4.12.23
Belle entrée en Avent !
4.11.23
Un bon petit mois d'octobre
Comme tous les ans, le mois d'octobre signe la véritable entrée dans l'automne, aux portes de l'hiver et de son cortège d'humidité, de pluie, de jours plus courts et de températures plus basses. C'est l'époque à laquelle mes pensées se tournent invariablement vers Dubai, dont la chaleur et la douceur me manquent toujours autant à cette époque... Mais il semble bien que je sois la seule de la famille à être sensible aux caprices de la météo, qui ne refroidit ni Perline ni les garçons au moment de partir qui à ses matchs de hockey, qui à ses entraînements de rugby, qui à son VTT dominical. Il semble également que je sois la seule à pleurer pour mon lave-linge, qui, à chaque retour des garçons le WE, ne comprend pas ce qui lui arrive. Quand vous ne savez pas si les grands sont rentrés ou pas, jetez un oeil au panier à linge sale et vous aurez la réponse !
Pas mal de soirées d'écoles pour les grands ce mois-ci, dont nous avons peu d'images, et c'est sûrement mieux ainsi :-), mais dont ils reviennent toujours ravis d'avoir recroisé de manière totalement improbable tel ou tel copain. Ces réseaux d'étudiants, doublés des réseaux sociaux, sont quand même d'une densité de ramifications hallucinante. Quand je pense au nombre d'amis que nous avions à l'époque et qui nous semblait déjà beaucoup !...
Martin et moi avons sérieusement démarré notre activité de DR, avec entre autres une journée des Instances Nationales à Paris, qui nous a permis de retrouver Béné et Armand. C'est toujours un réel plaisir de les voir !
Paul est activement dans ses recherches de stages pour son année de césure l'an prochain, dans le domaine de la finance et de la banque d'affaires. Ayant tout à découvrir dans ce nouvel univers complexe, ses démarches lui donnent l'occasion d'entrer en contact avec de nombreux amis de Martin et de Laurent, et de se confronter à de nouveaux challenges exigeants. C'est bon !
Comme Martin l'avait fait avec les grands, il a passé une très chouette journée "X-Y" avec Timo, pour parler puberté et sexualité. Un excellent moment de complicité qui leur a beaucoup plu à tous deux !
Je passerai très rapidement sur la fin de l'aventure des Bleus à la Coupe du Monde, qui a terriblement attristé tous les hommes de la famille et mis un coup d'arrêt brutal et douloureux à la fête annoncée. Les garçons (et Perline !) garderont de très bons souvenirs des matchs auxquels ils ont pu assister grâce à Martin, même si ces souvenirs revêtiront toujours un goût amer de défaite injuste et imméritée... Et accessoirement, les finances personnelles de Perline, Timothée et Matthieu garderont le souvenir ému du record battu de 94 éco-cups consignées !!
La célébration de la Toussaint nous a à nouveau fait sentir la présence si douce et forte d'Emmanuel à nos côtés depuis 4 ans. Dans le cadre de ma formation, j'ai dû apporter un objet représentant pour moi "la vie" et j'ai sans grande hésitation apporté la photo d'Emmanuel entouré des enfants. Pour moi, rien de plus symbolique et puissamment vivant que cette photo...
Les vacances ont vu chacun revenir... et repartir ! Perline a passé quelques jours chez une amie près de Rennes (Depuis son arrivée à Grandchamp, son réseau amical s'étend de façon exponentielle, à sa plus grande joie !).
Thomas a participé au RNR avec son nouveau Clan de Villeneuve d'Ascq, dont nous avons hâte de rencontrer les CG au prochain week-end SUF.
Timothée a eu la grande chance de partir à Bruxelles pendant cinq jours avec Bonne-Maman, qui a eu l'immense gentillesse d'adapter toutes les activités du séjour à son petit-fils de 11 ans : hôtel 5 étoiles avec piscine, chambre immense et buffet petit-dèj incroyable (je cite), Mini-Europe, L'Atonium, la Grand'Place, le Manneken Pis et son musée, Bruges, le musée du chocolat et l'Historium, le musée de la BD, l'incroyable exposition AutoWorld et ses sublimes voitures. Béatrice a quand même réussi à faire des passages, très appréciés, au Musée des Beaux-Arts pour Brueghel et au musée Magritte pour le surréalisme, et même au Parlement européen pour la culture générale. Du sur-mesure du début à la fin !! Timothée nous a envoyé plus de 200 photos de chaque costume du Manneken Pis, de chaque voiture de l'exposition et de chaque personnage du musée de la BD... Nous vous les épargnerons, mais le nombre de photos était à la hauteur de l'enthousiasme et de la joie de Timothée à l'issue de ce voyage ! Merci encore à Bonne-Maman pour les si précieux souvenirs que ce petit périple a gravés dans la tête et le coeur de notre Timo !
Paul et Matthieu ont quant à eux passé une bonne partie de leurs vacances aux Rolex Paris Masters à Bercy, dont Martin gère la restauration. Ils ont ainsi été embauchés comme extras pour assurer la tenue de l'espace Players (service de restauration réservé aux joueurs et à leurs familles). En plus de l'intérêt de ce type d'expérience (découverte d'un nouvel univers de travail, avec ses acteurs, ses codes, ses règles et ses spécificités), ils ont rencontré les plus grands joueurs de tennis mondiaux, ainsi que d'autres stars internationales du sport (rugby, foot). Chacun gardera de ce job des anecdotes et petites histoires amusantes à raconter avec fierté aux copains !
Chacun reprend donc courageusement le chemin de la classe, pour une grosse ligne droite bien dense jusqu'à Noël :
- de grosses échéances de travail/formation pour Martin et moi ;
- le démarrage du parcours AlphaCouple que nous coordonnons à la paroisse ;
- la fin des travaux et l'aménagement des Ménuires ;
- des WE chargés pour Perline avec beaucoup de matchs de hockey et d'activités SUF ;
- un trimestre à boucler le mieux possible pour Thomas ;
- le départ aux US à préparer pour Matthieu (décollage le 3 janvier) ;
- les stages à décrocher pour Paul ;
Citrouilles et guirlandes se disputent déjà les bouts de gondoles, mais nous refusons de nous plier aux diktats de la société de consommation et de nous projeter déjà dans Noël. Carpe Diem !!
28.9.23
Rentrée moins chargée... vraiment ?!
1.9.23
Et ainsi s'achève ce bel été !
Kerhelen, un été en ordre dispersé !
El Camino... Season 1
Elles sont vraiment, elles sont vraiment, elles sont vraiment...!!!
Entre Bilbao et Lorient, viens donc faire un tour à St Jean !
31.8.23
Entre Lisbonne et St Jean, retrouve-nous à Bilbao !
Viens à Lisbonne pour voir que tu n'es pas seul !!
Viens à Paray pour louer et adorer !
23.7.23
Juillet, vous avez dit vacances...??!!
Juillet n'est pas encore fini, mais chacun a déjà fait tellement de choses que j'ai l'impression que l'été est déjà bien entamé !
- À la suite de son volontariat au Honduras, Paul a terminé son séjour en Amérique latine par la découverte d'un dernier pays : le Salvador. Trekking, randonnées, volcan, plages, ... S'il s'est régalé de magnifiques paysages, Paul a senti monter progressivement l'envie de rentrer et de retrouver la famille, les amis et le mode de vie français ! C'est donc avec un immense plaisir partagé que nous l'avons accueilli à CDG, si heureux de rentrer à la maison après six mois de vadrouille. Nous avons pleinement profité de lui pendant trois jours, avant qu'il ne reparte à Oléron retrouver des amis. Il accueillera ensuite les copains de la prépa à St Jean de Luz, à l'occasion des fêtes de Bayonne, avant de filer aux JMJ à Lisbonne avec Matthieu.
- Pour son stage ouvrier, Matthieu a passé un mois dans l'entreprise de caillebotis d'un ami de Martin à Lisieux. L'idée était vraiment qu'il y découvre le rythme d'un travail posté, avec tout ce que cela comporte de routine, de répétition et de monotonie. Au-delà de la satisfaction de participer réellement à la production, Matthieu a beaucoup aimé partager le quotidien des ouvriers, discuter avec les gars, plaisanter avec eux, les entendre se plaindre et les écouter parler de leurs problèmes. Il a observé les différences d'état d'esprit et d'attitude entre les uns et les autres. Il a trouvé intéressant de comparer le point de vue du patron (l'ami de Martin), celui des gars et le sien, extérieur à la structure. Une riche première expérience du travail en usine !
Sans transition, Matthieu a passé 36h à Kerhelen, avant de filer à l'abbaye de La pierre qui vire (Bourgogne), retrouver Thomas et les copains du Clan, pour la 2ème semaine de Route de leur camp des Clans sans Chefs. Cette année, le Clan des garçons n'avait en effet malheureusement pas de chef et l'année ne fut pas d'une grande richesse. Avant leur départ, nous les avons donc invités à profiter pleinement de ce camp qu'ils avaient la chance de pouvoir vivre malgré tout. Partant entre très bons amis, le risque était de transformer cette semaine de Route en une chouette semaine de rando entre potes. Bienveillance, émerveillement face aux beautés de la nature, fidélité à l'heure Route, respect des horaires et de l'itinéraire, ... Chacun semble avoir veillé à vivre ce temps différemment du reste des vacances. Matthieu et Thomas en sont en tout cas rentrés très heureux des beaux moments qu'ils avaient vécus entre amis.
Sans transition à nouveau, le temps de vider le sac, de laver les caleçons et de refaire un sac, Matthieu a filé à Scarbo avec son ami Martin, pour commencer enfin ses vacances, entre plage et copains, avant de rejoindre les JMJ à Lisbonne avec Paul.
- En vacances dès fin juin, Thomas a commencé par une semaine à St Jean avec les Gaulois, son groupe de très bons amis, que Bonne-Maman a eu la générosité (et le courage !) d'accueillir à Scarbo. Si elle a halluciné sur les quantités de nourriture, je crois qu'elle a apprécié l'excellente ambiance et le bon état d'esprit de tous ces garçons.
Avec plusieurs de ces amis, Thomas a passé quelques jours à La Rochelle chez Bartho, avant d'enchainer sur leur camp routier, qui commençait par une semaine de travaux au service des moines de l'abbaye. Assèchement d'un étang, cueillette au potager, construction d'un mur : Thomas a adoré travailler aux côtés des moines, partager leur quotidien, discuter avec eux, tout en jouissant de la vie de campisme avec les autres Routiers. Rentré avec Matthieu tout aussi heureux de son camp, il repart déjà directement aux JMJ, dont il fera lui, contrairement à Paul et Matthieu, les deux semaines complètes, en passant par St Jacques de Compostel, Fatima et Porto, avant d'arriver à Lisbonne.
Scarbo, La Rochelle, Routiers, JMJ, Yeu, ... Ces vacances ont pour Thomas la particularité qu'il les passe quasiment intégralement avec son petit groupe d'amis très proches, sa vraie bonne bande de copains Gaulois, dont il se sent si proche et avec qui il partage tant de choses. De quoi se forger des souvenirs de jeunesse impérissables.
- Dès son brevet terminé, Perline a eu l'incroyable chance de partir faire un stage à Toulon, dans la division d'entraînement des forces d'action navale, l'Alfan, dirigée par un ami de Martin (encore un !). Elle y a passé une semaine assez hors du commun, au coeur du dispositif de la Marine, au contact des équipes. Elle a visité plusieurs bateaux, a participé à des exercices, s'est exercée sur des appareils de simulation. Les termes techniques me manquent, mais Perline, elle, les maîtrise, parfaitement, comme en atteste l'impressionnant rapport de stage qu'elle a écrit à l'issue de sa semaine. Après son stage aux centres de recrutement des forces armées à Paris et Lorient, Perline retire de ce second stage un intérêt accru pour l'univers et les métiers de l'armée en général et de la Marine en particulier. Perline nous impressionne toujours par sa témérité et son sang-froid. Pour le coup, elle n'a pas froid aux yeux et ose vivre toutes les aventures qu'on lui présente !
Dans la foulée, petite semaine près de Quimper chez Louise pour se remettre de ses émotions, avant d'accueillir Isabelle, sa correspondante américaine, chez qui Perline avait passé un mois à la Toussaint dernière. Les filles commencent par quelques jours à Kerhelen, avec Guillaume et les cousines, où Bon-Papa et Bonne-Maman leur ont concocté un programme "Découverte de la Bretagne" aux petits onions. En trois jours, Isabelle en aura fait davantage que certains d'entre nous en 15 ans ! Visite de Vannes sur terre et sur mer, pèlerinage à Ste Anne d'Auray, sortie en bateau de Bon-Papa, crêpes de Bonne-Maman... Avant d'enchaîner sur Paray puis Paris, Isabelle aura déjà traversé la moitié de la France ! Merci Bon-Papa et Bonne-Maman !
- Timothée a commencé ses vacances avec une semaine de stage de catamaran à Kerhelen avec son ami Côme. Il a enchainé sur son camp de Louveteaux, qu'il attendait avec impatience pour avoir préparé plusieurs badges avec l'aide de Bon-Papa (bricoleur, sportif et bon joueur). Sans répit pour lui non plus, il a tout de suite enchaîné sur un pélé-VTT aux alentours de Chartres. Un très bel évènement, que nous avons découvert par hasard, et qui s'est avéré être d'une grande qualité et d'une grande richesse culturelle, amicale, sportive et spirituelle. À refaire !
- Entre deux mouvements de troupes, j'ai été heureuse de pouvoir participer à la cérémonie d'inauguration de la rue Armelle de Vitton à Quéven, en l'honneur de l'activité de résistance de Bonne-Maman, dont l'existence jusqu'à ses derniers jours a beaucoup marqué les habitants. Cette commémoration a été l'occasion de revoir de nombreux cousins et de croiser le temps d'un WE Guillaume et les cousines, que nous ne verrons malheureusement pas beaucoup cet été !
À l'exception de notre Poupette qui est à Kerhelen, nous avons eu la grande joie d'avoir un dîner avec nos 4 fistons, quelques heures cadeau entre le retour de camp de Matthieu et Thomas et le départ à Oléron de Paul et de Matthieu à Scarbo quelques heures plus tard.
Nous voici donc prêts à ouvrir un nouveau chapitre de l'été : départ aux JMJ pour Thomas et départ à Paray pour Perline, Timothée, Isabelle, Hortense et moi. Martin nous y retrouvera pour le WE, alors que Paul et Matthieu s'envoleront à leur tour pour Lisbonne. Vous suivez ??!! Non ? C'est normal, nous non plus ! Mais nous nous consolons en rendant grâce pour les vies trépidantes que nos enfants ont la chance d'avoir. Si nous les verrions volontiers un peu plus par moment, nous sommes profondément comblés de les savoir si heureux de passer du temps avec leurs amis, d'enchainer les expériences aussi variées que riches, d'être assoiffés d'aventures loin de leurs parents et si heureux aussi de revenir au bercail en famille régulièrement. Nous éduquons nos enfants pour qu'ils s'en aillent et volent sereinement de leurs propres ailes, n'est-ce pas ?!...
3.7.23
Sur les routes de Cotignac
Que la Sainte Famille nous inspire les attitudes de coeur et d'amour dont nos conjoints et nos enfants ont besoin !
29.6.23
Une fin d'année en fanfare !
50 ans de Laurent !
30.5.23
En mai, fais des tonnes d'activités !
Les lundis fériés et les week-ends longs ne cessent de s'enchaîner et de nous faire croire que l'année est terminée, alors que s'annoncent encore ParcourSup, le Brevet, les partiels, la philo du bac et le grand oral... Contrairement aux apparences, les vacances ne sont pas encore pour tout de suite !
Pour autant, j'ai terminé celles de printemps en rejoignant à Vichy les copines de Dubai For Ever (ne manquait que Stéph), pour entourer tout particulièrement Sophie, qui traverse un moment difficile. Nous avions réservé une très belle chambre d'hôtes, dont nous avons apprécié la piscine et les immenses suites. Nous nous sommes régalées d'un bon dîner sur les rives de l'Allier. Nous nous sommes promenées dans Vichy. Mais nous avons surtout passé des heures à discuter et à prendre plaisir à nous retrouver sans mari et sans enfants. Cette petite virée entre filles fut bien douce.
Pendant ce temps, Martin et les garçons présents ont assisté au dernier match en France de Victor W., au Bercy Arena, dont Martin avait réservé la loge Compass. Une soirée mythique, qui a aussi enchanté les copains invités !
Les JMJ se préparent et avec elles les actions des jeunes pour lever des fonds. Nous avons ainsi pu assister à un spectacle de mentalisme, introduit par Thomas et réalisé par un gars assez bluffant, dont Perline a pu percer certains secrets, qu'elle ne nous a pas totalement révélés...
Les derniers matchs et tournois (rugby, hockey, tennis) ont eu lieu sous de grands ciels bleus et ont rapporté à la maison quelques nouvelles coupes et médailles (on va finir par les revendre !!).
Contraints d'annuler notre WE de navigation à Toulon pour l'Ascension (pour cause de météo catastrophique !), nous avons pu découvrir La Cité de l'Histoire à La Défense avec Bonne-Maman. Thomas a retrouvé les Hazard aux JN, pendant que Paul continuait ses pérégrinations colombiennes, accompagné d'un nouveau groupe d'amis rencontrés ces dernières semaines.
Le souffle de l'Esprit de la Pentecôte nous a ensuite dispatchés aux quatre coins de France : Perline a disputé un tournoi national amical à Wattignies, non loin d'Hardelot, où Matthieu a passé le WE avec des amis de l'Icam. À 1000 kms de là, je découvrais le WE surprise que Martin me préparait depuis des mois : nous avons passé trois jours entre Aubagne, Cassis, Toulon et Marseille, logés chez des amis de Singapour, qui, à leur retour il y a 10 ans, ont racheté, embelli et développé la splendide chambre d'hôtes de La Royante, sur les hauteurs d'Aubagne. Faute d'avoir pu naviguer avec eux à l'Ascension, nous avons eu le plaisir de déjeuner chez les Sevin à Toulon. Nous avons marché jusqu'à la grotte de Ste Marie Madeleine, nichée dans les hauteurs de la Ste Baume, et dont j'ignorais qu'elle était l'un des lieux de pèlerinages les plus anciens du monde chrétien. Sur les traces du WE père-fils de Martin et Matthieu, nous nous sommes régalés de la douceur de vivre au vieux port de Cassis ; et sur les traces du camp de routier de Paul, nous avons gravi les marches de Notre-Dame de la Garde, où des centaines de motards attendaient la bénédiction annuelle. Et pour équilibrer le tout, à l'épicentre, Thomas et Timo sont restés à LCSC, entre BBQ à la maison et copains pour l'un, et entre WE chez son parrain et copains pour l'autre.
Autant dire que le retour à la réalité en cette fin du mois de mai est un peu violente et va demander à tous une remobilisation certaine !! La pression au travail, les examens et le contexte global vont nous y aider ! Paul, quant à lui, vit ses derniers jours à Bogota, avant de s'envoler vers le Honduras, où il va donner pendant un mois des cours d'anglais à des enfants. Il est heureux de finir son séjour en Amérique latine par cette dernière expérience de volontariat, bien différente de ce qu'il a vécu depuis six mois.
25.5.23
En Colombie avec notre grand Paul
Nous vous en avions parlé, nous l'attendions avec tant d'impatience : notre escapade colombienne s'annonçait exceptionnelle, elle fut paradisiaque.
Nous avons mis quelque temps à décider de notre itinéraire, pas évident à déterminer en raison de la courte durée de notre séjour (8 jours). Nous savions que la Colombie est un pays montagneux, où il est plus facile de se déplacer en avion. Or, nous n'avions ni l'envie de rester toute la semaine au même endroit, ni celle de prendre l'avion tous les deux jours. Par ailleurs, notre explorateur de fils ayant déjà visité pas mal des régions "incontournables", nous avons opté pour une solution radicalement différente : nous sommes certes partis en Colombie, mais avons surtout fait un voyage aux Caraïbes ! Nous avons en effet passé quatre jours sur l'île de Providencia, dans l'archipel de San Andres, au large du Nicaragua. J'y reviendrai.
Nous nous sommes déjà régalés d'un long vol, pendant lequel nous avons tous enchaîné les films avec avidité et gourmandise, et au terme duquel nous avons surtout retrouvé notre grand Paul, tellement heureux de nous revoir !! Il nous attendait avec son écriteau "Bienvenue à la famille Bustarret", son grand sourire, son bronzage et son petit sac de voyage minuscule. Nous arrivions blanchâtres et trainant derrière nous des bagages d'évidence déjà trop pleins. Nous avions une semaine pour rattraper le décalage d'état d'esprit et le retard de bronzage !! Côté état d'esprit, il nous a suffi de transiter vers le vol suivant pour nous sentir déjà pleinement réunis, pleinement en vacances et pleinement tournés vers la semaine qui nous attendait. Paul avait tout programmé, anticipé et réservé. Nous avons dans la foulée pris un vol pour Carthagène, où nous sommes arrivés tard, aux heures où la vie nocturne de la vieille ville fortifiée bat son plein. Notre petit "boutique hôtel" était idéalement situé, au coeur de la vieille ville, à deux pas des principaux centres d'intérêt. Nous avons passé la journée du lendemain à arpenter les vieux quartiers, à entrer dans les églises, à sentir déjà le mélange étonnant des cultures espagnole, latino-américaine et antillaise, à relire l'histoire de la colonisation et des horreurs de l'inquisition, à traverser le marché local (dont les étales de viande et de poisson, le bruit, la saleté, les odeurs et la foule oppressante resteront gravés dans la mémoire traumatique de Timothée !), à marcher le long des remparts pour finir la journée devant un magnifique coucher de soleil (le premier d'une belle série !) en sirotant nos premiers cocktails (les premiers d'une belle série !), en goûtant à la fraîcheur bienfaisante après la chaleur de la journée, et en observant et commentant avec amusement les tenues vestimentaires plus que suggestives des clientes de ce bar très en vue de la capitale... Le reste du voyage nous fera porter un regard interrogatif sur le rapport à la nudité et à la pudeur. Nous aurons de fréquentes conversations amusées avec les enfants sur la façon dont le corps d'expose et se montre en fonction des cultures et des sociétés... Intéressant !
Rassasiés de visites et de musées, nous avons décidé de prendre un avant-goût de Caraïbes et de profiter de la journée du lendemain pour faire une première escapade au large de la ville, dans les eaux magnifiques de l'archipel del Rosario. Premières eaux cristallines, premiers plongeons au milieu de bancs de poissons multicolores, premiers coups de soleil, ... Ce premier bain d'Antilles a attisé notre impatience à rejoindre les Caraïbes, et surtout à nous éloigner des hordes de touristes pour profiter calmement de cette nature exceptionnelle... Ce que nous avons fait le soir-même par un vol d'1h30 entre Carthagène et l'île de San Andres, à 800kms de là.
Si nous avons été amusés par la taille réduite de l'aéroport de San Andres, telle n'a pas été notre surprise de découvrir, dès le lendemain, celui de Providencia ! Jamais (à l'exception du Népal), nous n'avions atterri sur une piste aussi courte, nous n'avions fait l'objet d'aussi peu de contrôle en entrant sur un territoire, nous n'étions sortis d'un aéroport aussi facilement. Il faut dire que cette île minuscule (20km2, 18km de circonférence), à 30 min d'avion de San Andres, perdue au milieu de la mer des Caraïbes, difficilement accessible (en tout cas sans un certain coût logistique et financier), est relativement à l'abri des grands axes et épargnée par le tourisme de masse.
Immédiatement pris en charge à notre arrivée par deux des rares voitures de l'île, nous avons été menés à notre maison, louée sur AirBnb et apparemment connue de tous. Spacieuse, lumineuse, face à la mer, elle correspondait en tout point au descriptif annoncé, jusqu'à Alicia, plantureuse mama antillaise, qui nous a accueillis avec la générosité et la spontanéité caraïbes. Elle aussi connue de tous, elle nous fut d'une aide précieuse pour organiser notre vie sur l'île. Quelques coups de fil lui suffirent pour que six scooters nous soient livrés dans le jardin, nous ouvrant les portes de l'île, que nous avions envie de découvrir sans tarder. Contrairement à sa grande soeur San Andres, dont les côtes sont bétonnées et les plages assaillies de touristes colombiens et américains, Providencia a conservé son authenticité, qui va cependant de pair avec une grande pauvreté. Dévastée par l'ouragan de 2020, l'île peine a s'en remettre, mais se reconstruit progressivement. Les maisons sont habillées de matériaux aux couleurs chatoyantes et variées, qui confèrent aux côtes et au paysage un aspect tout à fait unique et pittoresque. Nous rappelant les délicieuses balades au milieu des temples de Bagan en Birmanie, les enfants ont adoré goûter à cette liberté sans entrave sur leurs scooters ! Un bonheur pour nous tous que de faire ces tours de l'île, les cheveux au vent chaud, entourés d'un océan de bleus à perte de vue. Ces promenades familiales en scooters resteront probablement, pour des raisons propres à chacun, parmi nos meilleurs moments du séjour. Elles le furent en tout cas pour moi, qui fermais souvent la marche et avais donc devant les yeux la chenille familiale sur fond de carte postale. De splendides occasions de rendre grâce. (Je laisserai les garçons vous décrire leur nirvana de rouler torse nu, en caleçon et tongues, sans casque... du pur bonheur selon eux !).
Mais ils vous diraient aussi que ce bonheur n'avait d'égal que les plongées et sorties snorkeling que nous avons enchainées pendant quatre jours au large de l'île. Pris en charge par Felipe, une figure emblématique de l'île, un Robinson Crusoé des temps (pas si) modernes, à la tête de son club de plongée depuis l'âge de 13 ans, avec plusieurs dizaines de milliers de plongées à son actif, nous étions entre de bonnes mains. Pendant notre première plongée, Timothée s'est préparé à son baptême au bord de l'eau, puis il a embarqué avec nous dans la foulée, pour réaliser notre première plongée en famille complète : un bonheur ! Magnifique plongée au coeur d'un aquarium multicolore, rencontre avec un bébé requin et une énorme raie aigle, mais surtout, action de grâce de nous voir tous les sept, dans ces eaux splendides, au milieu de cet univers si magnifique. Un moment très fort pour moi.
Ces quatre jours paradisiaques sont passés comme dans un rêve, au rythme du scooter, des plongées, des déjeuners au soleil, des apéros sur la plage et ... des transhumances des crabes noirs ! Phénomène propre à cette île, tous les ans, des dizaines de milliers de crabes noirs quittent les hauteurs des collines pour descendre vers la mer y pondre leurs oeufs. Pour l'occasion, l'armée est mobilisée, la route circulaire coupée et toute entrave au déplacement des crabes punie. Une courte pluie tropicale a déclenché la première migration de l'année, à laquelle nous avons eu la chance d'assister, subjugués par cette marée impressionnante et grouillante, dont les bruits dans les feuilles séchées revêtaient un caractère hitchcockien quasiment inquiétant... Une expérience unique !
La tristesse de quitter ce petit paradis hors du temps et de la civilisation fut rapidement compensée par notre impatience à découvrir le lieu de vie de Paul en arrivant à Bogota. Paul nous avait trouvé un magnifique petit hôtel plein de charme au coeur du quartier historique, que nous avons sillonné à pieds, entre le musée de l'or (splendide !), le musée Botero (que nous avons tous adoré !) et l'incontournable place Bolivar, coeur palpitant de la capitale. En raison de son altitude (2800m), la ville est vallonnée, l'air assez frais, le ciel souvent couvert. Nous avons cependant eu la chance de bénéficier d'une météo parfaite pendant ces deux jours, nous offrant un magnifique panorama de la ville depuis les hauteurs de la colline de Monserrate. Après un sympathique déjeuner avec Pablo, un ami colombien de l'Insead, et armés de solides recommandations, Paul a fait découvrir aux grands la vie trépidante d'un énorme marché où ils ont négocié des maillots de foot à rapporter en France. Le soir, Paul a initié ses frères (véto pour Perline cette fois !) à la vie nocturne en les emmenant dans la plus grande boite de nuit d'Amérique latine, d'où ils sont très sagement et raisonnablement rentrés tôt ;-)
Bien que vigilants à rester dans les quartiers recommandés, nous étions désireux de nous écarter des parcours touristiques et d'aller à la rencontre des habitants, chose peu aisée au coeur d'une capitale comme Bogota. Paul, comme chez lui où qu'il soit, est parvenu à prendre contact avec "Breaking Borders", une association fondée par quelques mamans d'une ancienne favela, épuisées de vivre dans un quartier aussi miséreux et dangereux, et désespérées de perdre leurs maris, frères et fils sous les balles des trafiquants de drogue et des gangs ennemis. Ces femmes d'un courage exemplaire et animées d'une espérance inébranlable sont parvenues en quelques années à établir une certaine paix et un certain ordre dans ce quartier (limité à quelques rues, littéralement), où leurs enfants peuvent grandir plus en sécurité, protégés par des règles acceptées et reconnues de tous les habitants. Aidées par des dons spontanés (comme les nôtres) ou des aides négociées avec des structures privées, elles mettent progressivement en place des projets de réhabilitation, de rénovation, d'éducation, de formation, d'accompagnement, ... pour offrir à leurs enfants un nouvel avenir, ayant un horizon autre que le trafic de drogues et une mort prématurée. Avec une fierté aussi légitime que modeste, deux de ces mamans nous ont fait visiter leur quartier, nous ont expliqué sa transformation, la signification de chacun des magnifiques graffitis qui en ornent les murs. Elles nous ont accueillis avec une simplicité et une humilité désarmantes jusque dans l'intimité de leurs maisons, des taudis accrochés à flanc de colline, dont l'intérieur, radicalement indigent, traduit pourtant la richesse et la vitalité de leurs vies de famille. Si les enfants ont été très touchés par cette visite, j'en ai été, en tant que maman, profondément émue et admirative. Après la semaine absolument extraordinaire et hors du commun que nous venions de vivre, Martin et moi étions heureux que notre voyage se termine par une telle visite, ancrée dans une réalité si difficile, mais pleine de sens, d'humanité, d'exemplarité, de matière à réflexion et d'appel à la fraternité.
Nous avons laissé notre Paul à l'aéroport, bien triste de nous voir repartir, mais des projets encore plein la tête pour les semaines et mois à venir. Nous l'avons profondément remercié de nous avoir si bien guidés à travers le pays, de s'être adapté avec souplesse à l'inévitable inertie d'une famille, bien différente du rythme des voyages en solo ou entre copains, d'avoir géré avec le sourire la logistique et l'organisation, parfois lourdes. Nous avons été touchés par la patience et la gentillesse dont il a fait preuve envers chacun. Nous avons été émerveillés par sa débrouillardise et son esprit curieux des autres et ouvert à la nouveauté. Nous l'avons retrouvé grandi, mûri, enrichi d'une épaisseur nouvelle, fruit des nombreuses expériences et rencontres qu'il sait se créer depuis son arrivée en janvier. Dans son sillage, nous avons pu constater combien les enfants ont grandi depuis les derniers voyages que nous avons pu faire avec eux dans ce type de pays dépaysants et parfois déroutants. Ils font tous preuve d'adaptabilité, d'ouverture et de curiosité, si précieux et propices pour aller à la rencontre et à la découverte de l'autre.
Cette semaine colombienne restera comme un temps fort dans notre vie de famille et, nous l'espérons, dans celle de chacun des enfants. Chacun en a mesuré le caractère exceptionnel, à plus d'un titre, et l'a vécue comme tel. Nous rendons grâce à Dieu pour ces réserves de joie, de rire, de complicité et de souvenirs. Des trésors à préserver précieusement.







