre sur le terrain sous 35° à l’ombre ;
- de pouvoir décréter, d’un air délicatement capricieux, que la mer -à 27°- est décidément encore un peu trop fraîche et qu’il serait préférable d’aller boire un café en attendant qu’elle se réchauffe ;
- de se demander tous les 2 mois quelle sera notre incroyable destination de voyage aux prochaines vacances des enfants ;
- de faire comme si Magic July sans la famille était vraiment une période trop éprouvante et qu’il est tellement plus facile de surmonter l’épreuve du célibat quand 5 copains viennent habiter à la maison ;
- de rencontrer des commerçants beaucoup trop gentils, qui offrent des cadeaux aux enfants quand ils ont cassé quelque chose et les consolent quand ils se font gronder par leurs indignes parents ;
- d’avoir un monsieur pour laver la voiture, un monsieur pour arroser le jardin, un monsieur pour emballer les courses et les charger dans la voiture, un monsieur pour faire le plein d’essence, un monsieur pour venir réparer la clim, ... Il nous manquera décidément beaucoup de monsieur en France ! ;

- de comparer le V8 du Landcruiser avec le V8 du Patrol en vitesse lancée sur les Sapka de Liwa (... et de constater bien sûr que le Landcruiser arrive invariablement en tête) ;
- et nous perdrons aussi d'avoir des copains du monde entier autour de la table du goûter à la maison. "Hi, I'm Mani, my dad is from Lybia, my mum is Australian, I was born in South Africa and I grew up in India and Brazil. I've been in Dubai for 3 years and I'm really excited about moving soon to New York. Oh and btw I'm Muslim, and I think your Jesus was only a prophet and we'll all be Muslim at the end of the day"...
Oui, cet environnement international nous manquera, la diversité d'origine des copains des enfants, l'ouverture et la tolérance qu'elle leur a inculquées nous manqueront.
Et bien sûr VOUS nous manquerez aussi !!
(Martin)
Mais nous savons que nous nous reverrons pendant les vacances ou le jour où, comme nous, vous aurez envie de retrouver toutes ces petites choses qui rendent la vie en France bien douce et belle malgré tout :
- les we improvisés chez les grands parents ou chez les cousins ;
- les bons petits marchés de producteurs locaux à la sortie de la messe du
dimanche ;
- les thés chauds devant la cheminée après les balades dans les sous-bois humides au début de l'automne ;
- les bons petits restaux dont la bouteille de vin ne fait pas tripler l'addition ;
- les cours de caté et la messe à l'école, le réveil au son des cloches ;
- la visite des plus beaux villages de France ou des plus belles capitales
d'Europe pendant les 15 jours fériés du mois de mai ;
- le plaisir de trouver du premier coup et dans le même magasin tous les ingrédients d'une recette de cuisine ;
- les sorties scouts le week end et les camps l'été, ou comment aider nos enfants à toujours mieux comprendre que la vie n'a de sens que si elle est au service des autres.
Donc pour répondre à la question des sceptiques ou des dubitatifs :
non, nous ne sommes pas tristes de quitter Dubai ; nous en avons pleinement profité ;
mais oui, nous sommes tristes de vous quitter ; nous laisserons en partant une partie de nous-mêmes ;
mais oui aussi, nous sommes heureux de rentrer en France !
Car nous sommes heureux d'aller y enfouir les racines de notre famille, riches de 10 années que vous avez tous contribué à rendre passionnantes et excitantes.
Merci à tous, merci à chacun. Et à très bientôt si le coeur vous en dit !
Photos de juin
Le mois de juin fut rempli à ras bords d’une multitude de petits évènements pleins d’importance et de dernières fois pleines d’émotions :
- L’adoption par les Guillet de Relax et Eclair, les tortues que nous hébergions clandestinement depuis 6 ans. Nous sommes très heureux de les savoir entre de si bonnes mains et ravis de les avoir confiées à Théophile.
- L’impressionnant avancement du chantier en face de la maison, qui n’aura même pas eu le temps de nous déranger, mais que nous aurons la frustration de ne pas voir s’achever !
- Le défilé des limousines à la sortie de Kings, pour les dernières birthday et leaving parties de l’année. Forcément, c’est beaucoup plus pratique pour emmener toutes les filles de la classe au Spa Hello Kitty…
- Une séance d’Escape Quest organisée pour Paul par ses amis de DC. Un concept déjà arrivé en France que nous avons hâte de tester en famille.
- La remise des Awards de Kings, où Poupette s’est vue récompensée comme « Best Athlete of Y3 ». Elle aurait aussi pu être nommée « Best rugby player, fastest swimmer, most motivated football player, most improved cross country runner, … », mais il fallait en laisser pour les autres ;-)
- L'anniversaire de 8 ans de Poupette, au restaurant (faute de maison !).
- Le dernier jour de classe à Kings, où Thomas, Perline et Timothée ont reçu de touchants témoignages d’amitié de la part de leurs amis de classe et maîtresses.
- Les derniers cours de piano avec Darwin. Les enfants sont désespérés de l’énergie que je mets à leur chercher un prof de piano pour l’an prochain… « Mais non Maman, ne t’inquiète pas pour nous, ne te donne pas cette peine, tu as bien d’autres choses à faire, ce n’est pas grave, on peut faire sans…».
- Le dernier cours du Cned avec Madame Hut, qui a suivi chacun des enfants depuis 6 ans à raison de 2 cours par semaine. Après nous, Catherine est sans aucun doute la personne de Dubai qui a vu grandir les enfants le plus régulièrement et le plus intimement depuis toutes ces années !
- Les derniers cours de tennis avec Olav, dont les enfants étaient ses plus anciens élèves !
- Mon premier et notre dernier Ski Dubai en famille, qui a donné à tous le goût et l’envie de dévaler de vraies pentes sur de la vraie neige dès l’hiver prochain !
- Notre premier et dernier IFly en famille, où chacun, dont Ninou, a pu voler en apesanteur pendant 2 minutes et ressentir quelques sensations de chute libre (bien moins incroyables qu’en vrai cependant ;-)
- Les dernières play dates, sleep-overs et sorties ciné avec les copains et copines. C’est bien simple, depuis 15 jours, nous n’avons pas vu les enfants, ne les avons jamais eus tous les 5 ensemble le soir et savions à peine chez qui était qui… Nous savions seulement qu’ils étaient heureux là où ils étaient et cela nous suffisait ;-)
- La séparation d'avec Iresha, la jeune fille sri-lankaise si dévouée qui travaillait pour nous depuis 18 mois. Avec son mari, elle s'installe dans une nouvelle famille française chez qui ils seront bien. C'est satisfaisant pour nous de savoir que nous les laissons entre de bonnes mains. Nous leur souhaitons beaucoup de bonheur et un avenir heureux, à Dubai puis de retour au pays ; ils le méritent amplement.
Et il en fut de même pour nous, les parents :
- Un dernier restau en amoureux au Mc Do de la station service en face de la maison à 23h30... So glamour pour un petit diner en tête à tête la veille du déménagement !
- Une dernière ladies night entre copines au pied du Burj Al Arab.
- Une dernière séance de ciné entre filles pour avoir le droit de pleurer sans que personne ne se moque de nous.
- Une dernière sortie en voilier avec les Hazard, Gaudemet et Taureau. Apéro et diner au clair de lune après un délicieux bain de mer au coucher de soleil… Merveilleuse soirée entre amis, quel délice.
- Des « derniers » diners dans tous les sens pour prolonger les au-revoir et se donner l’impression que l’heure des départs ne sonnera jamais…
Nous réalisons à peine et avec peine que nous quittons Dubai après tant d’années si fantastiques sur le plan familial et amical. Nous laissons derrière nous des amis extrêmement chers et une qualité de vie incroyable. Notre départ s’est accompagné, autant pour nous que pour les enfants, de manifestations et de témoignages d’amitié qui pourraient rendre notre retour déchirant. Pourtant, nous le vivons surtout comme une occasion supplémentaire de rendre grâce pour la chance que nous avons d’avoir vécu des années aussi riches et d’avoir construit des relations aussi fortes.
Nous rentrons à la maison enrichis et heureux de dix années dans lesquelles nous puiserons courage et énergie pour vivre sereinement toutes les adaptations que notre nouvelle vie exigera de nous !
Pour vivre toutes les dernières fois avec nous, clique sur nos skis !
1.7.16
Move
Les déménageurs n’ont pas failli à leur réputation de tornade : ils nous ont mis la maison sous boites en à peine 3 jours et ont chargé nos 385 cartons dans le container en quelques heures. C’est impressionnant d’imaginer que toute notre vie matérielle tient dans 45 feet… Leçon d’humilité et de relativisme…
A la fermeture et au départ du container, j’ai été assaillie de sentiments assez contradictoires : j’ai tout à la fois ressenti de l’émotion à voir concrètement se tourner la page de sept ans de notre vie, mais j’ai aussi trouvé étrangement apaisant de ne plus avoir d’attaches matérielles. Se défaire momentanément de toute possession procure un sentiment de liberté qui m’a fait réfléchir sur l’importance souvent exagérée que nous portons à nos biens matériels. Tout comme à notre arrivée à Singapour il y a 10 ans, avec nos 3 garçons et nos 91 kgs de bagages, j’ai éprouvé un certain bien-être à nous voir « réduits » à 152 kgs de bagages pour nous sept, sans pour autant avoir le sentiment de manquer de quoi que ce soit.
Food for thought…
Pour aider les déménageurs, clique sur le container !
22.6.16
Le mois des au revoir...
Pour rire et pleurer avec nous, clique sur nous !
Pour la 1ère fois en 7 ans, nous partageons le rythme du Ramadan avec nos amis musulmans et cela nous convient parfaitement ! Certes les restaurants sont fermés dans la journée et nous avons interdiction de boire ou manger en public, mais les rues sont quasiment vides, le trafic considérablement facilité et les horaires de travail et d'école allégés... Ça sent les vacances (bien trop) avant l'heure, mais à la veille de quitter le pays, ce n'est pas désagréable...
Comme tous les ans, juin voit défiler tous les spectacles et shows de fin d'année.
Timothée a joué le monkey aux côtés d'Eloïse ; il était complètement à fond sur scène, craquant forcément ;-)
Matthieu a joué la comédie musicale du Roi Lion dans le rôle de Pumba le phacochère. Son déguisement était à la hauteur du personnage : rigolo et déjanté, ne perdant pas une occasion de se marrer avec son bon copain Alexis-Timon, avec qui il a ensuite eu la chance d'aller partager une belle soirée d'Iftar à Bab Al Shams...
Le mois de juin fut bien sûr aussi celui des dernières fois et des au revoir. Ni les enfants ni nous ne réalisons bien encore que nous partons, et c'est sûrement mieux ainsi.
Chacun a fêté son départ avec ses copains à sa façon :
- Paul a souhaité rassembler tous ses copains de DC et ses meilleurs copains français à la maison, pour leur faire découvrir le cinéaste japonais Miyazaki, avant de partager pizzas et doughnuts en disputant une partie de waterpolo dans la piscine.
- Fêtant en même temps son anniversaire et sa leaving party, Perline a préféré séparer copines anglaises et françaises. J'ai donc eu la chance d'organiser deux fêtes pour le prix d'une ! Film et piscine avec les anglaises, jeux de société et piscine avec les françaises ; elle était aux anges.
- Matthieu et Thomas ont combiné leurs forces en rassemblant leurs troupes sur la plage pour un foot géant à 24, terminé par un bain de presque minuit et 14 pizzas avalées en 14 secondes.
- Timothée a multiplié les playdates chez Eloïse, Harry et Fraser, convaincu que chacun d'eux rentre aussi en France pour toujours... "Si si, Mama, je te ssure !".
A l'occasion de chacune de ces fêtes, et spécialement celles des 3 grands, Martin et moi avons été frappés, et très touchés, de constater combien les garçons se sont créé de très bons groupes d'amis tout au long de ces années. Chacun a été l'objet d'attentions particulières, s'est vu offrir des cadeaux très personnalisés, a reçu des témoignages d'amitié très émouvants. Le départ n'en sera que plus difficile probablement, mais les souvenirs et les liens d'amitié n'en seront que plus nombreux et solides.
Du côté des parents aussi le départ sera rude... C'est pourquoi nous avons saisi tous les prétextes pour nous retrouver et passer de derniers moments mémorables avec les amis. Pendant que je préparais les fêtes de Poupette, Martin garnissait avec fierté son nouveau bar de toutes les dernières bouteilles en stock et préparait la grille du quizz de dégustation que nous avons fait subir aux copains. 20 alcools différents à reconnaitre en blind test. Objectif affiché : finir tous les fonds de bouteille ! Encore une soirée bien sympa...
Les Nollet-Ribadeau-Taureau ont également dit "Dubye" lors d'une belle soirée dans les rires et les larmes. Martin leur avait préparé un diaporama de 250 photos, retraçant en fait une belle partie de nos années dubaïotes à nous aussi ! Précieux souvenir...
16.6.16
Thomas's homework
Thomas devait faire un exposé sur le cheval de Troie.
Voilà ce que ça a donné.
J'ai comme le sentiment que la réadaptation aux exigences scolaires françaises va être douloureuse...
Mais en attendant, on aime ;-))
13.6.16
Photos de Mai
En bref et en images, le mois de mai a connu lui aussi pas mal d'activité :
- Sortie en mer sur le beau voilier que les Gaudemet partagent avec les Hazard. Toto et moi avons appris plein de choses et avons été de dociles et dégourdis moussaillons !
- Remise d'un prix pour Paul et ses copains qui ont gagné la 2nde place d'un concours de court-métrages. Promis, le moment venu, nous investirons dans une tenue digne de ce nom pour Paul, mais préférons attendre qu'il ait un peu gagné sa taille adulte ; ce qui, au regard de ses copains, n'est pas encore vraiment le cas... ;-)))
- Assembly de Timothée, qui, tout singe qu'il était, était complètement à fond sur la chorégraphie avec les copains Harry et Fraser (see video : Timothée est en T shirt gris foncé sur la gauche avec un masque).
- Derniers entraînements de rugby pour Matthieu, dans l'eau cette fois, en raison de la hausse des températures. Perline a participé au dernier training et a beaucoup aimé (peu étonnant ;-)
- Derniers voyages de Martin au Tchad et en Oman ; cadeaux de départ et visites de sites. Comme dirait Timothée au retour des business trips de Martin "Papa, c'était bien tes vacances ?"...
- Visite d'Olivier JJ à Dubai, donc forcément soirée jeux à la maison. Patience Olivier, on arrive !!
- Diner gastronomique breton, le dernier de la série.
- Petites leçons de natation de Timothée à Harry et Fraser (see videos).
- Mon dernier Ramadan Drive avec mes chères Mums pakistanaises pour nos chers 700+ workers... Une belle page se tourne.
Pour aider les workers, clique sur les Mums !
Dernier WE à Al Ain
Avant de nous séparer, il nous fallait faire une dernière sortie avec notre bande d'amis que nous regretterons décidément beaucoup... Quelques wadis, quelques bains frais, une soirée autour du feu (et sur la voiture), une nuit de camping, encore quelques wadis, une arrivée triomphale dans la suite royale du Novotel d'Al Ain. Nous avons fini le we par une matinée au bord de la piscine, que les enfants ont passée à descendre à la chaîne le toboggan, en dépit des remontrances du garde qui voulait les faire passer un par un... Ils sont devenus définitivement incontrôlables lorsqu'ils ont découvert que ça descendait beaucoup plus vite fesses nues qu'avec le maillot...(cf. video).
Pour retourner à Al Ain avec nous, clique sur les garçons !
5.6.16
Mariage de Béatrice et Eric
Béatrice et Eric se sont mariés près de Lyon le 21 mai, entourés de beaucoup de famille et d'amis, et aussi de tous ceux qui ne pouvaient être là, mais dont la présence était palpable.
Le temps était splendide et le lieu magnifique ; le cortège de bridesmaids et de bestmen avait une allure folle ; l'animation musicale menée par Florence était superbe ; la décoration avait été préparée dans les moindres détails par Béatrice ; les discours étaient profonds et légers, amusants et émouvants... Cette journée n'aurait pu être plus belle, n'aurait pu se dérouler mieux.
Milena a été évoquée de nombreuses fois, de manière parfaite, sur un ton toujours juste. A la demande de Béatrice, nous l'avons rendue encore davantage présente en allumant notre bougie, symbole de la lumière qu'elle reste à jamais dans le coeur de chacun de nous.
Vincent, Béatrice, Florence, Matthieu, à n'en pas douter, Milena a été tellement heureuse et fière de vous !
Pour voir les mariés, clique sur la flamme de Milena
Tournoi de rugby à Casa pour Matthieu !
Mi-mai, Matthieu est parti 1 semaine à Casablanca dans le cadre d'un tournoi de rugby réservé aux établissements français de l’étranger. Il avait été sélectionné avec 11 autres joueurs (et joueuses !) de CM2 et 6ème. La famille d'accueil de Matthieu était charmante, dévouée et aux petits soins pour lui. Les entrainements et matchs étaient entrecoupés de journées de visite de la ville et de découverte de la culture locale.
Matthieu, le joueur le plus expérimenté de l'équipe, a été nommé capitaine, ce qui lui a valu de mener tous les échauffements et de porter le drapeau lors des cérémonies d'ouverture et de clôture.
Bien que formée très récemment et peu rodée à jouer ensemble, l'équipe de Matthieu s'est hyper bien défendue, est sortie des poules et a brillamment terminé 6ème sur 22 délégations (après Singapour, Bruxelles, Verneuil, Casablanca et Hong Kong) ! Well done guys!!
Matthieu est rentré aussi enchanté que fatigué de cette belle expérience ;-)
Extrait du site de l'école :
"Cette manifestation parrainée par l’A.E.F.E. a permis à nos élèves de partager avec leurs camarades venus des quatre coins du monde, des moments sportifs forts en émotion mais aussi de nombreuses activités culturelles. Au-delà de l’aspect ludique et festif de ce tournoi, ces rencontres ont été pour tous un moment de partage, de formation et d’éducation durant lequel chacun a su faire preuve de solidarité, de responsabilité et cultiver le sens de l’écoute, du respect et de l’effort".
Pour voir les exploits de Matthieu à Casa, clique sur le capitaine !
17.5.16
Myanmar... Probablement l'un de nos plus beaux voyages !
Pour notre dernier grand voyage depuis Dubai, nous avions envie de refaire un saut en Asie. Comme nous avons eu la chance de visiter tous les pays de la région avant que certains ne sombrent dans le chaos, nous aspirions à nous replonger dans cette Asie que nous avons tellement aimée pendant nos années à Singapour. Et la Birmanie s'est imposée comme une destination évidente : nous n'y étions jamais allés, nous n'en entendions que des choses passionnantes et il fallait y aller vite avant que le pays ne s'ouvre trop au tourisme et perde de son authenticité.
Dire que la Birmanie a tenu toutes ses promesses serait un euphémisme : nous avons l'impression d'avoir fait 4 voyages en 1 tellement ce pays nous a donné à découvrir de visages, de paysages, d'ambiances et de modes de vie différents.
Nous avons rencontré une population extrêmement accueillante avec les étrangers et particulièrement intriguée par notre famille. Les touristes sont encore assez rares, les familles peu fréquentes, celles de 5 enfants encore moins, mais alors avec nos 4 garçons, nous frisions là la perfection et le summum de la félicité ! Nous ne pouvions littéralement pas faire 4 pas sans que l'un des enfants soit attrapé par le bras pour poser avec une dame et sa fille, un moine et sa soeur ou un groupe de jeunes. Timothée avait particulièrement de succès, dont il s'amusait au début, mais dont il eut, de façon compréhensible, rapidement assez ;-) Cela dit, il faut reconnaître qu'une fois de plus -peut-être même encore plus qu'ailleurs- les enfants ont été des facilitateurs naturels de la communication et de la relation avec la population locale, ce qui ne manque jamais d'ajouter une dimension particulièrement sympathique à un voyage.
Si nous devions citer un trait culturel qui nous a frappés chez le peuple birman, nous citerions leur sens du don et l'importance qu'occupe la vie spirituelle dans leur existence. Le moindre petit village regorge de pagodes, stûpas et autres temples, que fréquentent les Birmans de tous âges à tout moment de la journée. Où que nous allions et quelle que soit l'heure, nous trouvions les lieux de culte peuplés de familles, de femmes seules, de vieillards ou de moines, dont certains donnaient l'impression d'être en état de recueillement, mais dont beaucoup semblaient surtout fréquenter les lieux de prière comme ils feraient leur promenade de santé ou leur activité de divertissement quotidienne.
L'histoire de ce peuple, si longtemps écrasé et nié dans ses libertés les plus fondamentales, explique sûrement la ferveur des Birmans et l'importance qu'ils accordent à leur vie spirituelle.
De la même manière, les cultes qu'ils vouent aux différents dieux, les croyances qu'ils empruntent allègrement et indifféremment au bouddhisme comme à l'hindouisme, leurs références superstitieuses à des esprits, la confiance démesurée qu'ils prêtent à l'astrologie dans toutes les décisions de leur quotidien, ... sont autant d'exutoires spirituels et de palliatifs personnels aux oppressions dont ils ont été victimes pendant tant de décennies. De la même manière, ces populations si pauvres font montre d'un sens du don assez incroyable. Pas une statue de bouddha dont les genoux ou les mains ne soient pas couverts de billets, pas une pagode dont l'entrée ne soit pas encombrée de boites en plastique pleines d'argent liquide... Là aussi, les offrandes offertes par les Birmans à leurs lieux de culte sont colossales en proportion de leurs revenus, mais traduisent combien la vie spirituelle fait partie intégrante de la vie tout court. C'est également ainsi que les moines, que nous avons croisés partout par dizaines voire centaines, peuvent vivre de l'aumône quotidienne sans risquer de jamais manquer.
Nous étions à Yangon exactement dans les jours où Ang Shan Shu Kyi s'est vu confier les rennes des principaux ministères, la portant ainsi au pouvoir après des années de lutte (même si dans les faits les Généraux gardent la main sur beaucoup de décisions clés). A entendre l'espoir que mettent tellement de Birmans dans l'avènement de cette femme, nous aurions pu nous attendre à des manifestations visibles de cette joie populaire. Or il n'en fut rien, signe là encore qu'il faudra des années, voire des décennies, avant que les Birmans n'apprivoisent cette liberté nouvellement retrouvée dont ils n'ont plus l'habitude et dont ils ne savent pas encore bien que faire. La propriétaire birmane de la petite guest house où nous sommes restés à Yangon les deux derniers jours de notre voyage, nous faisait part de ses craintes pour son pays. Peur que le peuple, grisé par l'accession à de nouveaux droits, ne les utilise pas à bon escient et gâche ses chances de développement démocratique et apaisé par des excès qui donneront lieu à des retours de bâtons irréversibles. L'afflux des touristes en particulier lui semblait être un des canaux par lesquels le mal pouvait arriver, faisant entrer dans le pays, d'un coup et sans préparation, la culture occidentale et son cortège de maux que nos sociétés de consommation ne connaissent que trop bien.
Il faut se réjouir des progrès démocratiques que connait en ce moment la Birmanie et se féliciter que ce pays, plein de potentiel, puisse enfin sortir du moyen-âge et entamer le développement économique dont il est capable. Mais il faut se garder de toute excitation et se méfier des avancées culturelles et économiques trop rapides, que les Birmans, encore si emprunts de mentalités d'un autre âge, ne sont pas encore prêts à absorber.
YANGON
Pour voir les plus belles pagodes, clique sur le "longi" de Martin !
Impossible de visiter la Birmanie sans se plonger pour commencer dans l'ambiance grouillante et surpeuplée de sa capitale économique. Comme toute mégalopole, Yangon présente des quartiers aux visages culturellement, économiquement et architecturalement des plus variés. Mais une caractéristique, que nous retrouverons tout au long du voyage, leur est commune : si l'architecture d'origine des lieux de culte a pu être belle, elle est aujourd'hui souvent gâchée par des ajouts grossiers, qui rompent l'harmonie originelle. Les bouddhas lumineux clignotants se reflètent sur le patchwork multicolore de linos brillants, qui cachent mal une crasse qui semble incrustée dans le sol pour l'éternité. Des poubelles made in China en plastique aux couleurs criardes brisent l'unité des couleurs et des perspectives. Des fils électriques rafistolés à la hâte et des sols couverts de vilain carrelage de cuisine achèvent souvent de retirer toute qualité esthétique à des pagodes ou des temples qui ont dû un jour être très beaux...
Ce manque de soin porté à leur héritage culturel et ce peu de cas fait à l'apparence de leurs bâtiments historiques montrent combien les Birmans n'ont pas notion de la valeur de leur patrimoine et des richesses qu'ils ont entre les mains. Sans accès aux fonds internationaux jusqu'à très récemment, ils ont certes manqué de moyens pour rénover et entretenir leur patrimoine, mais ils ont surtout manqué de vision long terme dans sa préservation. Peu conscients de sa valeur, ils se sont souvent laissés dépouiller de leur patrimoine sans réaliser les pertes irréversibles qu'ils réalisaient.
En résultent aujourd'hui d'innombrables monuments, pagodes et temples, tous surpeuplés et animés d'une immense ferveur, mais tous défigurés par des restaurations bricolées voire bâclées, rivalisant de kitsch et de mauvais goût... S'il faut le déplorer et s'en désoler, cela a aussi fait partie des caractéristiques passionnantes à découvrir dans ce pays !
MANDALAY
Pour visiter Mandalay, fais la course avec les champions !
Après 1 heure d'avion dans un petit coucou dont la ponctualité et la qualité de service n'ont rien à envier aux A380, nous sommes arrivés à Mandalay, au coeur de la vaste plaine qui forme l'intérieur de la Birmanie. Dernière capitale royale du pays, Mandalay, la "Cité d'Or", demeure la ville symbole de la foi bouddhique. La Mandalay Hill, qui domine la ville, est recouverte de pagodes et monastères (150) qui abritent quelque 70 000 moines et attirent les pèlerins de tout le pays. Mandalay Hill était à l'époque le rendez-vous préféré des amoureux, le lieu sacré où les vieillards méditaient sur leur voyage imminent vers une nouvelle incarnation, l'épicentre culturel où écrivains et artistes venaient chercher l'inspiration. Ces traditions, quelque peu tombées en désuétude au changement de régime, ont laissé la place à des flots de visiteurs, tout autant pèlerins que touristes.
Au pied du Mont, s'étend la vieille cité royale, le Palais de Mindon. Se croyant inspiré par Bouddha, le Roi Mindon fonda Mandalay au 19ème et choisit d'y construire sa résidence royale, au coeur d'un immense espace entouré de murailles rose-rouge. A l'intérieur, il ne reste malheureusement plus rien des édifices d'origine en teck magnifiquement sculptés. Pendant la seconde guerre mondiale, les Japonais avaient transformé le Palais en forteresse ; les Anglais l'ont ensuite assiégé puis incendié pendant leur reconquête du pays. La très pâle copie "à l'identique" que les Birmans ont reconstruite n'est qu'une triste coquille vide et sans âme, qui permet d'imaginer les proportions majestueuses de l'ancien Palais, mais qui échoue à refléter la beauté somptueuse des bâtiments d'origine.
Heureusement l'un de ces palais fut sauvé des flammes par un fils visionnaire qui le déplaça à l'extérieur des enceintes royales. Ce splendide palais en teck sculpté reste aujourd'hui un précieux -mais fragile et rare- témoignage de la beauté d'antan.
ON THE WAY TO BAGAN
Pour gravir le Mont Popa avec nous, clique sur les offrandes !
La voiture est un fantastique moyen de transport pour découvrir l'arrière-pays, les activités de ses habitants et les beautés de ses paysages. Sur notre route vers Bagan, nous nous sommes arrêtés au Mont Popa, piton de lave solidifiée, lieu de pèlerinage bouddhique, mais surtout lieu de la plus grande concentration de "Nats" du pays, et ce depuis la nuit des temps. Jusqu'au 11ème siècle, les rois ne manquaient jamais de leur rendre visite avant d'entamer leur règne. Le culte des Nats, étranger au bouddhisme, vient d'Inde et repose sur la croyance selon laquelle chaque être, vivant ou mort, est animé d'un esprit, qu'il faut se concilier par des sacrifices et des offrandes. Ainsi après la mort d'une personne, ses proches prennent soin de son esprit errant en lui construisant une stupa (lieu où il peut venir se reposer) et en lui offrant des vivres et de l'argent pour l'amadouer. Sont ainsi érigés absolument partout dans la nature de petits sanctuaires, mêlant allègrement croyance bouddhiste, référence hindoue et culte animiste !
BAGAN
Pour sillonner Bagan avec nous, monte sur le scooter !
De l'avis général, Bagan est sans contexte LE point d'orgue de la Birmanie en matière de beauté architecturale et de majesté du lieu. Des 4000 pagodes, temples et stûpas construits entre le 11ème et le 13ème siècle, 2200, de toutes tailles et formes confondues, tiennent encore debout, constituant un patrimoine architectural fabuleux et unique. Pendant deux jours, nous avons sillonné en scooter les petits sentiers poussiéreux de ce gigantesque musée à ciel ouvert, découvrant à chaque détour une nouvelle beauté inattendue. Si certaines pagodes ont été terriblement rénovées, si d'autres sont extrêmement mal mises en valeur, si l'on ne peut s'empêcher de penser que ces richesses ne survivront pas à l'assaut des touristes si elles ne sont pas mieux préservées, il n'en reste pas moins vrai que Bagan offre à chaque heure du jour et de la nuit un horizon aux couleurs changeantes, un choc esthétique inoubliable.
La liberté procurée par nos scooters a bien sûr contribué à l'engouement unanime en dépit de la chaleur, de la poussière et de l'obligation de se déchausser en permanence... Car c'est un point que les enfants ne manqueront pas de mentionner à quiconque leur demandera s'ils ont aimé la Birmanie. "Oui, sauf qu'il faut tout le temps enlever ses chaussures et marcher pieds nus alors que c'est complètement dégoutant partout"... Tout est dit. Et il faut reconnaitre qu'ils ont tout à fait raison ! Dès Yangon, nous avons senti qu'il nous faudrait prendre le pli de nous déchausser absolument partout, et non pas seulement pour faire quelques pas à l'intérieur d'un temple, mais souvent pour arpenter tout un site et traverser parfois des endroits où mieux valait ne pas se demander ce que nous étions en train de piétiner... Vive les 7x10= 70 paires de chaussettes que j'avais pris le soin d'emporter ; nous les avons bénies ;-)
EN MARCHE VERS INLE
Pour marcher jusqu'au monastère avec nous, clique sur le sourire coquin !
C'est en avion que nous avons rejoint la ville de Heho, lieu de départ de nombreux treks à travers les collines et les montagnes birmanes. Accompagnés de notre petite guide birmane qui parlait parfaitement anglais, nous avons marché pendant 5 heures à travers la campagne et les collines, en direction d'un monastère où nous passerions la nuit.
Cette marche au milieu des champs et des chemins escarpés nous a plongés au coeur d'une Birmanie toute différente de celle des villes et bien sûr radicalement différente de Bagan que nous venions de quitter.
Nous y avons observé de loin ou croisé de près des familles de paysans au travail, des agriculteurs sur leur charrette, des jeunes tisseurs de paniers d'osier, des grands-mères courbées sur leur fourche, des jeunes filles ployant sous le poids des bidons d'eau puisée dans la montagne, de jeunes garçons veillant sur leur troupeau de chèvres ... Nous avons admiré le calme et la beauté de ce paysage, la patience et le courage de ces travailleurs de la terre.
Notre marche nous a menés jusqu'à un monastère qui abrite 70 jeunes moines ou novices, et qui accueille régulièrement des marcheurs de passage. Notre présence n'a cependant perturbé en rien la routine immuable du monastère, dont les petites moines ont poursuivi les tâches ménagères et spirituelles sans tenir compte de notre présence. C'est ainsi que nous les avons entendus se coucher et se lever avec le soleil, réciter et chanter leurs prières devant les statues de Bouddha, installer puis débarrasser et nettoyer leur repas.
Dans ce monastère, comme dans les deux autres où nous avons eu la chance de passer un petit moment, nous avons été frappés par la discipline, l'autonomie et l'obéissance des petits moines. Inutile de préciser que nous en avons spécifiquement fait la remarque à nos enfants, allant jusqu'à les menacer de les envoyer y faire un stage à l'occasion ! Nous n'avons pas toujours bien compris qui de ces petits moines était novice à l'essai, moine définitivement, ou orphelin devenu moine faute de famille chez qui rester. Une chose est sûre : tous les garçons de 6-8 ans doivent passer quelques semaines dans un monastère, où ils décident ensuite de rester ou non. Cette "retraite" est un passage obligé dans l'éducation birmane, que la famille prépare et célèbre en grandes pompes, appelant de ses voeux que son fils devienne moine, figure infiniment respectée dans la société birmane.
Après le bel hotel de Mandalay et le magnifique hôtel de Bagan, la simplicité extrême des conditions d'hébergement dans le monastère (matelas à même le sol, rares sources de lumière électrique, pas d'eau courante) tombait à point nommé pour nous ramener gentiment à la réalité de ce pays. Et Dieu merci, nous avons constaté avec soulagement que les enfants sont tout aussi (voire plus ?) heureux et enthousiastes dans un pauvre monastère perdu au fin fond de la montagne que dans un 5 étoiles. Ouf ;-)
Tout au long du voyage, nous avons cherché à rendre visite à des orphelinats, comme nous essayons de le faire à chacun de nos voyages. Mes recherches avant de partir n'avaient rien donné ("you can just go and give a donation if you want") et nous désespérions un peu de trouver un endroit où passer du temps, rencontrer les enfants, jouer avec eux... Arrivés sur place, nous avons en fait compris que les orphelinats, souvent synonymes de monastères, fonctionnent comme les lieux de culte : ils vivent des donations permanentes des fidèles, des habitants, des personnes de passage, ... Au hasard de nos visites, nous avons en effet pu visiter 3 monastères différents, dans lesquels nous avons à chaque fois été accueillis comme si nous étions attendus, sans pourtant nous être annoncés. Nous ne leurrons pas pour autant : la perspective de la généreuse donation que Martin ne manquait pas de laisser en partant n'était pas complètement étrangère à la qualité de l'accueil. Fair enough ;-)
Si la communication avec le "head master"/"père spirituel"/"moine senior en charge" était généralement très limitée par la langue, le football est toujours venu à notre aide pour établir entre les enfants et nous une compréhension mutuelle immédiate. Les enfants n'auront jamais autant joué au foot que pendant ces 10 jours ! Et Poupette doit être l'une des rares demoiselles à pouvoir dire qu'elle a disputé de nombreux matchs de foot avec des moines birmans ! Il était assez magique d'admirer la rapidité avec laquelle les enfants s'adoptent et se comprennent dès lors qu'une balle leur passe entre les jambes...
LE LAC INLE
Pour naviguer avec nous, clique sur le pécheur !
Notre marche et notre halte au monastère nous ont menés jusqu'aux rives du lac Inle, où nous avons là encore découvert un autre visage de la Birmanie profonde, celui de la vie lacustre, du savoir-faire des artisans locaux, des maisons sur pilotis, des jardins et des marchés flottants, ... Nous avons adoré nous promener au rythme de nos embarcations, découvrir un mode de vie sur l'eau si particulier, observer les scènes de vie sur les berges, admirer les silhouettes des pêcheurs en équilibre au bout de leur pirogues à la tombée de la nuit, ... Nous avons aussi senti combien cette micro société au mode de vie si particulier et vulnérable est en train d'être bouleversée par l'ouverture du pays. Les hôtels commencent à fleurir sur les rives, les embarcations à moteur, bruyantes et polluantes, prennent le pas sur les pirogues traditionnelles et les itinéraires pour touristes se précisent, laissant craindre que l'équilibre social et économique de cette société ne résiste pas aux influences extérieures, peu respectueuses des traditions ancestrales...
C'est dans cette atmopshère si paisible et envoûtante que nous avons terminé ce qui restera sûrement à ce jour l'un des plus beaux voyages que nous ayons faits. Tous les ingrédients y étaient : le dépaysement total, le contact avec la population, les beautés naturelles et architecturales, la diversité des environnements et des activités, l'intérêt renouvelé des enfants pour chaque nouveau lieu, la découverte d'une spiritualité unique, l'observation des changements sociaux et économiques d'un pays à l'histoire si particulière, et bien sûr les couleurs et les odeurs de l'Asie qui nous ont replongés avec délice dans nos pérégrinations asiatiques passées...
Et maintenant, à nous l'Europe !!
15.5.16
Une journée en mer... pour nous dire que nous nous reverrons !
Alors que plusieurs de nos très bons copains quittent également Dubai, et par pitié pour ceux qui restent, nous ne voulions pas nous ajouter au programme déjà surchargé des farewells. Mais en même temps, après 7 ans ici, il nous était difficile de partir sans signifier à nos amis combien toutes ces années partagées avec eux furent importantes pour nous.
Nous avons donc décidé de les inviter avec leurs enfants à passer une journée en dhow au large des côtes omanaises.
Nous savions que nous aurions ainsi le temps de voir tranquillement chacun, pendant que les enfants s'amuseraient entre eux à sauter du haut des bateaux, à explorer les fonds marins ou à se promener en kayaks.
Et, au plus grand plaisir de tous, tous ces objectifs furent largement atteints !
Nous partîmes 107 (dont 56 enfants) et nous fûmes 107 en revenant au port (ce qui n'était pas gagné... ouf !).
La journée fut magnifique, chacun profita pleinement du calme de la mer, des discussions entre amis, des siestes au soleil ou des plongées en eaux profondes.
Et, en dépit de nos consignes, nos amis nous ont encore une fois beaucoup gâtés... Il nous ont fait un immense plaisir en nous offrant de belles affiches de Dubai, mais surtout un album rempli de photos de chaque famille accompagnées de petits mots plus touchants les uns que les autres. Sur le pont, ceux qui le souhaitaient ont aussi exprimé "Si je devais parler des Bustarret, je dirais...", nous donnant d'entendre beaucoup de témoignages d'amitié qui nous sont allés droit au coeur.
Merci les amis pour cette belle journée, merci surtout pour toutes belles années !
Pour t'ajouter au 107 chanceux, clique sur le dhow !
En vol au-dessus du désert...
Pour mes 40 ans, mes amies nous ont offert, à Martin et moi, un survol du désert de Dubai en montgolfière. Magique !
Le temps était splendide, la température idéale, le vent parfait. Le lever douloureux à 4am fut oublié dès que nous avons quitté terre au lever du soleil, pour nous envoler jusqu’à 1200m d’altitude, d’où nous avions une incroyable vue sur les dunes, les fermes de chameaux, les oryx et les gazelles. Nous avons parcouru 15 kms, à une vitesse moyenne de 16-17km/h, parfois à 20m du sol, ce qui donnait une incroyable sensation de liberté et de vitesse.
Nous avons vraiment été gâtés. Même après 7 ans de désert et de dunes, les admirer des cieux est un cadeau unique ; merci les amies !!
Pour t'envoler avec nous, clique sur la montgolfière !
Photo d'avril... enfin !!!
Le seul avantage que je vois à un retard tel que celui-ci est qu'au moins lorsque la mise à jour arrive enfin, elle a toutes les chances d'être conséquente... Je pense que sur ce point nos plus fidèles lecteurs seront récompensés de leur patience et de leur indulgence !
Commençons en douceur par les quelques photos du quotidien d'avril, où commencent à se multiplier déjà les premières dernières fois...
- Les garçons ont eu leurs derniers entrainements de rugby et disputé leurs derniers matchs. La saison est déjà terminée, et avec elle la vie aux Sevens de Martin et des 3 grands. 7 ans de coaching, 7 ans d'entrainements, de matchs, de tournois, de victoires et de défaites... Ils ont beau être de brave and tough guys on the pitch, les adieux n'en furent pas moins émouvants. Non moins émotionnellement, Martin a tourné cette belle page avec ses copains coaches autour de grosses chopes, à la hauteur de tout ce qu'ils ont partagé pendant toutes ces années autour de leurs petits gars.
- Dernier International Day à Kings. Pour être honnête, déguiser les enfants en petits français et fabriquer des drapeaux tricolores n'est pas ce qui me manquera le plus (!), mais les enfants aiment toujours autant ces événements festifs de la vie de l'école.
- Après notre diner du Sud-Ouest, deuxième diner de notre trilogie gastronomique avec le Diner Ch'ti. 8 kilos de frites et quelques litres de vin plus tard, les plus méridionaux d'entre nous n'ont eu aucun mal à se découvrir un accent Ch'ti qui valait le détour. Encore une soirée bien bien sympa avec toute la bande, qui dans quelques mois s'éparpillera entre Londres, Clermont, Lille et Paris...
- Au hasard d'une course au Mall of the Emirates, nous sommes tombés sur une animation Samsung de réalité virtuelle. Nous avons pu tester différents gadgets ; assez hallucinant je dois dire ! Et assez effrayant aussi de réaliser qu'il ne sera bientôt plus besoin de sortir de son fauteuil pour visiter les endroits les plus reculés ou s'essayer aux exploits les plus fous...
- Au milieu de tout cela, difficile de vivre un Carême et un temps pascal comme nous le souhaiterions. Nous aspirons à nous retrouver dans un environnement porteur et propice au cheminement spirituel de chacun. Cela dit, il est évident que la chasse aux oeufs au fond de la piscine nous manquera, lorsque nous enverrons les enfants chercher les oeufs dans le jardin en bottes et sous la pluie !!
- Mais nous ne manquons pas d'évènements de taille pour nous rappeler à l'essentiel de nos vies. Les 70 ans de mariage de Bon-Papa et Bonne-Maman en sont une magnifique illustration. Nous leur redisons toute notre admiration et tous nos remerciements pour les leçons d'amour que nous donne leur vie de couple.
Pour voir les photos, clique sur les 70 roses !
29.3.16
Sieur François à Dubai
Jojo François avait bien compris qu'il tenait là sa dernière chance de venir aux Emirats avant notre départ. Il s'est donc pris 10 jours de vacances, a envoyé ses parents en Oman pendant 3 jours, histoire d'être un peu tranquille avec les cousins et les grands-parents, et a vécu la vie de pacha le reste du temps, n'ayant même pas le temps de râler avant d'être pris dans les bras, baladé, amusé, nourri ou bercé.
La vérité est que c'est à nous de remercier Isabelle et Henri de nous avoir fait la joie de leur présence à tous les trois. Les enfants ont pris un immense plaisir à s'occuper de François, à l'emmener partout, à le présenter à leurs amis et leurs maîtresses et à l'associer à toutes leurs activités. J'ai beaucoup apprécié tout le temps passé avec Isabelle et Henri, dans un contexte différent des vacances en France. Et Martin et moi avons été très heureux aussi d'accueillir nos derniers visiteurs de Dubai et de les sortir un peu dans des endroits que nous n'aurons plus l'occasion de fréquenter avant notre départ.
Vos vacances parmi nous donnèrent un véritable air de vacances à notre rythme quotidien. Merci à tous les 3 !!
La vérité est que c'est à nous de remercier Isabelle et Henri de nous avoir fait la joie de leur présence à tous les trois. Les enfants ont pris un immense plaisir à s'occuper de François, à l'emmener partout, à le présenter à leurs amis et leurs maîtresses et à l'associer à toutes leurs activités. J'ai beaucoup apprécié tout le temps passé avec Isabelle et Henri, dans un contexte différent des vacances en France. Et Martin et moi avons été très heureux aussi d'accueillir nos derniers visiteurs de Dubai et de les sortir un peu dans des endroits que nous n'aurons plus l'occasion de fréquenter avant notre départ.
Vos vacances parmi nous donnèrent un véritable air de vacances à notre rythme quotidien. Merci à tous les 3 !!
Pour voir le Sheikh François aux Emirats, clique sur la Marina !
Dernier séjour à Dubai pour BP&BM !
Au bout de 7 ans, on ne compte plus les séjours que BP&BM ont passés ici... Près d'une dizaine probablement ! Mais ils semblent les avoir appréciés jusqu'au dernier ;-) Plus que jamais, celui-ci fut essentiellement consacré à partager notre quotidien, particulièrement chargé en activités scolaires et événements sportifs des enfants : foot, rugby, natation ou gym pour les grands, French Café à l'école, workers, Littérature Festival, plage, messe dans le désert, ....
La présence de François seul pendant les trois jours où ses parents se la coulaient douce en Oman ;-), n'a fait que confirmer BP&BM dans leur rôle de grands-parents totalement dédiés à leurs petits-enfants et à leur vie trépidante !
Pour partager leur séjour avec BP&BM, clique sur le petit dèj !
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