24.1.07

It's a kind of magic

Magique, c'est le mot. Magique.
Vous connaissiez le panier magique : tu mets tes affaires sales dans un panier d'apparence anodine ... et hop ! les mêmes affaires arrivent propres dans ton armoire, sans que tu n'aies rien fait. C'est de la magie, il ne faut pas trop chercher à comprendre, un peu comme le nain qui est caché dans le frigo pour allumer et éteindre la lumière quand on ouvre ou ferme la porte ... D'ailleurs j'ai remarqué que les nains singapouriens sont plus écolos que les nôtres, car ici ils attendent 5 sec. avant d'allumer la lumière, ce qui fait que pour une utilisation rapide du frigo (50% des cas), ils n'allument pas du tout ! D'ailleurs j'ai essayé de profiter de ces 5 secs. pour piéger notre nain mais je n'ai rien vu du tout !

Reprenons. Depuis qu'Angie est là, une sorte de magie opère dans la maison. Le cas le plus marquant pour moi est l'évier magique. Personne n'a de lave-vaisselle ici et nous nous partagions les vaisselles avec Claire (assez équitablement, il convient de le souligner). Eh bien cela fait quelques jours que l'évier que nous laissons plein de vaisselle sale le soir est propre comme un sou neuf le lendemain matin ! J'ai demandé à Paul s'il avait vu des nains (ou des lutins ?) autour de l'évier, mais il n'en a pas entendu parler. Mystère, mystère.
Du coup après un bon dîner j'ai voulu voir si la table aussi était magique et si elle pouvait se débarrasser toute seule mais Claire m'a gentiment fait comprendre qu'il ne fallait pas pousser le bouchon trop loin ... J'ai donc vite fait une marche arrière magique. Mais je ne renonce pas pour autant à expérimenter d'autres aventures magiques (le cirage magique ? le petit déjeuner au lit magique ? le plateau télé magique ?) ...

Mat à l'école

Si nous nous posions encore des questions sur Matthieu à l'école, la maîtresse a fini et bien fini de nous rassurer ... Elle a pris avec son portable deux photos du pépère qui n'a pas l'air en reste avec les matières nouvelles (comme son papa !) ni avec la calligraphie chinoise (comme sa maman !).

Concernant l'anglais, on est toujours dans les balbutiements, mais Paul se met à chantonner tout seul "one two three for five", et il nous a dit hier "maman c'est finished". Ca devrait aller assez vite ...

Matthieu en train d'écrire "escargot" en chinois


Matthieu : la feutrine après le feutre

Allo papa ?

La technologie n'est pas encore complètement au point, mais Thomas a bien essayé de m'appeler pendant 5 min. Jugez plutôt ...

22.1.07

Sentosa

Premier vrai dimanche de repos en famille : nous partons passer une partie de la journée sur l'île de Sentosa à 15 minutes de la maison. Sentosa est une petite île complètement artificielle, reliée à Singapour par la route, par un téléphérique et par un tramway suspendu, sur laquelle tout a été pensé pour le loisir et le farniente (restaurants, jeux d'eau, circuits de luge, plages et rochers artificiels, animations pour enfants, spectacles marins, etc). Nous y avons retrouvé plusieurs couples Insead (essentiellement P3, la promo avant la nôtre –nous sommes P1) et leurs enfants, avec lesquels les grands ont été ravis de jouer. Nous avons passé notre temps dans l'eau, tellement il faisait chaud et tellement l'eau était bonne (et pour que je le dise, il faut vraiment qu'elle fut succulente !). Oui Maman, oui Bonne-Maman, nous avons tant pensé à bien protéger et crémer les enfants que Martin et moi avons attrapé de beaux coups de soleil ; erreur de débutants à ne pas reproduire…

Cliquez sur la photo pour voir son album
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21.1.07

On a retrouvé Frisouille !

(pas de crise cardiaque. Ce titre fait juste référence au test photo présenté un peu plus bas ...)

Pas de mots, rien qu'une photo :
(pour la mettre en fond d'écran, il suffit de cliquer dessus pour l'afficher en grand, puis de cliquer avec le bouton gauche)


Angie ...

… est arrivée ce soir avec une grosse valise pour unique bagage… Les enfants lui ont réservé un accueil qui lui a sûrement fait plaisir : ils lui ont souhaité la bienvenue en anglais et l'ont tout de suite emmenée vers ses "appartements" pour lui montrer les dessins qu'ils avaient fait pour elle. Nous avons ensuite lu l'histoire et fait la prière ensemble ; elle nous a applaudis à la fin du chant ! Elle avait l'air ravie de s'installer enfin chez nous, même si les prestations que nous avons à lui offrir sont bien modestes… (nous lui avons acheté un lit Ikea taille enfant -1m60- le seul à rentrer dans sa chambre. Il est un peu grand pour elle mais ce n'a pas l'air de la déranger).

Voilà, notre nouvelle vie avec Angie commence ; encore de bons changements en perspective !

Mais que sont les familles devenues ?

Maintenant que j'ai pu pousser un peu plus loin les investigations, il semble se confirmer que rares sont les couples avec enfants à l'Insead et que rarissimes sont les couples non-français avec enfants ! Les seules familles que j'ai pu croiser jusqu'alors ne sont que des français ou au mieux des européens parlant couramment français ! Ce n'est pas comme ça que je vais progresser en anglais (que je prends d'ailleurs un immense plaisir à reparler) ! De nombreux couples Insead ont des bébés, mais beaucoup trop petits pour intéresser mes gaillards… Il va donc falloir me résigner à avoir des "activités enfants" essentiellement avec des familles francophones (ce qui est finalement pas mal pour les garçons, qui mettront quand même un petit moment avant de se faire de vrais copains à l'école), en réservant pour moi seule les "activités copines étrangères" (ce qui me va aussi très bien, je serai plus tranquille pour mieux discuter !).
Mon étude rapide de la promo Insead me permettrait presque de dresser un constat empirique de la natalité dans le monde : l'Europe arrive largement en tête, puis viennent l'Inde et les pays d'Afrique, suivis timidement par l'Amérique du Nord et l'Océanie ! Vive les Français !
Nous ne passons d'ailleurs pas inaperçus à l'Insead avec nos 3 enfants (et surtout nos 3 garçons) ! Si les gens ne savent pas mon prénom, ils savent au moins que je suis la maman des 3 little boys ! Samedi dernier, Martin avait exceptionnellement cours toute la journée, nous l'avons donc rejoint à l'Insead pour déjeuner avec lui à la cafèt' ; je pense pouvoir affirmer qu'il a rarement été aussi fier !

Mais que sont les locaux devenus ?

Une grand question se pose à moi depuis notre arrivée : nous vivons dans un condo de plus de 700 appartements (3 énormes tours de 20 étages chacune) et nous avons toujours l'impression d'être les seuls à la piscine et aux aires de jeux. Nous ne croisons que très rarement des locaux, peu d'enfants, jamais de familles entières ; c'est à se demander qui habitent tous ces appartements…
Plusieurs facteurs semblent expliquer ce phénomène : les Singapouriens n'ont pas beaucoup d'enfants, rares sont les familles de plus de 2 ; ils surchargent l'emploi du temps de leurs enfants après l'école en les inscrivant à des cours et des activités en tout genre qui les occupent jusqu'au soir ; ces activités ont essentiellement lieu à l'intérieur. Il semble que les locaux n'aiment pas du tout être dehors au soleil et dans la chaleur ; ils privilégient les endroits clos et climatisés, plutôt que l'air libre chaud et humide. Cela explique le peu de gens que nous croisons autour des bassins en bas de nos tours, et cela explique aussi le succès qu'ont justement ces gigantesques tours et ces immenses condos. Singapour est constellé de gratte-ciels plus hauts les uns que les autres, séparés de temps en temps par de grands espaces de verdure (dans lesquels les femmes se promènent avec des ombrelles pour ne surtout pas prendre le soleil). Ces condos sont très prisés, même par les classes aisées, qui les préfèrent aux maisons, jugées trop grandes, trop lumineuses, trop ouvertes sur le jardin, pas assez modernes, propres, climatisées et aseptisées en somme. Remarquez, tant mieux, ces maisons font la joie des expats, qui, eux, se les arrachent ! Des amis habitant une grande maison qui nous fait rêver nous expliquaient que leur quartier résidentiel risquait d'être détruit dans les toutes prochaines années pour laisser la place à d'immenses constructions en hauteur, permettant de loger autrement plus de monde au mètre carré et semblant mieux convenir aux desideratas locaux.
Voici quelques raisons qui expliquent pourquoi nous avons l'impression d'être seuls malgré la taille de notre condo (ce qui est plutôt pas mal !) et pourquoi nous voyons très peu les Singapouriens qui y habitent.

Ca devient lassant toutes ces vidéos de piscine !

C'est sûrement ce que vous vous dites en regardant la neige tomber à gros flocons et en jetant un oeil distrait à ce blog ... (c'est curieux d'ailleurs cette expression, un oeil distrait ...).

Pourtant, comme certains en redemandent, vlan !, en revoici :

En voiture Simone !

Ce titre ne fait pas référence à une combinaison de rugby bien connue (touche à 5 m de la ligne, on prend la boule, on fait un maul et on enfonce tout) mais au merveilleux School Bus que prennent les enfants. En voici la preuve :


Sinon, juste pour voir si vous suivez, regardez la photo ci-dessous et choisissez l'une des quatres options :
1. Claire et Paul sont beaux
2. Il fait chaud à Singapour
3. Matthieu fait son Matthieu
4. Mais ou est donc passé Frisouille ?


Première leçon de calligraphie

Pour la première fois vendredi, Martin commençait les cours plus tard que d'habitude ; nous avons donc laissé Thomas à Angie et sommes descendus ensemble déposer les deux grands au school bus. Nous sommes ensuite partis tous les deux main dans la main et à pied jusqu'à l'Insead : grande première que nous avons pleinement appréciée (et que nous nous appliquerons à réitérer souvent !).

Après un rapide passage à la cafèt' (prononcer "cafèt'eu") pour s'imprégner de l'odeur du café et des croissants, j'ai laissé Martin à ses réjouissances pour partir aux miennes : "Chinese calligraphy class".

Nous sommes peu nombreuses (8 pour l'instant), accompagnées de 2 professeurs chinois charmants, la leçon dure 2 heures, le tout dans une inspirante ambiance de musique chinoise.

J'ai tout de suite perçu le paquetage de la parfaite apprentie calligraphe : grand tissu blanc pour protéger la table, pinceau, coupelle en porcelaine pour l'encre noire et petit rouleau en osier pour transporter pinceau et serviette. Chacune de nous est à un niveau différent, mais les professeurs s'adaptent et ça ne pose pas de problème. Pour ma part, j'ai passé la matinée à noircir des pages et des pages de traits horizontaux et verticaux ; ça paraît évident comme ça, mais ça ne l'est pas du tout ! Il semble que mes premières leçons seront consacrées à l'acquisition des traits de base, grâce auxquels je pourrai ensuite dessiner de beaux caractères qui signifieront de belles choses. Bien qu'encore un peu laborieuse, cette première approche m'a beaucoup plu ; la calligraphie demande d'être patiente, calme, appliquée, précautionneuse et concentrée ; tout ce que j'aime mais que j'ai du mal à être dans la journée avec les zouaves !

17.1.07

Des nouvelles de Claire

A mon tour de prendre la plume sur ce blog que Martin truste depuis 2 semaines, au plus grand plaisir de tous d'ailleurs. J'espère vous donner une vision plus féminine et plus "pratico-pratique" de notre vie à Singapour !

Comme vous le savez, notre installation et toutes les démarches attenantes (visites médicales, inscriptions, visas, contrats, souscriptions, achats divers, etc.) sont maintenant terminées et nous sommes heureux d'entrer dans une période plus calme, où chacun va pouvoir prendre ses marques et son rythme.

Après une semaine d'intégration, Martin a commencé les "vrais" cours ; il en est pour l'instant ravi : sujets intéressants, profs passionnants, camarades des plus divers et sympathiques. L'Insead est à 7 min à pied de la maison ; Martin part donc le matin vers 8h15, après avoir levé les garçons et pris le petit dèj avec nous ; sympa ! L'ambiance intra- et inter-promo est au top et le contenu de l'enseignement fidèle aux promesses, l'année s'annonce donc aussi studieuse qu'agréable et intéressante.

Il en va presque (!) de même pour nos 2 grands qui vont à l'école tous les matins (pour l'instant). Un petit school bus vient les prendre à 9h15 en bas de notre tour et je vais les chercher en taxi avec Thomas (moins de 5 min de trajet) vers 13h. Dès que je les sentirai prêts, l'idée à court (moyen ?...) terme est qu'ils rentrent avec ce même school bus vers 16h45. Mais pour l'instant, nous faisons les choses dans l'ordre et en douceur : ils sont tous les 2 tous les matins enchantés de partir à l'école avec leur uniforme et leur sac à dos pour aller retrouver Teacher Lee Lee (maîtresse de Paul) et Teacher Ginger (maîtresse de Matthieu), mais les choses se compliquent parfois un peu une fois arrivés…! Etonnamment, Matthieu n'a aucun mal à me voir partir et se jette sur les jouets de sa classe sans même se retourner pour me dire au revoir. Paul en revanche a plus de mal à se séparer de moi et appréhende beaucoup plus mon départ. A la différence de Matthieu, il ressent nettement la barrière linguistique qui le sépare de sa maîtresse et des autres enfants. Lui qui aime tellement parler, poser des questions et intervenir se sent pour l'instant frustré et incompris. Il pallie cette appréhension en restant littéralement collé à Matthieu, ce à quoi les maîtresses essaient progressivement de mettre un terme. Nous avons vraiment été très agréablement surpris par l'implication de l'équipe enseignante dans l'intégration de nos 2 petits : chacune des maîtresses prend tous les jours le temps de me raconter par le menu la matinée de chacun, me montre des photos d'eux prises avec leur téléphone portable, me demande de leur traduire des choses qu'elles n'ont pas bien réussi à leur faire comprendre, me demandent des conseils, m'écoutent, nous envoient des mails pour nous exposer la manière dont elles comptent procéder avec chacun d'eux… C'est vraiment agréable et sécurisant de les laisser dans un tel environnement.

Comme tout le monde nous l'a dit, on espère qu'ils commenceront à s'exprimer et à communiquer dans les mois qui viennent, cela dit, ils auront un accent déplorable, reconnaissable entre tous (remarquez, si c'est l'anglais que parle toute l'Asie, ça pourra leur servir à l'avenir !).

L'école mise à part, le rituel quotidien après la sieste est bien sûr la piscine (pardon, LES piscines !), autour et dans lesquelles nous passons tous les jours entre 1h et 1h30 après le goûter. L'eau n'y est pas particulièrement chaude (je la trouve personnellement gelée !) mais semble parfaitement convenir aux enfants ! Ils y retrouvent souvent 1 ou plusieurs enfants avec qui jouer ; la langue importe peu, ils trouvent toujours un moyen de se comprendre et de s'amuser ensemble. Paul commence la semaine prochaine les cours de natation avec un prof singapourien et 2 petits garçons, un italien et un néerlandais.

Pendant ce temps, notre Thomas, dont je n'ai pas encore parlé mais qui occupe bien sa place dans le trio, crapahute partout et m'empêche d'aligner 2 mots avec les autres mamans. Il adore autant aller dans l'eau que visiter les alentours interdits. Tout cela se fait encore à 4 pattes ou en me donnant les mains, car Monsieur n'est toujours pas vraiment décidé à marcher seul. Monsieur commence en revanche à se remettre à un rythme alimentaire plus équilibré, après avoir boudé pendant 2 semaines tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à du salé. Il semble revenir à de meilleurs sentiments, bien qu'il faille toujours rivaliser d'imagination et d'inventivité pour lui faire ouvrir la bouche devant toutes les purées qui n'ont pas une tête de yaourt aux fruits ou de compote… A sa décharge, il faut quand même reconnaître qu'il est celui qui s'est habitué le plus vite et le plus facilement à notre nouvel environnement et qu'il est de plus en plus beau avec ses frisouilles permanentes !

Il faut pour cela remercier la chaleur et l'humidité, dont on nous avait beaucoup parlé en des termes pas toujours élogieux et qui pourtant ne nous posent aucun problème. Chacun de nous s'est parfaitement habitué à ce nouveau climat, dont on apprécie tous les jours les avantages : on n'a pas mis un pull depuis notre arrivée et je gagne 1 heure par jour pour habiller les enfants (il suffit d'enfiler les tongs pour sortir !). Nous n'avons en plus pas tardé à les mettre à la mode singapourienne : combi short pour la piscine, tongues Mickey qui clignotent pour les grands et tongues Snoopy qui font du bruit pour Thomas… et on a échappé de peu aux chaussures Spiderman !

Autre avantage notable du climat que ces dames apprécieront : on n'a jamais la peau sèche et j'ai enfin les mains toujours douces malgré les vaisselles sans gants (Guillaume, les crèmes Nivea pour les mains ne marchent pas du tout ici !).

Cela dit, nous sommes à la saison des pluies (jusqu'à fin janvier) et quand il pleut, ça ne fait pas semblant : ce sont de véritables trombes d'eau qui tombent du ciel et qui crèent des torrents en quelques minutes au milieu des routes ! Dans ces cas-là, impossible de mettre un orteil dehors de tout l'après-midi et c'est alors qu'un plein de jouets chez Toys'R'us se fait indispensable afin que je ne finisse pas par en frapper un ! Il parait qu'ensuite la vraie chaleur arrive vers mars et dure jusqu'en septembre ; il se peut qu'alors on ait vraiment chaud… mais ça non plus, on ne va pas s'en plaindre !

Sinon, en ce qui concerne l'organisation domestique au quotidien, les choses sont en effet très différentes de chez nous : comme nous n'avons pas de voiture (budget exorbitant ici) et qu'il n'y a pas de magasin tout prêt de notre condo, il faut prendre le taxi pour la moindre course. Certes, c'est pratique et pas cher, mais quand il faut le prendre plusieurs fois par jour avec les 3 enfants et la poussette, ça devient tout de suite beaucoup moins facile ! J'essaie donc pour l'instant de faire l'essentiel des courses le matin pendant l'école et avant la sieste de Thomas en attendant avec impatience l'arrivée d'Angie (notre future maid) pour me faciliter cet aspect des choses. Cela dit, faire les courses à Singapour n'est pas difficile : il y a beaucoup de supermarchés et des dizaines d'immenses malls dans lesquels on trouve tout (exceptés les petits pots pour bébés : je fais donc les purées de Thomas moi-même ; il aura fallu attendre le 3ème pour que je me mette enfin à être une bonne mère !). Je n'ai pas encore eu beaucoup le temps de faire du shopping, mais les possibilités de faire chauffer la carte bleue semblent ne pas manquer : caution donc ! Et sur le plan purement ménager, que nos mamans et les copines se rassurent, nous sommes arrivés dans un appartement parfaitement équipé, dans la cuisine duquel j'ai trouvé mixeur, cuit vapeur, four combiné, machine à laver, sèche linge, etc. et le tout dans un état parfaitement neuf ; pas trop de dépaysement donc de ce côté-là !

Je pense que le plus gros dépaysement pour moi interviendra à l'arrivée d'Angie à temps complet à la maison, tellement j'ai l'impression qu'elle va me changer la vie ! Elle vient déjà de temps en temps en part time et c'est déjà magique : tu pars le matin en lui donnant plusieurs choses à faire dont changer les draps des garçons et tu reviens à 13h, les lits sont changés, les draps lavés, repassés, pliés et rangés dans l'armoire ! C'est pas incroyable ça ??!! Dis donc, je sens que je vais l'aimer Angie ! Et je sens aussi que le sac à linge sale que Martin appelle "le panier magique" va enfin le devenir pour moi aussi ! En attendant, je suis ravie de ce que j'ai pu voir d'Angie : elle est très bien avec les enfants (c'est elle qui arrive le mieux à faire manger Thomas !) et semble vraiment efficace dans la maison. Ca va nous faire drôle d'avoir quelqu'un tout le temps chez nous, mais ça va nous faire du bien aussi (et elle va nous faire de bons petits plats d'ici !). Son arrivée est fixée à dans 10 jours à peu près ; d'ici là, il faut qu'on aménage au mieux sa minuscule petite pièce, dans laquelle ne rentre même pas un lit 1 place... Je lui ai promis qu'on irait chez Ikea ensemble lui acheter les rangements suspendus les plus ingénieux et on lui a trouvé un bon ventilo. Cela dit, elle ne se plaint pas une seconde et n'a pas l'air surprise. J'ai en plus l'impression que plus les condos sont récents et luxueux, plus les espaces pour les maids y sont réduits…

Et son arrivée marquera également pour moi le vrai commencement de ma vie sociale, même si elle a déjà bien démarré via l'Insead et via les expats françaises que j'ai rencontrées. A part des sorties et soirées avec Martin, un amphi d'accueil et un bbq très sympa hier soir, mes activités à l'Insead avec les partners n'ont pas encore démarré à proprement parler. J'ai quand même déjà pu rencontrer pas mal de minettes vraiment sympa (j'aime surtout les indiennes !), mais majoritairement sans enfants et dont le rythme de vie diffère donc pour l'instant trop du mien. Grâce à Angie, je pourrai me joindre à elles pour des cours de gym, des visites, des sorties shopping, des clubs variés ou des pots chez l'une ou l'autre ; j'ai hâte ! Grâce à tous les contacts et infos que j'ai collectés avant de partir, je n'ai cependant pas du tout l'impression d'être en retard sur les copines qui n'ont rien d'autre à faire que découvrir Singapour. Finalement, les enfants me monopolisent complètement, mais me poussent aussi à prendre mes marques et mes repères très rapidement. Je devrais donc pouvoir rattraper le train en marche sans trop de problème !

Avec Martin et les enfants, nous avons aussi rencontré certains couples de français qui nous ont été présentés par des copains et avec qui nous avions communiqué par mail depuis quelques mois. Ils sont tous en effet très sympas et nous en retrouvons pas mal à la paroisse. A l'opposé, tous ont des enfants et ont donc un mode de vie plus semblable au nôtre. Le challenge va donc être à présent d'arbitrer entre ces 2 cercles de relations, très différents mais très complémentaires et tous les 2 importants pour nous. J'ai déjà ce "dilemme" autour de la piscine : je n'y rencontre pratiquement que des mamans françaises ; c'est très sympa, mais j'ai vraiment envie de rencontrer des étrangères aussi. Les autres partners Insead sans enfants ne sont pas tellement à la piscine, mais plus en ville ou dans des clubs indoor ; et je n'ai pas encore vraiment croisé de mamans étrangères Insead avec enfants… à approfondir et à creuser !

La suite donc au prochain épisode. Vue la longueur de ma première intervention, je pense que Martin va m'interdire l'accès au blog pendant un moment !...

Au plaisir de vous y lire !

14.1.07

Première semaine

Déjà une semaine de passée !
Et dire qu'il n'en reste plus que 50 dans cette belle année 2007 ...
Enfin. Une bonne, un très bonne semaine.

D'abord les enfants qui (après un jour de rentrée un peu compliqué) ont fait une excellente première semaine, sans autre pleurs. Paul est allé dans la classe de Matthieu et ils se sont bien épaulés ! D'ailleurs Paul, le grand sensible, a plus eu besoin de Mat que le contraire apparemment.
Ils ne nous racontent pas trop leurs journées, mais c'est à base de peinture sur paume, de tricycle, de riz blanc avec du poulet ou de salle de musique, ce qui globalement n'est pas trop déconnant pour une école !

Ensuite notre maid qui devrait arriver dans 7 à 10 jours. Sauf surprise de dernière minute, Angie, une gentille philippine mais pas trop phillistine, qui ne connait sans doute pas les Rolling Stones mais qui sait à la fois rire avec nos enfants (ce qui n'est pas facile vu les lascars) et repasser-laver-récurer correctement aux yeux de mon aimée (ce qui est presque mission impossible ;-). Elle peut déjà venir à temps partiel, mais nous attendons avec impatience son arrivée à temps plein (ici ça veut dire 24h/24h 6j/7, et ça coûte 200 euros de salaire pour elle plus 150 euros de charges pour l'Etat) afin que Claire puisse commencer ses déjeuners de copines, sa calligraphie chinoise, ses cours de malais, ses ateliers de cuisine thai ... tout un programme !

Enfin de mon côté semaine inaugurale, avec un peu de paperasserie, et surtout trois cours passionnants : General Management (qui m'a rappelé quelques souvenirs ;-), Ethics (où finit le business, et où commence la corruption ?) et Businness in Asia (une revue des principaux pays asiatiques passionnante !). Ca fleure bon. Autre démarrage important : mon inscription (et mon initiation ;-) au Barbarians Rugby Club de l'Insead. Les entraînements commencent jeudi prochain afin de préparer le premier tournoi (de rugby à 10, on verra ce que cela donne) qui a lieu les 16, 17 et 18 février prochains à Bangkok.

En résumé : tout baigne (tout baigne même beaucoup vu les trombes d'eau que nous avons reçues ces jours-ci !).

8.1.07

Premier jour à l'école !














Enfin, enfin nous y voilà !
Nous partîmes ... non je l'ai déjà écrite celle-là ...
Eh bien en résumé : deux grands loustics dans les startings blocks pour partir à l'école, de l'excitation dans l'air, prêts 20 min en avance, piaffant devant la porte comme un cheval de course au départ de Diane, bref, Paul et Matthieu des grands jours.

Nous nous disions donc avec Claire que cela sentait bon, qu'avec autant d'envie ca devrait forcément bien se passer etc etc ... Eh bien le résultat fut mitigé mais pas catastrophique !



En trois temps (comme une entrée en mêlée).

Premier temps : arrivée à l'école dans la même excitation, découverte des jeux, de l'espace. On court partout comme des fous, c'est l'école, c'est la fête. On se jette sur un puzzle, on dit gentiment hello à la maîtresse (tiens c'est rigolo de dire hello à tout le monde alors qu'ils parlent sûrement tous bien le Français). On crie, on rit. Premiers picotements bizarres qui annoncent assez vite le temps 2.

Deuxième temps : panique totale. En fait les gens ne jouent pas la comédie, ils ne comprennent vraiment rien ! Les parents nous ont mis dans un asile de fous ... On aurait dû s'en douter, ils ont tous des visages bizarres. Elle, par exemple, elle n'arrête pas de me sourire mais me parle dans un pur charabia, et moins je comprends, et plus elle sourit. C'est kafkaien, et presque cioranien ! En plus les parents sont dans le bureau de la directrice ... Je me mets donc à hurler (en français dans le texte).

(coupure temporelle : nous nous esquivons, un peu mal à l'aise, ennuyés pour les deux poussins, et espérant que les réserves d'amour et de philosophie dont nous les avons gavés vont les aider à dépasser ce quiproquo cornélien donc un peu rouennais)

Troisième temps : de retour à 13h, nous risquons un oeil par l'entrebaillement de la porte ... Paul et Matthieu jouent ensemble, bien sagement. Faisant fi des répartitions par tranche d'âge, ils ont décidé de créer une nouvelle classe dans leur école "Français vivant à Singapour et ayant entre 2 ans 1/2 et 4 ans 1/2". Une gentille maîtresse nous montre des photos prises avec son mobile ou l'on voit Matthieu et Paul en plein atelier peinture, ce qui achève de nous rassurer sur leur adaptation au langage universel des mains. Nous rentrons après avoir convenu avec le staff qu'ils resteront dans la même classe quelque temps ... finalement assez fiers de ce premier bain d'anglais pris sans les gonfleurs s'il vous plait !

(par pudeur et afin d'éviter d'alimenter ce blog en violence pure, les photos ci-dessous ne présentent que le premier temps ...)

Tendance au bord de la piscine

Il faut créer la mode ou s'adapter à elle ...
Paul, Matthieu et Thomas ont décidé de suivre la tendance actuelle au bord des piscines singapouriennes ... Combinaison moulante et sandales Mickey pour une danse des tongs très fashion !
Je crois même que l'influence espagnole leur fait porter leur tenue seyante à la mode "torero" ... enfin sauf Thomas qui risquerait de partir sur l'influence "peintres espagnols" !

6.1.07

Visite de l'appart

Suivez le guide !

5.1.07

Another normal day in Singapore

A normal day in Singapore


Dans le bain !

Nous avons fait très vite connaissance avec la piscine ... Enfin les piscines devrais-je dire ... Puisqu'il y en a deux : une dans notre condominium, et une dans le condominium voisin (80% des Insead logeant dans ces deux condos).

Voici quelques vues de notre piscine, qui ma foi nous convient plutôt pas mal oui merci ca ira très bien comme ça parfait au revoir.


Les enfants trouvent leur compte dans le coin toboggan - jeux - jets ... et moi je sens pas trop mal le coin barbeuc. Pas encore expérimenté mais cela ne saurait tarder !

Par ailleurs nous avons fait les premières courses dans un Carrefour géant sur plusieurs étages, afin de prendre les marques avec du Comté et un verre de Bordeaux. On attend d'avoir une maid pour manger des oeufs de 100 ans et du poisson séché qui sent les chaussures (dans le meilleur des cas) ...

Le roi des bouclettes



On l'appelle aussi "Frisouille", "Bouclettes", voire "Tommy" ou "Toto"...

Les quelques bouclettes timides du petit pôa au sortir du bain se sont muées en une superbe crinière qu'il arbore fièrement en toutes circonstances. Le climat humide aidant, ce sont donc de belles boucles blondes qui ondulent au vent. Elles nous valent l'admiration de tous, locaux comme expatriés.

D'ailleurs c'est pour moi l'occasion de redire notre étonnement face à la gentillesse des Singapouriens, et plus particulièrement de leur amour des enfants. Où que nous soyons, ce ne sont que sourires, caresses dans les cheveux, compliments, "say hello" etc etc. On est bien loin de la morosité parisienne ! Et des regards courroucés reçus comme tout salaire de notre peine dans le métro. Ici, on sait ce que c'est que d'aimer les petits. Et en plus 3 garçons, je suis regardé avec respect ;-)

Voyage, voyage

Ce coup-ci, c'est parti !
Et c'est même pas de la tarte. Jugez plutôt : un trajet de 12h en avion avec les 3 loustics enfermés dans une carlingue qui ne fait même pas la longueur du square Lanfranc à Bois-Guillaume (Seine-Maritime) !
Nous partîmes 5, et arrivant au port ...
Enfin, un trajet finalement bien négocié par les 3 jeunes Français qui avaient à coeur de bien tester l'avion.

Thomas : 2 dodos de 1h30 (ce qui finalement fait peu ;-), bien serré dans son bassinet. La question du premier retour (dans 6 mois) reste entière ... Comment le faire rentrer ? Claire a déjà commencé à chercher un chausse-pied géant, mais apparemment ce n'est pas trop la mode ici.

Paul : 7h d'affillée (merci le somnifère de notre pédiatre).
Matthieu : 1 dodo de 1h30. Résistance tout terrain, le somnifère l'a fait autant sourire qu'un pet de mouche. A fait plusieurs fois le tour de l'avion (et s'est même fait gentiment mais fermement reconduire des business ou il allait sans vergogne).

Les deux ont passé pas mal de temps scotchés à l'écran, que ce soit pour voir Cars, La ferme se rebelle, ou plus simplement pour jouer à des petits jeux Disney très bien faits ;-)

Enfin même si la fin commençait à se faire attendre, nous finîmes par atteindre notre Eldorado : SaGaPou (dixit Matthieu). Je passe sous silence les premières heures passées dans un hôtel de Little India qui nous a vraiment rappellé Delhi... Nous commençons notre séjour par un coup de pot incroyable : dès le premier jour, nous signons un superbe appartement au 19e étage d'une résidence courue, alors que le marché de l'immobilier est saturé ...