4.12.23

Belle entrée en Avent !

 

Pour souffler ses bougies avec Béatrice, clique sur la tablée !

Nous entrons aujourd’hui dans l’Avent, alors que nous sortons à peine de la Toussaint... Je ne m’y fais pas et j’ai l’impression que le phénomène se répète et s’amplifie d’année en année !! Je ne peux encore me résoudre à acheter le sapin et à sortir la crèche… Je me donne encore quelques jours pour accepter le fait que je suis déjà très en retard dans mes achats de cadeaux ! 😊

À propos de cadeaux, nous avons commencé le mois par de belles retrouvailles familiales autour de Béatrice, à l’occasion de ses 80 ans, fêtés avec quelque retard. Si le musée nous a fait faux bond au dernier moment, il ne nous a pas empêchés de passer un joli moment tous ensemble au restaurant, avec Jean, qui semblait très heureux de se retrouver au milieu de nous tous le temps du déjeuner. Nous nous sommes retrouvés rue Jean Nicot pour souffler les bougies et offrir à Béatrice une mosaïque de visages souriants des passages de chacun rue Violet !

Nous savions que la rentrée de la Toussaint serait intense et que la période jusqu’à Noël serait dense ; les faits ne mentent pas et confirment ce que nous pressentions. 
Le mois de novembre fut particulièrement chargé au travail pour Martin et dans ma formation pour moi. Beaucoup d’enjeux et d’échéances, qui permettent de marquer des étapes et de faire le point, ce qui peut bousculer, et finalement faire grandir. « Faire grandir », comme l’ADN des SUF, où nous continuons de vivre de belles rencontres et de riches aventures, entre les dîners chez nos couples de CG et le WE des CG où nous avons été officiellement investis (et bénis !) dans notre nouvelle mission de DR, devant un immense et impressionnant rasso de 600 CG. Des événements chronophages et énergivores, mais qui nous ressourcent, nous enthousiasment et nous font vibrer.
Paul poursuit ses recherches de stage, ses cours sur le campus, ses cours particuliers de maths à Versailles, ses khôles d’anglais à Grandchamp, ses soirées le jeudi soir (et le vendredi soir et le samedi soir), ses entrainements et ses matchs de rugby, et aussi ses WE aux quatre coins de la France : un AR à Toulouse pour le gala de SupAéro avec des amis d’Oléron, un WE à Val Tho avec les skis clubs des grandes écoles et les copains de l’ESCP, un WE à Bruxelles avec l’asso d’auto-stop d’HEC (ou comment aller d’un point à un autre en stop le plus vite possible). On l’aperçoit à la maison entre deux départs ; il arrive souvent dans la nuit pour repartir le matin, ou l’aprèm pour repartir dans la nuit… On ne sait pas toujours dans quel créneau horaire il vit, mais on sait toujours qu’il passera nous faire la bise entre deux activités. 
Matthieu termine son semestre à Lille et prépare doucement son départ à Detroit. Nous avons commencé à vider sa chambre à l’Icam et à l’équiper en vêtements chauds. Il attend avec impatience de connaître son co-piaule (dont nous ne savons rien, si ce n’est que ce sera un américain !). Matthieu rentre peu, a une vie d’école -et une vie tout court- très remplie, mais dont nous ne savons pas grand-chose ! 
Thomas, à deux rues de là, a démarré le marathon de ses révisions pour les partiels de décembre, au cours desquels se jouera la sélection pour la Classe Sup. L’enjeu est de taille et nous aidons Thomas à se donner les moyens d’atteindre son objectif. Nous l’incitons à bien s’entourer, à trouver les copains avec qui réviser, à trouver les bonnes conditions pour travailler. Thomas n’hésite à reconnaître qu’il a du mal à s’auto-discipliner et à organiser seul ses révisions. Il fait preuve d’une belle maturité et accepte notre aide avec beaucoup d’humilité et d’honnêteté. La vie de son Clan a démarré (CDA, marche, prière, service) et il s’en réjouit. À force de persévérance et d’habileté, il a réussi à s’inscrire à la semaine de ski de La Catho et en est super heureux. Entre les entrainements de rugby et la messe à la bougie du mardi soir, il essaie aussi de bien s’investir dans son asso de finances. Il aime rentrer à la maison, tant pour nous voir, que pour profiter des copains, du lave-linge et de la cuisine de Maman 😉 
Perline continue à jongler entre son hockey, ses Guides, ses copines et son travail. Elle marche bien partout et semble heureuse de son sort ! Si le hockey a pu lui peser ces dernières semaines, elle commence à récolter les fruits de son travail et à noter ses progrès par rapport aux autres U16 qui ne jouent pas en élite comme elle. Elle y trouve aussi un intérêt renouvelé, grâce à sa participation aux détections France, qui, sans lui assurer encore une carrière internationale (!), l’ont beaucoup amusée et très certainement remotivée ! Perline se réjouit d’être invitée à ses premières soirées rallye, pour lesquelles nous lui avons trouvé une jolie robe et sa première paire de « vraies » chaussures. Martin et moi (surtout moi ?) sommes très heureux de la voir progressivement entrer avec une joie certaine dans sa nouvelle existence de jeune fille, très bien entourée d’un groupe de bonnes amies, dans lequel elle a parfaitement sa place.  
Timothée s’est progressivement remis de la défaite de l’équipe de France et retrouve goût à la vie. Il aime arriver (des heures) en avance à ses entrainements pour s’entrainer à « botter », jusqu’à épuisement. Il nous dit de plus en plus souvent que jouer avec ses copains d’un an de plus lui manque et qu’il voudrait intégrer un autre club d’un meilleur niveau… Nous comprenons sa frustration et l’aidons à patienter jusqu’à l’an prochain, où il retrouvera ses copains plus âgés. En attendant, nous essayons de l’impliquer dans son rôle de sizenier, où il trépigne là aussi, impatient de regagner la Troupe et d’y vivre enfin la vraie aventure scoute ! En attendant, il a lui aussi une vie sociale bien riche, entre tennis entre amis, diner chez les copains et sleep over à la maison !

Décembre est déjà entamé. Belle entrée en Avent et heureuse montée vers la joie de la crèche !

4.11.23

Un bon petit mois d'octobre

Comme tous les ans, le mois d'octobre signe la véritable entrée dans l'automne, aux portes de l'hiver et de son cortège d'humidité, de pluie, de jours plus courts et de températures plus basses. C'est l'époque à laquelle mes pensées se tournent invariablement vers Dubai, dont la chaleur et la douceur me manquent toujours autant à cette époque... Mais il semble bien que je sois la seule de la famille à être sensible aux caprices de la météo, qui ne refroidit ni Perline ni les garçons au moment de partir qui à ses matchs de hockey, qui à ses entraînements de rugby,  qui à son VTT dominical. Il semble également que je sois la seule à pleurer pour mon lave-linge, qui, à chaque retour des garçons le WE, ne comprend pas ce qui lui arrive. Quand vous ne savez pas si les grands sont rentrés ou pas, jetez un oeil au panier à linge sale et vous aurez la réponse !

Pas mal de soirées d'écoles pour les grands ce mois-ci, dont nous avons peu d'images, et c'est sûrement mieux ainsi :-), mais dont ils reviennent toujours ravis d'avoir recroisé de manière totalement improbable tel ou tel copain. Ces réseaux d'étudiants, doublés des réseaux sociaux, sont quand même d'une densité de ramifications hallucinante. Quand je pense au nombre d'amis que nous avions à l'époque et qui nous semblait déjà beaucoup !...

Martin et moi avons sérieusement démarré notre activité de DR, avec entre autres une journée des Instances Nationales à Paris, qui nous a permis de retrouver Béné et Armand. C'est toujours un réel plaisir de les voir !

Paul est activement dans ses recherches de stages pour son année de césure l'an prochain, dans le domaine de la finance et de la banque d'affaires. Ayant tout à découvrir dans ce nouvel univers complexe, ses démarches lui donnent l'occasion d'entrer en contact avec de nombreux amis de Martin et de Laurent, et de se confronter à de nouveaux challenges exigeants. C'est bon !

Comme Martin l'avait fait avec les grands, il a passé une très chouette journée "X-Y" avec Timo, pour parler puberté et sexualité. Un excellent moment de complicité qui leur a beaucoup plu à tous deux !

Je passerai très rapidement sur la fin de l'aventure des Bleus à la Coupe du Monde, qui a terriblement attristé tous les hommes de la famille et mis un coup d'arrêt brutal et douloureux à la fête annoncée. Les garçons (et Perline !) garderont de très bons souvenirs des matchs auxquels ils ont pu assister grâce à Martin, même si ces souvenirs revêtiront toujours un goût amer de défaite injuste et imméritée... Et accessoirement, les finances personnelles de Perline, Timothée et Matthieu garderont le souvenir ému du record battu de 94 éco-cups consignées !!

La célébration de la Toussaint nous a à nouveau fait sentir la présence si douce et forte d'Emmanuel à nos côtés depuis 4 ans. Dans le cadre de ma formation, j'ai dû apporter un objet représentant pour moi "la vie" et j'ai sans grande hésitation apporté la photo d'Emmanuel entouré des enfants. Pour moi, rien de plus symbolique et puissamment vivant que cette photo...

Les vacances ont vu chacun revenir... et repartir ! Perline a passé quelques jours chez une amie près de Rennes (Depuis son arrivée à Grandchamp, son réseau amical s'étend de façon exponentielle, à sa plus grande joie !). 
Thomas a participé au RNR avec son nouveau Clan de Villeneuve d'Ascq, dont nous avons hâte de rencontrer les CG au prochain week-end SUF. 
Timothée a eu la grande chance de partir à Bruxelles pendant cinq jours avec Bonne-Maman, qui a eu l'immense gentillesse d'adapter toutes les activités du séjour à son petit-fils de 11 ans : hôtel 5 étoiles avec piscine, chambre immense et buffet petit-dèj incroyable (je cite), Mini-Europe, L'Atonium, la Grand'Place, le Manneken Pis et son musée, Bruges, le musée du chocolat et l'Historium, le musée de la BD, l'incroyable exposition AutoWorld et ses sublimes voitures. Béatrice a quand même réussi à faire des passages, très appréciés, au Musée des Beaux-Arts pour Brueghel et au musée Magritte pour le surréalisme, et même au Parlement européen pour la culture générale. Du sur-mesure du début à la fin !! Timothée nous a envoyé plus de 200 photos de chaque costume du Manneken Pis, de chaque voiture de l'exposition et de chaque personnage du musée de la BD... Nous vous les épargnerons, mais le nombre de photos était à la hauteur de l'enthousiasme et de la joie de Timothée à l'issue de ce voyage ! Merci encore à Bonne-Maman pour les si précieux souvenirs que ce petit périple a gravés dans la tête et le coeur de notre Timo !
Paul et Matthieu ont quant à eux passé une bonne partie de leurs vacances aux Rolex Paris Masters à Bercy, dont Martin gère la restauration. Ils ont ainsi été embauchés comme extras pour assurer la tenue de l'espace Players (service de restauration réservé aux joueurs et à leurs familles). En plus de l'intérêt de ce type d'expérience (découverte d'un nouvel univers de travail, avec ses acteurs, ses codes, ses règles et ses spécificités), ils ont rencontré les plus grands joueurs de tennis mondiaux, ainsi que d'autres stars internationales du sport (rugby, foot). Chacun gardera de ce job des anecdotes et petites histoires amusantes à raconter avec fierté aux copains ! 

Chacun reprend donc courageusement le chemin de la classe, pour une grosse ligne droite bien dense jusqu'à Noël :
- de grosses échéances de travail/formation pour Martin et moi ;
- le démarrage du parcours AlphaCouple que nous coordonnons à la paroisse ;
- la fin des travaux et l'aménagement des Ménuires ;
- des WE chargés pour Perline avec beaucoup de matchs de hockey et d'activités SUF ;
- un trimestre à boucler le mieux possible pour Thomas ;
- le départ aux US à préparer pour Matthieu (décollage le 3 janvier) ;
- les stages à décrocher pour Paul ;

Citrouilles et guirlandes se disputent déjà les bouts de gondoles, mais nous refusons de nous plier aux diktats de la société de consommation et de nous projeter déjà dans Noël. Carpe Diem !! 

Pour entrer dans l'automne avec nous, clique sur les belles citrouilles !

28.9.23

Rentrée moins chargée... vraiment ?!

Un étudiant de plus, un enfant de moins à la maison, rentrée moins chargée nous avait-on dit. Ah bon ?! Mais comment ça ?! 
On ne nous avait pas parlé des comptes bancaires à ouvrir, des cartes bleues à activer, des rendez-vous à confirmer, à déplacer, à annuler, des forfaits à souscrire, des contrats à signer, des abonnements à renouveler, des visas à prendre, des états des lieux à faire, des assurances à prolonger, des proprios à appeler, des secrétariats à relancer, des commandes à passer, du matériel à acheter, des temps d'écran à réguler, des billets à réserver, des retours à anticiper, des plats à congeler, des costumes à laver, des papiers à imprimer, des diplômes à récupérer, des prêts à contracter, des plannings à mémoriser, des conduites à organiser, des menus à suggérer, des petits jobs à trouver, ... Au moins, nos grands étudiants, on ne risque pas de les oublier !! Heureusement qu'on les aime... et qu'ils nous le rendent bien !

Mais au-delà des installations de nos étudiants et du redémarrage de nos jeunes, ce qui a occupé notre rentrée fut bien (et est toujours !) la Coupe du Monde de Rugby, que les garçons attendent depuis des mois (voire des années pour Martin). Nous vivons (dormons, mangeons, respirons, ...) au rythme des matchs de la France... et de tous les autres ! 
Avec tous ses copains du Loch, Martin a organisé une tournée entre Lille, Lyon, Marseille et Paris, où il s'arrange pour avoir des meetings et des rdv clients qui vont bien. Grâce au pack qu'il s'est offert il y a plus de deux ans (!), il permettra en plus aux enfants d'assister aux deux quarts de finale à Paris, après avoir incrusté nos deux lillois au match France-Uruguay au Stade Pierre Mauroy mi-septembre. Grande fébrilité dans les rangs des supporters !!



En attendant d'aller au Stade de France, notre Poupette prend quant à elle ses marques en tant que coach des U8 dans son club de hockey du Stade Français. Très sollicitées par le club pour renforcer les équipes U16, U19 et Elite, Perline et ses amies sont au rythme de deux entrainements, un coaching et deux matchs par semaine. Ne me demandez pas comment Perline casera en plus son travail scolaire et ses Guides, mais demandez-moi plutôt comment je caserai les conduites entre Grandchamp et le Stade Français, situé à l'opposé l'un de l'autre !!! Mais qu'importe, l'essentiel restent bien l'exigence et l'enthousiasme que cette belle équipe de jeunes joueuses investit dans leur club et dans leur engagement. 


Retour au rugby pour souligner la grande joie de Martin d'avoir -enfin- disputé un match avec Paul, -enfin- de retour sur l'herbe après des mois d'immobilisation puis d'expatriation. Plaisir tout autant partagé par le fils, dans l'attente impatiente d'une rencontre où Martin jouera avec ses quatre fils aux couleurs du RCC ! 

Autre rêve de Paul enfin réalisé : être au volant d'un petit bolide, le temps de quelques tours de piste. Cadeau de 18 ans offert par les copains pendant le Covid, que Paul n'avait pas encore eu l'opportunité de concrétiser. Il s'est ainsi offert quelques minutes au volant d'une Porsche, accompagné d'un pilote formateur, sur le circuit de Trappes. Sensations de vitesse, de liberté et de puissance, mais frustration aussi de sentir que le manque d'expérience bride considérablement la performance !


Qui dit rentrée, dit soirées de rentrée. 
Soirée de rallye, soirée d'anniversaire de 18 ans ou de 50 ans, soirée d'école... Si nous n'avons pas de preuves de certaines soirées des garçons (what happens en soirée stays en soirée), nous avons tous passé d'excellents moments de retrouvailles et de fête avec les amis. Ces soirées furent aussi l'occasion de constater que les trois grands se disputent deux costumes et deux paires de chaussures pour trois... Ce qui va commencer à poser quelques difficultés... surtout lorsque l'un met par inadvertance le costume de l'autre, qui se retrouve alors moulé dans un XS extra slim tight dans lequel ses cuissots de rugbyman peinent à rentrer au risque de faire exploser les coutures ! Il va nous falloir investir quelque peu si nous voulons que nos fils restent aussi chics que beaux :-)


Et qui dit rentrée, dit aussi rentrée SUF, avec une cerise sur le gâteau cette année, puisque Martin et moi venons d'accepter la mission de Délégués Régionaux de la région Yvelines-Boucles de Seine. Nous voilà donc repartis pour quatre ans ! Nouveau foulard, nouvelle mission : notre rôle consistera à accompagner et épauler les dix couples de chefs de groupe de notre région, en lien avec les instances nationales. Un beau rôle, qui nous replonge dans la grande famille SUF, où nous nous préparons à beaucoup donner, mais aussi à beaucoup recevoir !
Nous ne serons pas les seuls à donner beaucoup aux SUF cette année, puisque Timo est sisto des Gris et Poupette CE du Guépard ! Une belle année de service en perspective !

Pour refaire la rentrée avec nous, clique sur les nouveaux DR !

1.9.23

Et ainsi s'achève ce bel été !

De jolis événements ont jalonné notre été ; je vous les livre en vrac et dans le désordre. 
L'installation de Thomas dans son petit studio lillois, à deux pas de la Catho, où il démarre à la rentrée sa CUPGE Licence éco-fi. À quelques rues de l'Icam, il se sent déjà en terrain connu et est ainsi dans de bonnes conditions pour bien commencer cette nouvelle vie étudiante !
La fin du séjour d'Isabelle, à qui Perline a fait visiter Paris : Tour Eiffel, Notre-Dame, Sainte Chapelle, Louvre, Conciergerie, Château de Versailles, ... En deux semaines, Isabelle aura vécu plusieurs vies françaises et est repartie comblée. Perline est attendue à nouveau quand elle veut et Timothée est le bienvenu dès qu'il le souhaite !
Deux points d'orgue : 
Le mariage de Solène, notre ancienne cheftaine de Feu, une jeune fille extraordinaire, qui nous a beaucoup apporté et beaucoup impressionnés, et que nous étions particulièrement heureux d'entourer le jour de son engagement avec Pierre, un jeune bordache. Il est bon, par les temps qui courent, de voir de jeunes couples rayonnants s'engager et témoigner de leur foi et de leur amour. Notre monde a besoin d'eux !
Les 50 ans d'Emmanuelle et Samuel, fêtés avec leurs familles et amis à Locmariaquer, entre mer et terre, sport et détente, fête et farniente. Beaucoup d'émotion et de témoignages touchants. Un très beau moment d'amitié pour nous tous, les amis du groupe ciné.

Ainsi s'achève notre été et ainsi s'ouvre cette nouvelle année, à aucune autre pareille, puisque nous n'avons plus que Perline et Timothée à la maison. Entre le rugby, le hockey, les Louveteaux et les Guides, je ne crains pas encore la routine et l'ennui ! Et Dieu merci, nos trois grands, même à distance, savent se rappeler à notre bon souvenir et se rendre bien présents, à leur façon. Deo gratias !

Pour vivre en vrac les highlights de l'été, clique sur les Color block !


Kerhelen, un été en ordre dispersé !

 

Pour traverser l'été avec les cousins, clique sur la tablée !

À l'image de notre été, nos passages à Kerhelen cet été furent en ordre dispersé ! Si nous y sommes tous passés au moins une fois, certains y ont fait plusieurs séjours, de quelques heures à quelques jours. Des configurations variées, qui ne nous ont malheureusement pas permis de nous retrouver tous, mais qui ont permis de croiser qui les cousines de Montréal, qui Hana, qui les cousins nantais, qui les tontons, ... 
Avec une moyenne d'âge de résidents bien inférieure (!), Bon-Papa et Bonne-Maman, à l'image de Béatrice à Scarbo, ont assuré une permanence 24/7 et ont accueilli les uns et les autres, sans toujours trop comprendre qui arrivait d'où pour repartir quand vers quelle destination, mais en assurant toujours un service de top qualité, navette AR vers la gare de Lorient comprise ! 
Bravo et merci pour ce bel été au service de tous, où chacun s'est senti attendu et accueilli !

El Camino... Season 1

 

Pour rejoindre Nasbinals avec nous, clique sur le chemin !

"Un kilomètre à pied, ça use, ça use, ...". Pas difficile d'être en communion de pensée avec notre Poupette pendant son explo ! En réponse à une envie que Martin avait depuis longtemps, et parce que les circonstances s'y prêtaient parfaitement, nous avons récemment décidé de commencer tous les deux les chemins de St Jacques. Sans enfant d'abord, libres à eux ensuite de nous rejoindre à l'occasion en fonction de leurs envies et de leurs possibilités. 
Partis du Puy (hébergés chez les parents d'Henri), nous avons marché pendant cinq jours, jusqu'à Nasbinals, 125kms, avec une moyenne horaire de 5km/h. Sans partir aux aurores, nous partions assez tôt et marchions d'un bon pas, afin d'éviter les plus grosses chaleurs et d'arriver en début d'après-midi à l'étape suivante. Nous avions ainsi le temps de nous poser, de nous reposer, de visiter les alentours et de faire des rencontres.
Nous avons vraiment beaucoup aimé ce temps tous les deux, dans le silence de la marche et de la prière, dans la disponibilité à l'écoute de l'autre, dans l'action de grâce devant de magnifiques paysages, dans la richesse de la rencontre et de l'échange. 
Si l'itinéraire ne présente pas de difficulté physique, la chaleur a rendu certaines étapes plus éprouvantes que d'autres, accentuée pour moi par une douleur au genou et des ampoules aux pieds. Riche de cette expérience, j'aborderai mieux équipée le prochain tronçon !
Ultreïa !

Elles sont vraiment, elles sont vraiment, elles sont vraiment...!!!

Pour participer aux Olympiades, clique sur la HE des Jag's !

Pendant notre séjour à St Jean, Poupette retrouvait la chaleur bretonne (tant attendue en Bretagne !), à l'occasion de son camp à Pluvigner, au magnifique château de Keronic. 
Après une année en demi-teinte, Perline attendait beaucoup de ce camp... et elle a reçu plus encore ! La maîtrise s'est dépassée et a tout donné pour faire de ce camp, jusque dans ses moindres détails, une magnifique aventure pour nos filles. Un parfait équilibre entre discipline et détente, des jeux d'une grande qualité, une vie spirituelle riche, une ambiance joyeuse de chants et de rires, une belle vie d'équipe nourrie par un bel esprit d'unité. 
À son retour, Perline nous a raconté leurs aventures par le menu, avec son enthousiasme habituel et son débit de paroles inégalable. Il est merveilleux de voir les compétences et les talents que le scoutisme fait émerger chez nos enfants. Cette vie dans la nature, au contact des autres et à la rencontre de soi-même éveille en eux le meilleur et les fait accéder à des ressources insoupçonnées. 
Une chose est certaine : Perline reprend l'année avec envie, énergie et enthousiasme. La Compa n'en a pas encore fini avec elle !!

Entre Bilbao et Lorient, viens donc faire un tour à St Jean !

Pour grimper avec nous, clique sur les collines !

Nous commençons notre remontée par une belle semaine de pause à St Jean, où nous avons pu allier famille, amis et activités variées. 
Plaisir d'une belle randonnée avec Béatrice, couronnée d'un déjeuner à la venta Anton, où nous n'étions pas allés depuis que les enfants étaient tout petits. 
Joie de retrouver à la plage les cousins et les neveux, avec qui les enfants sont en contact tout au long de l'année et qu'ils retrouvent à St Jean, Paris, Lille et même Lisbonne ! 
Bonheur de retrouver les Thomas, dorénavant parfaitement installés à St Jean, tels les locaux de l'étape, de les voir inchangés, toujours aussi accueillants et généreux, et de renouer à travers eux avec la vie dubaïote, le temps d'un dîner ou d'une randonnée. 
Satisfaction de recevoir enfin les Forges à Scarbo, sur leur remontée du Portugal eux aussi ! Messe du 15 août, déjeuner, plage et bien sûr, glace Lopez, qui a conquis les palais de tous les gourmands ! 
Gratitude de pouvoir accueillir Sophie, pendant sa semaine de vacances sans les enfants. Petit verre avec Stéph place Louis XIV, randonnée avec les Mathe, de passage au Pays basque depuis Londres, sortie en bateau jusqu'à San Sebastian pour admirer les feux d'artifice depuis la mer, balade rue Gambetta, ... 
Les passages des uns et des autres furent l'occasion de beaux moments d'échanges et de discussion, bienfaisants et bienvenus pour tous, alors que beaucoup d'entre nous vivent des situations bien souvent lourdes et difficiles.
Après les amis de Thomas début juillet, Bonne-Maman a accueilli les amis de Paul et Matthieu, de passage pour les fêtes de Bayonne. À la croisée de deux transhumances, entre deux départs et deux arrivées, Bonne-Maman a en plus réussi à fêter les anniversaires de l'été avec les heureux intéressés !  

Sans une hésitation, je finirai ce poste par un immense hommage rendu à l'accueil que Bonne-Maman a réservé à chacun de nous (et bien plus !) au cours de l'été. Entre famille et amis, Scarbo n'a pas désempli pendant deux mois, généreusement ouverte à tous ceux et celles qui souhaitaient goûter aux joies de la côte basque. Malgré la fatigue et les contraintes, Béatrice a assuré la logistique avec courage et a accueilli chacun avec une égale gentillesse. Jeunes et moins jeunes ont pu profiter de Scarbo sans entraves et se sont à tout moment sentis les bienvenus. Toute notre reconnaissance et notre gratitude à vous, Béatrice, qui permettez ainsi à nos enfants (et à nous) de s'attacher à St Jean et d'y façonner de précieux souvenirs !

31.8.23

Entre Lisbonne et St Jean, retrouve-nous à Bilbao !

Pour prendre de la hauteur, rejoins-nous dans El oro del Diablo !

Au lieu de rentrer à Paris avec les autres JMJistes, les garçons ont pris un vol pour Bilbao, où nous les avons accueillis après un rapide, mais non moins bon, passage par Scarbo. 
Nous avions loué une maison, au bord de l'eau, à 40 km de Bilbao, au coeur d'une petite station balnéaire sans prétention. Et c'est exactement ce qu'il nous fallait pour nous retrouver tous les 7 après ces semaines de folie : une jolie petite maison proprette et bien équipée, un grand jardin et une immense plage à proximité... Que demander de plus ?! Pour une fois, nous n'avions ni horaires ni programme. Nous avons fait de longues nuits, lu beaucoup, travaillé un peu, joué au spike et au rugby, fait de grandes parties de jeux de société, visité de jolis villages aux alentours, emprunté un beau chemin de randonnée sur les hauteurs des falaises, regardé une série Netflix sur le Tour de France, ... autant dire une vraie pause à un vrai rythme de vacances !! 
Après ce bon bain de repos et de temps familial, notre Poupette était fin prête pour son camp de Guides, auquel elle est partie dès notre arrivée à Scarbo, à moins de deux heures de route de là.

Viens à Lisbonne pour voir que tu n'es pas seul !!

Pour faire la bise à François avec les garçons, clique sur la Papa Mobil !

Quelle joie que de savoir nos 3 grands aux JMJ ! Chacun y est parti avec un groupe différent : Thomas avec La Celle St Cloud et son groupe de si bons amis de lycée/rugby/scouts ; Matthieu avec Versailles, même s'il a finalement passé ses journées avec les amis de l'Icam qu'il a retrouvés sur place ; Paul avec HEC, dont plusieurs amis de longue date et de nouveaux amis découverts à cette occasion.
Si Thomas est parti deux semaines (une semaine en diocèse avant d'arriver à Lisbonne), Paul et Matthieu sont arrivés directement à Lisbonne depuis St Jean, après avoir goûté aux fêtes de Bayonne avec des amis depuis Scarbo. Chacun a donc vécu des JMJ différentes, mais tous les trois sont rentrés profondément heureux de cette expérience spirituelle, amicale, humaine, hors du commun. 
D'évidence, Thomas a vécu les choses les plus fortes, de par la longueur de son séjour, mais aussi de par l'encadrement de son groupe (des couples d'amis de la paroisse) et des amis avec lesquels il est parti (entre autres, les fameux "Gaulois" :-). Dans la lancée de son année de Terminale, Thomas semble avoir continué à approfondir sa Foi et sa réflexion sur des sujets intimes et fondamentaux. Les deux grands, arrivés plus tard, laissés totalement libres de leurs allers et venues, plongés dans la foule, la liesse et l'ambiance exceptionnelle de l'évènement, ont vécu une expérience probablement moins intérieure et introspective. Ils reconnaissent n'avoir pas trouvé les lieux et les moments pour se retirer de la foule et du bruit, mais sentent qu'ils ont reçu autre chose, autrement. Paul et Matthieu nous confiaient sentir combien cette foule immense était porteuse d'espérance et de force pour eux. Combien "être l'un de ces 1,5 millions" était signifiant et motivant pour continuer de vivre sa Foi à leur niveau personnel et individuel. Tous trois ont eu la chance de voir le Pape François de très près : oh joie ! 
Inévitablement, les lourdeurs logistiques et les contraintes matérielles pèsent lourd dans le vécu d'un tel évènement (temps de transports, temps d'attente pour les repas, queue pour les rassemblements, difficulté de la langue et des traductions, ...), mais l'état d'esprit de louange, de fête et de joie de ces jeunes les pousse à vivre pleinement ce qui leur est offert. Un peu trop même parfois... L'alcool est souvent revenu dans les récits que nous ont faits les garçons de leurs soirées bien arrosées, dans une rue de Lisbonne, où tous les français semblaient s'être donné rdv tous les soirs après les veillées. Une ambiance bon enfant, rien de bien méchant, mais sûrement une réflexion à mener sur la sobriété et la juste place à donner à la fête et à l'alcool dans ce type de rassemblement. Qu'ai-je en tête lorsque j'attends avec impatience de retrouver tous les copains en boite après le chemin de croix ? Suis-je vraiment disponible dans mon coeur et dans ma tête pendant la veillée, si je pense déjà au trajet que je vais devoir faire pour rejoindre les amis ?... Les garçons étaient très ouverts à ces discussions et reconnaissaient la nécessité de s'imposer une certaine discipline (pas forcément rabat-joie) pour vivre chaque chose avec justesse et ajustement.  
Martin et moi rendons grâce pour tous les échanges et les discussions, que nos enfants ont eus avec d'autres jeunes, avec d'autres adultes, prêtres et laïcs, avec nous, entre eux. Autant de graines semées dans leurs coeurs et qui porteront des fruits dont nous ne maîtrisons rien... 
En tout cas, une chose est sûre : Paul, Matthieu et Thomas sont invités à se planifier des stages en Asie du Sud Est en 2027, afin que Perline puisse les rejoindre pour les JMJ de Séoul !

Viens à Paray pour louer et adorer !

Pour louer et adorer avec nous, clique sur la tente géante de Paray !

Après le bain familial à Kerhelen en petit comité, nouvelle expérience pour notre jeune américaine Isabelle : une session des familles à Paray !! 2000 participants, des centaines de jeunes, de la prière, de la louange, des queues pour le self et la messe tous les jours. Mais rassurez-vous, Isabelle et sa famille sont de fervents catholiques pratiquants, comme Perline avait pu le vivre lors de son séjour chez eux, avec les bénédicités et les prières quotidiennes en latin à l'école ! Isabelle n'a donc pas été dépaysée, mais tout de même éblouie par la joie et l'énergie communautaire qui émanent toujours de ces immenses sessions estivales. Même si l'exercice n'était pas toujours aisé, avec l'aide d'Hortense, Perline a essayé de traduire à Isabelle l'essentiel des témoignages et des conférences.
Toutes les trois, accompagnées de Gaspard, étaient dans le groupe des 15-17 ans ; nous ne les avons pas vus du séjour. Timothée, incrusté chez les 12-14 ans avec Maxime, a vécu sa meilleure vie de nouvel ado, avec ses propres topos, messes et veillées. Stéphanie et moi avons pu vivre notre session de notre côté et en profiter pleinement pour approfondir, grâce aux témoignages toujours bouleversants, le thème "Choisis l'Espérance !". Tout un programme...

23.7.23

Juillet, vous avez dit vacances...??!!

Juillet n'est pas encore fini, mais chacun a déjà fait tellement de choses que j'ai l'impression que l'été est déjà bien entamé !

- À la suite de son volontariat au Honduras, Paul a terminé son séjour en Amérique latine par la découverte d'un dernier pays : le Salvador. Trekking, randonnées, volcan, plages, ... S'il s'est régalé de magnifiques paysages, Paul a senti monter progressivement l'envie de rentrer et de retrouver la famille, les amis et le mode de vie français ! C'est donc avec un immense plaisir partagé que nous l'avons accueilli à CDG, si heureux de rentrer à la maison après six mois de vadrouille. Nous avons pleinement profité de lui pendant trois jours, avant qu'il ne reparte à Oléron retrouver des amis. Il accueillera ensuite les copains de la prépa à St Jean de Luz, à l'occasion des fêtes de Bayonne, avant de filer aux JMJ à Lisbonne avec Matthieu. 



- Pour son stage ouvrier, Matthieu a passé un mois dans l'entreprise de caillebotis d'un ami de Martin à Lisieux. L'idée était vraiment qu'il y découvre le rythme d'un travail posté, avec tout ce que cela comporte de routine, de répétition et de monotonie. Au-delà de la satisfaction de participer réellement à la production, Matthieu a beaucoup aimé partager le quotidien des ouvriers, discuter avec les gars, plaisanter avec eux, les entendre se plaindre et les écouter parler de leurs problèmes. Il a observé les différences d'état d'esprit et d'attitude entre les uns et les autres. Il a trouvé intéressant de comparer le point de vue du patron (l'ami de Martin), celui des gars et le sien, extérieur à la structure. Une riche première expérience du travail en usine !

Sans transition, Matthieu a passé 36h à Kerhelen, avant de filer à l'abbaye de La pierre qui vire (Bourgogne), retrouver Thomas et les copains du Clan, pour la 2ème semaine de Route de leur camp des Clans sans Chefs. Cette année, le Clan des garçons n'avait en effet malheureusement pas de chef et l'année ne fut pas d'une grande richesse. Avant leur départ, nous les avons donc invités à profiter pleinement de ce camp qu'ils avaient la chance de pouvoir vivre malgré tout. Partant entre très bons amis, le risque était de transformer cette semaine de Route en une chouette semaine de rando entre potes. Bienveillance, émerveillement face aux beautés de la nature, fidélité à l'heure Route, respect des horaires et de l'itinéraire, ... Chacun semble avoir veillé à vivre ce temps différemment du reste des vacances. Matthieu et Thomas en sont en tout cas rentrés très heureux des beaux moments qu'ils avaient vécus entre amis. 

Sans transition à nouveau, le temps de vider le sac, de laver les caleçons et de refaire un sac, Matthieu a filé à Scarbo avec son ami Martin, pour commencer enfin ses vacances, entre plage et copains, avant de rejoindre les JMJ à Lisbonne avec Paul.

- En vacances dès fin juin, Thomas a commencé par une semaine à St Jean avec les Gaulois, son groupe de très bons amis, que Bonne-Maman a eu la générosité (et le courage !) d'accueillir à Scarbo. Si elle a halluciné sur les quantités de nourriture, je crois qu'elle a apprécié l'excellente ambiance et le bon état d'esprit de tous ces garçons. 

Avec plusieurs de ces amis, Thomas a passé quelques jours à La Rochelle chez Bartho, avant d'enchainer sur leur camp routier, qui commençait par une semaine de travaux au service des moines de l'abbaye. Assèchement d'un étang, cueillette au potager, construction d'un mur : Thomas a adoré travailler aux côtés des moines, partager leur quotidien, discuter avec eux, tout en jouissant de la vie de campisme avec les autres Routiers. Rentré avec Matthieu tout aussi heureux de son camp, il repart déjà directement aux JMJ, dont il fera lui, contrairement à Paul et Matthieu, les deux semaines complètes, en passant par St Jacques de Compostel, Fatima et Porto, avant d'arriver à Lisbonne. 

Scarbo, La Rochelle, Routiers, JMJ, Yeu, ... Ces vacances ont pour Thomas la particularité qu'il les passe quasiment intégralement avec son petit groupe d'amis très proches, sa vraie bonne bande de copains Gaulois, dont il se sent si proche et avec qui il partage tant de choses. De quoi se forger des souvenirs de jeunesse impérissables. 

- Dès son brevet terminé, Perline a eu l'incroyable chance de partir faire un stage à Toulon, dans la division d'entraînement des forces d'action navale, l'Alfan, dirigée par un ami de Martin (encore un !). Elle y a passé une semaine assez hors du commun, au coeur du dispositif de la Marine, au contact des équipes. Elle a visité plusieurs bateaux, a participé à des exercices, s'est exercée sur des appareils de simulation. Les termes techniques me manquent, mais Perline, elle, les maîtrise, parfaitement, comme en atteste l'impressionnant rapport de stage qu'elle a écrit à l'issue de sa semaine. Après son stage aux centres de recrutement des forces armées à Paris et Lorient, Perline retire de ce second stage un intérêt accru pour l'univers et les métiers de l'armée en général et de la Marine en particulier. Perline nous impressionne toujours par sa témérité et son sang-froid. Pour le coup, elle n'a pas froid aux yeux et ose vivre toutes les aventures qu'on lui présente !

Dans la foulée, petite semaine près de Quimper chez Louise pour se remettre de ses émotions, avant d'accueillir Isabelle, sa correspondante américaine, chez qui Perline avait passé un mois à la Toussaint dernière. Les filles commencent par quelques jours à Kerhelen, avec Guillaume et les cousines, où Bon-Papa et Bonne-Maman leur ont concocté un programme "Découverte de la Bretagne" aux petits onions. En trois jours, Isabelle en aura fait davantage que certains d'entre nous en 15 ans ! Visite de Vannes sur terre et sur mer, pèlerinage à Ste Anne d'Auray, sortie en bateau de Bon-Papa, crêpes de Bonne-Maman... Avant d'enchaîner sur Paray puis Paris, Isabelle aura déjà traversé la moitié de la France ! Merci Bon-Papa et Bonne-Maman !


- Timothée a commencé ses vacances avec une semaine de stage de catamaran à Kerhelen avec son ami Côme. Il a enchainé sur son camp de Louveteaux, qu'il attendait avec impatience pour avoir préparé plusieurs badges avec l'aide de Bon-Papa (bricoleur, sportif et bon joueur). Sans répit pour lui non plus, il a tout de suite enchaîné sur un pélé-VTT aux alentours de Chartres. Un très bel évènement, que nous avons découvert par hasard, et qui s'est avéré être d'une grande qualité et d'une grande richesse culturelle, amicale, sportive et spirituelle. À refaire !

- Entre deux mouvements de troupes, j'ai été heureuse de pouvoir participer à la cérémonie d'inauguration de la rue Armelle de Vitton à Quéven, en l'honneur de l'activité de résistance de Bonne-Maman, dont l'existence jusqu'à ses derniers jours a beaucoup marqué les habitants. Cette commémoration a été l'occasion de revoir de nombreux cousins et de croiser le temps d'un WE Guillaume et les cousines, que nous ne verrons malheureusement pas beaucoup cet été !


À l'exception de notre Poupette qui est à Kerhelen, nous avons eu la grande joie d'avoir un dîner avec nos 4 fistons, quelques heures cadeau entre le retour de camp de Matthieu et Thomas et le départ à Oléron de Paul et de Matthieu à Scarbo quelques heures plus tard.


Vous l'aurez compris, tel un perpétuel tourbillon, les premières semaines de juillet ont été bien remplies. Hub et plaque-tournante de LCSC, Martin et moi avons essayé de suivre les allers et venues de chacun, d'être au bon moment au bon endroit, avec les bons sacs, le bon matériel et le bon équipement pour chacun en fonction de la spécificité de sa prochaine activité. Un de mes défis était de laver et sécher le contenu des sacs en quelques heures ! 

Nous voici donc prêts à ouvrir un nouveau chapitre de l'été : départ aux JMJ pour Thomas et départ à Paray pour Perline, Timothée, Isabelle, Hortense et moi. Martin nous y retrouvera pour le WE, alors que Paul et Matthieu s'envoleront à leur tour pour Lisbonne. Vous suivez ??!! Non ? C'est normal, nous non plus ! Mais nous nous consolons en rendant grâce pour les vies trépidantes que nos enfants ont la chance d'avoir. Si nous les verrions volontiers un peu plus par moment, nous sommes profondément comblés de les savoir si heureux de passer du temps avec leurs amis, d'enchainer les expériences aussi variées que riches, d'être assoiffés d'aventures loin de leurs parents et si heureux aussi de revenir au bercail en famille régulièrement. Nous éduquons nos enfants pour qu'ils s'en aillent et volent sereinement de leurs propres ailes, n'est-ce pas ?!...

Pour balayer juillet tous azimuts, clique sur la canne de Grand-Père !

3.7.23

Sur les routes de Cotignac



Pour te confier à St Joseph et à la Ste Famille, clique sur Jésus enfant

Comme -presque- tous les ans depuis notre retour, j'ai participé au pèlerinage des mères de famille à Cotignac, avec une cinquantaine d'épouses de la paroisse. Martin y est parti de son côté quelques semaines plus tard avec près de 80 pères de la paroisse, et Laurent, qui commence maintenant à bien connaître ce groupe d'époux, qui l'accueillent toujours avec beaucoup de générosité et d'attention.

Outre les paysages toujours aussi magnifiques, cette pause reste bénie, en permettant des temps d'introspection, de prières, de méditation et d'échanges, comme il est rarement possible d'en avoir dans nos quotidiens si chargés. 
J'ai été frappée cette année par le nombre d'intentions portées pour des maladies de mamans, des situations professionnelles douloureuses, des bébés qui se font attendre et des grands enfants qui font des choix dont les parents s'inquiètent. Rétrospectivement ou par anticipation, je me suis sentie très proche de toutes ces mères et très admirative, à nouveau, de leur courage et de leur confiance. Si certaines sont arrivées éprouvées, fatiguées voire découragées, toutes sont reparties porteuses d'une nouvelle espérance et riches des gestes de fraternité manifestés tout au long du chemin.

Que la Sainte Famille nous inspire les attitudes de coeur et d'amour dont nos conjoints et nos enfants ont besoin !

29.6.23

Une fin d'année en fanfare !


Pour encourager les joueuses, clique sur l'équipe !

(Le rugby étant mathématiquement plus souvent mis à l'honneur chez nous, j'illustre ce mois de juin par le hockey, qui y a occupé une place centrale -et méritée !)

Une fois n'est pas coutume, je crois que je vais laisser les photos parler d'elles-mêmes, tellement le mois de juin fut chargé pour chacun :

Timothée :
- Les derniers matchs et tournois, où Timo trouve toujours le moyen de briller sur le terrain en début de rencontre, puis de se faire mal et de finir les matchs sur le bord du terrain. Nous avons hâte que les années, les centimètres et l'expérience l'aguerrissent un peu !!
- Le passage des cousins à l'occasion de l'anniversaire de Laurent, attendus avec tellement d'impatience ; 
- Des birthday parties, playdates et autres sleepovers, qui signent vraiment la fin de l'année ;
- Un week-end campé avec la Meute pour préparer le camp, qui arrive à grands pas.

Perline :
- Un perçage d'oreilles avec Hortense, qui fut la scène de grands jeux d'actrices !
- Des tournois et championnats en surclassement, qui ont mené l'équipe des U16 au pied du podium du Championnat de France, sans avoir démérité tout au long des rencontres. Well done girls!
- Des sleepovers également et un anniversaire fêté avec notre ami Edouard de Foi&Lumière.

Thomas :
- Une fin d'année en feu d'artifice avec son élection de Mr Promo (en gros, le gars le plus sympa, marrant et cool des Terminales), la fête des Terminales (où il s'est illustré dans un ventriglisse géant en soutien-gorge emprunté à la maman d'un copain et en moule-b... prêté par un ami...) ; 
- Des soirées de 18 ans à raison de trois par week-end ;
- Un début d'été à Scarbo avec les Gaulois, sa très belle et soudée bande de vraiment bons amis, au milieu desquels Bonne-Maman se régale de l'ambiance, pendant que eux se régalent de ses repas, dont la quantité de bouffe la fait halluciner !!!
- Seule ombre au tableau : un permis raté, qu'il va falloir replanifier pour fin août avant le départ à Lille... autant dire mission impossible (mais sa mère, qui a raté son permis deux fois, ne peut rien dire...).
- En parlant de Lille, c'est en effet l'occasion de vous confirmer que notre Thomas part à la Catho de Lille, en Licence éco-fi + Prépa, pour intégrer une école de commerce après trois ans, dont potentiellement un an à l'étranger s'il marche bien. Logé à deux rues de son frère, au coeur du quartier étudiant, notre troisième émancipé devrait être dans les meilleures conditions pour s'épanouir, autant sur le plan académique, que sportif et amical. À suivre !

Matthieu :
Ledit frère a terminé, enchanté, sa première année à l'Icam, pour enchainer sur un stage d'un mois à Lisieux dans l'usine de caillebotis de Tim, un vieil ami de Martin. Dorénavant totalement autonome au volant de la Touran qu'il maîtrise parfaitement, il gère ses déménagements et ses déplacements tout seul ; ce qui lui permet de se balader entre Lisieux, Paris et Lille de façon tout à fait décomplexée !

Paul :
Sur le point de terminer son volontariat au Honduras, il se prépare à un dernier petit voyage au Salvador, avant de rentrer enfin au bercail, ce qu'il attend maintenant avec impatience. Cette expérience de bénévolat, où il donne des cours (d'un peu de tout, nous dit-il) à des enfants et des ados, l'aura enrichi et fait grandir dans des domaines qu'il avait peu eu l'occasion d'explorer jusqu'à présent. Nous allons sûrement le retrouver changé et mûri ! 

La maman :
- Des déjeuners de copines pour elle aussi (mais pas de sleepovers !...) et un week-end à Lille avec le RD pour les 50 ans de Servane ; petite escapade bien sympa ;
- L'acquisition de compétences accrues dans de nombreux domaines : en réservation, échange et annulation de billets de train ; en recherche, exploration, validation de logements ; en investigation et confirmation de dossiers de JMJ, CAF, camps, stages, pélés, ... Que du bonheur ! 
- Avec le papa, un AR express aux Ménuires pour sauver de la déchèterie ce que nous gardons pour l'appart et en exfiltrer ce qui meublera la chambre de Thomas à Lille. Les travaux peuvent commencer. On vous fera un avant/après, qui devrait valoir le détour !!

Le papa :
Entre deux semaines de travail acharné au bureau (ambiance inflation...), il s'est régalé d'un week-end de vieux copains de lycée (un peu comme Toto, mais 25 ans plus tard !) et essaie en parallèle de suivre le rythme de ses enfants, en reconnaissant humblement qu'il s'y perd un peu... 

J'aurais envie de dire "Vivement les vacances", mais rien qu'en établir et en actualiser le Google sheet est déjà épuisant, alors je n'ose imaginer ce qu'il en sera de les vivre, ces vacances !!! Une chose est sûre, elles seront dépaysantes, ressourçantes, riches et denses pour tous ; chacun de son côté et tous ensemble. Nous avons bien l'intention d'en profiter pleinement ! 

Suite aux photos de juillet ! 
(j'avais dit que je laisserai les photos parler d'elles-mêmes ?...)

50 ans de Laurent !




Pour aider Laurent à souffler ses bougies, clique sur nous !

15 juin 1973 - 15 juin 2023 : Nous avons accompagné Laurent pour passer ce cap des 50 ans ! Nous les avons fêtés avec quelques-uns de ses amis dans un beau restau parisien, puis en famille, dans les jardins du château à Versailles. Guillaume et Daphné nous ont bien sûr manqué, et ont été affectueusement représentés par Vincent&Marie. À l'issue du dîner, I&H, V&M et Laurent sont allés voir David Desclos à Paris, découvrant ainsi enfin celui dont ils entendaient tant parler depuis longtemps ; ils ont beaucoup apprécié. 

Pour entretenir sa forme olympique de jeune homme, nous avons tous offert à Laurent un très beau vélo de course, que Laurent doit encore choisir, avec les conseils avisés et professionnels de ses amis. 

Belle route à toi, mon grand-frère ! Fière d'être ta petite-soeur depuis 47 ans !

30.5.23

En mai, fais des tonnes d'activités !

Les lundis fériés et les week-ends longs ne cessent de s'enchaîner et de nous faire croire que l'année est terminée, alors que s'annoncent encore ParcourSup, le Brevet, les partiels, la philo du bac et le grand oral... Contrairement aux apparences, les vacances ne sont pas encore pour tout de suite !

Pour autant, j'ai terminé celles de printemps en rejoignant à Vichy les copines de Dubai For Ever (ne manquait que Stéph), pour entourer tout particulièrement Sophie, qui traverse un moment difficile. Nous avions réservé une très belle chambre d'hôtes, dont nous avons apprécié la piscine et les immenses suites. Nous nous sommes régalées d'un bon dîner sur les rives de l'Allier. Nous nous sommes promenées dans Vichy. Mais nous avons surtout passé des heures à discuter et à prendre plaisir à nous retrouver sans mari et sans enfants. Cette petite virée entre filles fut bien douce.

Pendant ce temps, Martin et les garçons présents ont assisté au dernier match en France de Victor W., au Bercy Arena, dont Martin avait réservé la loge Compass. Une soirée mythique, qui a aussi enchanté les copains invités !

Les JMJ se préparent et avec elles les actions des jeunes pour lever des fonds. Nous avons ainsi pu assister à un spectacle de mentalisme, introduit par Thomas et réalisé par un gars assez bluffant, dont Perline a pu percer certains secrets, qu'elle ne nous a pas totalement révélés...

Les derniers matchs et tournois (rugby, hockey, tennis) ont eu lieu sous de grands ciels bleus et ont rapporté à la maison quelques nouvelles coupes et médailles (on va finir par les revendre !!).

Contraints d'annuler notre WE de navigation à Toulon pour l'Ascension (pour cause de météo catastrophique !), nous avons pu découvrir La Cité de l'Histoire à La Défense avec Bonne-Maman. Thomas a retrouvé les Hazard aux JN, pendant que Paul continuait ses pérégrinations colombiennes, accompagné d'un nouveau groupe d'amis rencontrés ces dernières semaines.

Le souffle de l'Esprit de la Pentecôte nous a ensuite dispatchés aux quatre coins de France : Perline a disputé un tournoi national amical à Wattignies, non loin d'Hardelot, où Matthieu a passé le WE avec des amis de l'Icam. À 1000 kms de là, je découvrais le WE surprise que Martin me préparait depuis des mois : nous avons passé trois jours entre Aubagne, Cassis, Toulon et Marseille, logés chez des amis de Singapour, qui, à leur retour il y a 10 ans, ont racheté, embelli et développé la splendide chambre d'hôtes de La Royante, sur les hauteurs d'Aubagne. Faute d'avoir pu naviguer avec eux à l'Ascension, nous avons eu le plaisir de déjeuner chez les Sevin à Toulon. Nous avons marché jusqu'à la grotte de Ste Marie Madeleine, nichée dans les hauteurs de la Ste Baume, et dont j'ignorais qu'elle était l'un des lieux de pèlerinages les plus anciens du monde chrétien. Sur les traces du WE père-fils de Martin et Matthieu, nous nous sommes régalés de la douceur de vivre au vieux port de Cassis ; et sur les traces du camp de routier de Paul, nous avons gravi les marches de Notre-Dame de la Garde, où des centaines de motards attendaient la bénédiction annuelle. Et pour équilibrer le tout, à l'épicentre, Thomas et Timo sont restés à LCSC, entre BBQ à la maison et copains pour l'un, et entre WE chez son parrain et copains pour l'autre. 

Autant dire que le retour à la réalité en cette fin du mois de mai est un peu violente et va demander à tous une remobilisation certaine !! La pression au travail, les examens et le contexte global vont nous y aider ! Paul, quant à lui, vit ses derniers jours à Bogota, avant de s'envoler vers le Honduras, où il va donner pendant un mois des cours d'anglais à des enfants. Il est heureux de finir son séjour en Amérique latine par cette dernière expérience de volontariat, bien différente de ce qu'il a vécu depuis six mois.

Pour te promener avec toute la famille, clique sur les parents !

25.5.23

En Colombie avec notre grand Paul

Nous vous en avions parlé, nous l'attendions avec tant d'impatience : notre escapade colombienne s'annonçait exceptionnelle, elle fut paradisiaque. 

Nous avons mis quelque temps à décider de notre itinéraire, pas évident à déterminer en raison de la courte durée de notre séjour (8 jours). Nous savions que la Colombie est un pays montagneux, où il est plus facile de se déplacer en avion. Or, nous n'avions ni l'envie de rester toute la semaine au même endroit, ni celle de prendre l'avion tous les deux jours. Par ailleurs, notre explorateur de fils ayant déjà visité pas mal des régions "incontournables", nous avons opté pour une solution radicalement différente : nous sommes certes partis en Colombie, mais avons surtout fait un voyage aux Caraïbes ! Nous avons en effet passé quatre jours sur l'île de Providencia, dans l'archipel de San Andres, au large du Nicaragua. J'y reviendrai.

Nous nous sommes déjà régalés d'un long vol, pendant lequel nous avons tous enchaîné les films avec avidité et gourmandise, et au terme duquel nous avons surtout retrouvé notre grand Paul, tellement heureux de nous revoir !! Il nous attendait avec son écriteau "Bienvenue à la famille Bustarret", son grand sourire, son bronzage et son petit sac de voyage minuscule. Nous arrivions blanchâtres et trainant derrière nous des bagages d'évidence déjà trop pleins. Nous avions une semaine pour rattraper le décalage d'état d'esprit et le retard de bronzage !! Côté état d'esprit, il nous a suffi de transiter vers le vol suivant pour nous sentir déjà pleinement réunis, pleinement en vacances et pleinement tournés vers la semaine qui nous attendait. Paul avait tout programmé, anticipé et réservé. Nous avons dans la foulée pris un vol pour Carthagène, où nous sommes arrivés tard, aux heures où la vie nocturne de la vieille ville fortifiée bat son plein. Notre petit "boutique hôtel" était idéalement situé, au coeur de la vieille ville, à deux pas des principaux centres d'intérêt. Nous avons passé la journée du lendemain à arpenter les vieux quartiers, à entrer dans les églises, à sentir déjà le mélange étonnant des cultures espagnole, latino-américaine et antillaise, à relire l'histoire de la colonisation et des horreurs de l'inquisition, à traverser le marché local (dont les étales de viande et de poisson, le bruit, la saleté, les odeurs et la foule oppressante resteront gravés dans la mémoire traumatique de Timothée !), à marcher le long des remparts pour finir la journée devant un magnifique coucher de soleil (le premier d'une belle série !) en sirotant nos premiers cocktails (les premiers d'une belle série !), en goûtant à la fraîcheur bienfaisante après la chaleur de la journée, et en observant et commentant avec amusement les tenues vestimentaires plus que suggestives des clientes de ce bar très en vue de la capitale... Le reste du voyage nous fera porter un regard interrogatif sur le rapport à la nudité et à la pudeur. Nous aurons de fréquentes conversations amusées avec les enfants sur la façon dont le corps d'expose et se montre en fonction des cultures et des sociétés... Intéressant !

Pour faire tes premiers pas en Colombie avec nous, clique sur Carthagène !

Rassasiés de visites et de musées, nous avons décidé de prendre un avant-goût de Caraïbes et de profiter de la journée du lendemain pour faire une première escapade au large de la ville, dans les eaux magnifiques de l'archipel del Rosario. Premières eaux cristallines, premiers plongeons au milieu de bancs de poissons multicolores, premiers coups de soleil, ... Ce premier bain d'Antilles a attisé notre impatience à rejoindre les Caraïbes, et surtout à nous éloigner des hordes de touristes pour profiter calmement de cette nature exceptionnelle... Ce que nous avons fait le soir-même par un vol d'1h30 entre Carthagène et l'île de San Andres, à 800kms de là. 

Si nous avons été amusés par la taille réduite de l'aéroport de San Andres, telle n'a pas été notre surprise de découvrir, dès le lendemain, celui de Providencia ! Jamais (à l'exception du Népal), nous n'avions atterri sur une piste aussi courte, nous n'avions fait l'objet d'aussi peu de contrôle en entrant sur un territoire, nous n'étions sortis d'un aéroport aussi facilement. Il faut dire que cette île minuscule (20km2, 18km de circonférence), à 30 min d'avion de San Andres, perdue au milieu de la mer des Caraïbes, difficilement accessible (en tout cas sans un certain coût logistique et financier), est relativement à l'abri des grands axes et épargnée par le tourisme de masse. 

Immédiatement pris en charge à notre arrivée par deux des rares voitures de l'île, nous avons été menés à notre maison, louée sur AirBnb et apparemment connue de tous. Spacieuse, lumineuse, face à la mer, elle correspondait en tout point au descriptif annoncé, jusqu'à Alicia, plantureuse mama antillaise, qui nous a accueillis avec la générosité et la spontanéité caraïbes. Elle aussi connue de tous, elle nous fut d'une aide précieuse pour organiser notre vie sur l'île. Quelques coups de fil lui suffirent pour que six scooters nous soient livrés dans le jardin, nous ouvrant les portes de l'île, que nous avions envie de découvrir sans tarder. Contrairement à sa grande soeur San Andres, dont les côtes sont bétonnées et les plages assaillies de touristes colombiens et américains, Providencia a conservé son authenticité, qui va cependant de pair avec une grande pauvreté. Dévastée par l'ouragan de 2020, l'île peine a s'en remettre, mais se reconstruit progressivement. Les maisons sont habillées de matériaux aux couleurs chatoyantes et variées, qui confèrent aux côtes et au paysage un aspect tout à fait unique et pittoresque. Nous rappelant les délicieuses balades au milieu des temples de Bagan en Birmanie, les enfants ont adoré goûter à cette liberté sans entrave sur leurs scooters ! Un bonheur pour nous tous que de faire ces tours de l'île, les cheveux au vent chaud, entourés d'un océan de bleus à perte de vue. Ces promenades familiales en scooters resteront probablement, pour des raisons propres à chacun, parmi nos meilleurs moments du séjour. Elles le furent en tout cas pour moi, qui fermais souvent la marche et avais donc devant les yeux la chenille familiale sur fond de carte postale. De splendides occasions de rendre grâce. (Je laisserai les garçons vous décrire leur nirvana de rouler torse nu, en caleçon et tongues, sans casque... du pur bonheur selon eux !).

Pour traverser Providencia en scooter avec nous, clique sur les torses nus !

Mais ils vous diraient aussi que ce bonheur n'avait d'égal que les plongées et sorties snorkeling que nous avons enchainées pendant quatre jours au large de l'île. Pris en charge par Felipe, une figure emblématique de l'île, un Robinson Crusoé des temps (pas si) modernes, à la tête de son club de plongée depuis l'âge de 13 ans, avec plusieurs dizaines de milliers de plongées à son actif, nous étions entre de bonnes mains. Pendant notre première plongée, Timothée s'est préparé à son baptême au bord de l'eau, puis il a embarqué avec nous dans la foulée, pour réaliser notre première plongée en famille complète : un bonheur ! Magnifique plongée au coeur d'un aquarium multicolore, rencontre avec un bébé requin et une énorme raie aigle, mais surtout, action de grâce de nous voir tous les sept, dans ces eaux splendides, au milieu de cet univers si magnifique. Un moment très fort pour moi. 

Pour plonger avec nous, clique sur le requin !

Ces quatre jours paradisiaques sont passés comme dans un rêve, au rythme du scooter, des plongées, des déjeuners au soleil, des apéros sur la plage et ... des transhumances des crabes noirs ! Phénomène propre à cette île, tous les ans, des dizaines de milliers de crabes noirs quittent les hauteurs des collines pour descendre vers la mer y pondre leurs oeufs. Pour l'occasion, l'armée est mobilisée, la route circulaire coupée et toute entrave au déplacement des crabes punie. Une courte pluie tropicale a déclenché la première migration de l'année, à laquelle nous avons eu la chance d'assister, subjugués par cette marée impressionnante et grouillante, dont les bruits dans les feuilles séchées revêtaient un caractère hitchcockien quasiment inquiétant... Une expérience unique !

Pour entendre les crabes migrer, clique sur eux !

La tristesse de quitter ce petit paradis hors du temps et de la civilisation fut rapidement compensée par notre impatience à découvrir le lieu de vie de Paul en arrivant à Bogota. Paul nous avait trouvé un magnifique petit hôtel plein de charme au coeur du quartier historique, que nous avons sillonné à pieds, entre le musée de l'or (splendide !), le musée Botero (que nous avons tous adoré !) et l'incontournable place Bolivar, coeur palpitant de la capitale. En raison de son altitude (2800m), la ville est vallonnée, l'air assez frais, le ciel souvent couvert. Nous avons cependant eu la chance de bénéficier d'une météo parfaite pendant ces deux jours, nous offrant un magnifique panorama de la ville depuis les hauteurs de la colline de Monserrate. Après un sympathique déjeuner avec Pablo, un ami colombien de l'Insead, et armés de solides recommandations, Paul a fait découvrir aux grands la vie trépidante d'un énorme marché où ils ont négocié des maillots de foot à rapporter en France. Le soir, Paul a initié ses frères (véto pour Perline cette fois !) à la vie nocturne en les emmenant dans la plus grande boite de nuit d'Amérique latine, d'où ils sont très sagement et raisonnablement rentrés tôt ;-)

Pour visiter Bogota avec nous, clique sur la Calle !

Bien que vigilants à rester dans les quartiers recommandés, nous étions désireux de nous écarter des parcours touristiques et d'aller à la rencontre des habitants, chose peu aisée au coeur d'une capitale comme Bogota. Paul, comme chez lui où qu'il soit, est parvenu à prendre contact avec "Breaking Borders", une association fondée par quelques mamans d'une ancienne favela, épuisées de vivre dans un quartier aussi miséreux et dangereux, et désespérées de perdre leurs maris, frères et fils sous les balles des trafiquants de drogue et des gangs ennemis. Ces femmes d'un courage exemplaire et animées d'une espérance inébranlable sont parvenues en quelques années à établir une certaine paix et un certain ordre dans ce quartier (limité à quelques rues, littéralement), où leurs enfants peuvent grandir plus en sécurité, protégés par des règles acceptées et reconnues de tous les habitants. Aidées par des dons spontanés (comme les nôtres) ou des aides négociées avec des structures privées, elles mettent progressivement en place des projets de réhabilitation, de rénovation, d'éducation, de formation, d'accompagnement, ... pour offrir à leurs enfants un nouvel avenir, ayant un horizon autre que le trafic de drogues et une mort prématurée. Avec une fierté aussi légitime que modeste, deux de ces mamans nous ont fait visiter leur quartier, nous ont expliqué sa transformation, la signification de chacun des magnifiques graffitis qui en ornent les murs. Elles nous ont accueillis avec une simplicité et une humilité désarmantes jusque dans l'intimité de leurs maisons, des taudis accrochés à flanc de colline, dont l'intérieur, radicalement indigent, traduit pourtant la richesse et la vitalité de leurs vies de famille. Si les enfants ont été très touchés par cette visite, j'en ai été, en tant que maman, profondément émue et admirative. Après la semaine absolument extraordinaire et hors du commun que nous venions de vivre, Martin et moi étions heureux que notre voyage se termine par une telle visite, ancrée dans une réalité si difficile, mais pleine de sens, d'humanité, d'exemplarité, de matière à réflexion et d'appel à la fraternité. 

Pour visiter la favelas apaisée, clique sur le quartier !

Nous avons laissé notre Paul à l'aéroport, bien triste de nous voir repartir, mais des projets encore plein la tête pour les semaines et mois à venir. Nous l'avons profondément remercié de nous avoir si bien guidés à travers le pays, de s'être adapté avec souplesse à l'inévitable inertie d'une famille, bien différente du rythme des voyages en solo ou entre copains, d'avoir géré avec le sourire la logistique et l'organisation, parfois lourdes. Nous avons été touchés par la patience et la gentillesse dont il a fait preuve envers chacun. Nous avons été émerveillés par sa débrouillardise et son esprit curieux des autres et ouvert à la nouveauté. Nous l'avons retrouvé grandi, mûri, enrichi d'une épaisseur nouvelle, fruit des nombreuses expériences et rencontres qu'il sait se créer depuis son arrivée en janvier. Dans son sillage, nous avons pu constater combien les enfants ont grandi depuis les derniers voyages que nous avons pu faire avec eux dans ce type de pays dépaysants et parfois déroutants. Ils font tous preuve d'adaptabilité, d'ouverture et de curiosité, si précieux et propices pour aller à la rencontre et à la découverte de l'autre. 

Cette semaine colombienne restera comme un temps fort dans notre vie de famille et, nous l'espérons, dans celle de chacun des enfants. Chacun en a mesuré le caractère exceptionnel, à plus d'un titre, et l'a vécue comme tel. Nous rendons grâce à Dieu pour ces réserves de joie, de rire, de complicité et de souvenirs. Des trésors à préserver précieusement.