29.4.14

Photos d'avril


Pour plonger à nouveau dans la piscine, clique sur la brochette !

Le vrai changement de ce mois d'avril est le retour de la chaleur et donc le retour des fins d'après-midi dans la piscine ! Quel bonheur... Timothée fait des progrès à vue d'oeil et adore servir de ballon aux garçons, qui se le lancent de l'un à l'autre à son plus grand plaisir. En raison des températures, la saison de rugby s'est elle aussi terminée pour laisser (enfin !) la place à du temps libre le vendredi matin. Faute d'un terrain de rugby, les garçons et Poupette s'en sont donné à coeur joie sur l'eau grâce au bateau des Thomas et à leur bouée du tonnerre. S'il avait pu bouger les bras et ouvrir la bouche, Ninou aurait lui aussi applaudi et crié d'excitation !


Poupette a démarré la gym, qui semble beaucoup lui plaire et parfaitement lui convenir. Elle s'aventure à y initier Timothée, qui s'y plie très docilement ;-) Poupette continue d'écrire des pages entières pour raconter ses week-ends, résumer des livres ou inventer des histoires. Elle vient aussi de découvrir le plaisir d'envoyer des emails, qu'elle n'hésite pas à taper en français, donc en pure phonétique anglaise, ce qui donne des résultats aussi surprenants que rigolos ! Elle a ainsi récemment beaucoup communiqué avec sa marraine au sujet de tous les secrets de filles du mariage... Elle n'en peut plus d'impatience et d'excitation... et elle n'est pas la seule ! 
Prochain post : Monsieur et Madame Kaeppelin !!!

17.4.14

En famille sur la route de la soie...


Vous partez où vous déjà en vacances ? Khazakstan ? Pakistan ?! Ah oui, Ouzbekistan ! Ah... ouais... super... mais en fait, vous allez faire quoi là-bas ? Y'a quoi à y voir ?!?... C'est vrai ; il faut reconnaître qu'au premier abord, il y a plus sexy comme destination pour un voyage en famille ! Fair enough... 
Et pourtant... 
Après avoir été émerveillés par les beautés de l'Iran il y a 2 ans, nous avions envie de poursuivre notre découverte de la route de la soie et de nous rapprocher de son coeur historique qui alimente tant de légendes depuis des siècles, mais qui nous reste pourtant méconnu. Nous nous étions promis de résister à la tentation de comparer en permanence ce que nous y verrions avec les splendeurs perses. Il ne nous fut pas difficile de tenir notre promesse tant l'Ouzbekistan n'a rien à envier à l'Iran autant en termes de quantité que de qualité de ses monuments. 

Certes, le peuple ouzbek, tout juste sorti de 70 ans de joug soviétique, n'a pas la finesse, la distinction, le raffinement ni la sophistication des peuples d'Asie du sud est. Mes longues heures passées au Consulat d'Ouzbekistan à Dubai avaient achevé de consolider ma conviction que les mâles ouzbeks étaient même des brutes assez épaisses et tout à fait bourrues. L'épreuve des faits nous a prouvé le contraire. 
En effet, les Ouzbeks ni sont ni raffinés ni sophistiqués, à l'image de leur nourriture (nous y reviendrons), mais ils sont globalement très gentils. Et ils le sont bien sûr surtout avec les enfants, encore plus avec les enfants étrangers et encore davantage avec 5 d'entre eux dans une même fratrie ! Pourtant habitués à ne pas passer inaperçus dans les nombreux pays que nous avons traversés, jamais encore nous n'avions suscité autant de curiosité bienveillante ni d'admiration non dissimulée. Absolument partout et systématiquement, notre guide était interrogé par les passants, ébahis de s'entendre confirmer qu'ils étaient tous à nous ! Il parait que les femmes d'il y a 2 ou 3 générations avaient en moyenne 6 ou 7 enfants, norme qui à l'époque actuelle semble inconcevable aux femmes qui se limitent -plus ou moins librement- à une moyenne haute de 2 enfants. J'ai donc bien souvent eu droit à des sourires d'admiration et des signes de félicitations, mais pas aussi souvent que Martin, qui prenait grand plaisir à récolter tous les lauriers qui lui étaient régulièrement jetés, omettant juste de préciser où était la mère et quel rôle elle avait joué dans l'histoire ;-)
Il faut dire que nous avions toutes les raisons d'attirer toute l'attention (non, pas seulement le bruit et le volume faits par nos enfants !). Les touristes sont encore rares dans ce pays, qui n'attire a priori que les personnes passionnées d'histoire de l'Asie Centrale et qui ont déjà visité toutes les autres destinations plus "classiques". C'est pourquoi nous n'avons croisé que des groupes de retraités (charmants au demeurant et assez curieux de notre histoire aussi), essentiellement français et allemands. Les touristes plus jeunes sont beaucoup plus rares, sans parler des familles, let alone les familles avec des enfants aussi nombreux et jeunes que les nôtres. Grâce à eux, nous avons en tout cas pu établir des contacts certes brefs et forcément sommaires (personne ne parle anglais), mais grâce auxquels nous avons le sentiment d'avoir un peu mieux senti et découvert l'âme de ce pays. 

L'Ouzbekistan est très clairement un pays encore sous-développé. Pour preuve, 2 exemples complètement symptomatiques à mes yeux : tout d'abord les toilettes (puisqu'il faut bien leur donner un nom), sur lesquels je ne m'étendrai pas (au propre comme au figuré) tellement la case pipi-popo a constitué mon ultime calvaire pluri-quotidien tout au long du voyage... L'état des sanitaires, qu'ils soient publiques ou privés, en dit long sur le niveau de développement d'un pays. D'où ma conclusion irrévocable que l'Ouzbekistan est encore sous-développé et que l'ouzbek de base manque des notions d'hygiène de base. Passons vite et sans transit-ion à la nourriture, révélatrice elle aussi d'un mode de vie encore très rural et paysant. Qu'on se le dise, l'ouzbek mange gras et lourd. Les hommes travaillent encore dans les champs et peu possèdent des engins motorisés. Ils ont besoin d'une nourriture qui tient au corps ; c'est donc par paquets de plusieurs kilos que la graisse pure est vendue sur les marchés et atterrit dans les soupes et sur les brochettes de viande. Cela dit, nous avons pu goûter à de succulentes soupes sans trop d'yeux, à des tomates bien plus rouges et goûtues qu'ici et à des beignets de légumes où le goût des légumes l'emportait même sur celui de la graisse. On s'en est sorti aussi grâce au traditionnel gros pain rond qui accompagne tout repas et dont les secrets de fabrication et donc le goût changent en fonction des lieux. Les enfants s'en sont fait des repas entiers ;-) 
Les garçons ajouteraient un 3ème exemple à ma liste avec celui des voitures : malgré l'état déplorable des routes, y compris Samarcande-Tashkent le plus important tronçon du pays, les voitures datent d'un autre siècle et rappellent les Trabant d'ex-Allemagne de l'Est, à la différence près que ce sont en majorité de vieilles Chevrolet dont les garçons ont copieusement commenté les lignes disgracieuses et l'aspect toy cars... 
Poupette enfin pourrait elle aussi ajouter la mode vestimentaires aux signes qui ne trompent pas : les femmes âgées sont habillées comme les paysanes russes que l'on se représente bien avec leurs fichus et leurs mutiples épaisseurs de jupes ou de pulls aux formes indéterminées et aux couleurs sombres. Quant aux jeunes, elles affichent toutes un style particulièrement vulgaire (selon nos standards européens) caractérisé par des tenues moulantes, à paillettes et froufrous et aux couleurs totalement inassorties. En bref, quelles que soient les situations, les jeunes femmes donnent l'impression de s'être préparées pour la noce, version russe populaire... Vous remarquerez d'ailleurs sur les photos que j'ai eu la chance moi aussi de goûter à cette mode qui me fait rêver, grâce à la veste en sky-simili cuir et col simili fourrure, que l'épouse de notre guide a bien voulu me prêter pour venir en renfort des deux seuls pauvres pulls que j'avais avec un peu trop d'optimisme glissés dans la valise ! La morale de l'histoire : ne jamais renier la mode russe, elle peut vous sauver un voyage ;-) 
Quant à Martin, il pourra témoigner du niveau d'avancement du pays par la taille des liasses et la quantité de billets qu'il a manipulés au cours du voyage ! Avec un taux de change de 1 USD = 2300 UZS (sum ouzbek) et sachant que le plus gros billet est de 1000 UZS (soit 0,50 euro), vous imaginez le volume de billets qu'il faut transporter en permanence ! Les garçons ont bien essayé de calculer combien coûterait une PS4 en UZS, mais ils se sont perdus dans les 0... 
Faxreddin, notre gentil guide à l'anglais sommaire mais efficace, nous expliquait aussi que la majorité des mariages sont encore à ce jour des unions arrangées par les parents, mais que les jeunes peuvent influencer s'ils fréquentent déjà quelqu'un ou auxquels ils peuvent éventuellement s'opposer s'ils ont de bonnes raisons. Et comme dans beaucoup de pays dont nous devrions pour le coup nous inspirer, les jeunes générations vouent un grand respect aux anciens, à leurs traditions et à leurs avis. Le père se doit de construire une maison pour chacun de ses fils et de trouver de bons maris à ses filles. Le dernier fils acceuille chez lui ses parents vieillissants et héritera de tous leurs biens à leur mort. 

Par tous ces signes et bien d'autres, l'Ouzbekistan fait vraiment figure de pays à la traîne, freiné dans son développement par la main mise dévastatrice de l'ex-URSS et par une gestion catastrophique de ses ressources. Mais ce visage ne peut cacher la richesse et la grandeur de la civilisation qui a régné et dominé cette région du monde pendant des siècles il y a plus de 500 ans. En sont les plus magnifiques témoins les innombrables monuments qui ont miraculeusement survécu aux turpitudes de l'histoire ou à la bêtise de l'homme et qui reflètent aujourd'hui les beautés d'antan. Beaucoup de sites sont très abîmés ou mal restaurés, d'autres ont pu bénéficier de rénovations financées par l'Unesco, mais tous traduisent merveilleusement le raffinement, la finesse et la beauté de cette civilisation oubliée. La vieille ville musée de Khiva enfermée dans ses remparts, la magnifique Bukhara où la douceur de vivre est palpable, la majestueuse Samarcande dont la taille des sites coupe le souffle, nous ont fait traverser des siècles d'Histoire et d'histoires de conquêtes, de rivalités, de surpassements, de trahisons, de découvertes, de légendes et de mythes, dont nous nous sommes tous régalés. (Même si vous pouvez croire les enfants s'ils vous disent qu'au bout de la 68ème mosquée et de la 53ème madrasa, ils avaient envie de retourner dans le bus voir la fin de la Grande Evasion...). 

L'Ouzbekistan n'a pas la notoriété ni la reconnaissance qu'elle mérite. Y voyager y est extrêmement facile, relativement peu cher et surtout passionnant pour qui veut sortir des sentiers battus. 
Give it a try, you'll love it!


Pour passer les remparts de Khiva, clique sur les poils de moutons !


Pour goûter à la douceur de Bukhara, clique sur la monture de Nasreddin !


Pour admirer la majesté de Samarcande, ouvre la porte !


Et pour finir avec une vision d'ensemble, clique sur les panoramiques dont Martin a raffolé !

5.4.14

Photos mars

Pour voir les évènements de mars, clique sur les lanternes ! 

Départ pour l'Ouzbekistan demain matin... Je vous laisse découvrir le mois de mars, en attendant les beautés de Samarcande !

3.4.14

La série des Assemblies est terminée !


Si vous voulez voir les acteurs, clique sur le Matthieu enthousiaste ! 

Le 2ème trimestre touche à sa fin, et avec lui la longue série des "assemblies" et autres "phase productions" des enfants. Chaque niveau fonctionne en binôme avec le niveau supérieur. Ainsi Perline, Y1, a chanté avec sa classe dans le spectacle des Y1&2, dont les élèves Y2 tenaient des rôles plus importants et individualisés. De même Thomas, Y3, a chanté cette année dans la phase production des Y3&4, déguisé en caterpilar, à son plus grand bonheur comme vous pouvez l'imaginer : "Mais c'est trop la honte ! Tous les copains des autres classes vont se moquer de nous. On ressemble à rien avec nos collants !...". Hilarant. La honte surmontée, il attend avec d'autant plus d'impatience de pouvoir tenir un des rôles principaux l'an prochain en Y4. Matthieu, Y5, jouait dans sa class assembly un savant fou très fort en diabolo :-) Et il chantera bientôt avec sa classe dans la phase production des Y5&6, dans laquelle le niveau de Paul, Y6, tiendra les rôles principaux. Vous suivez ?! 
En attendant, chaque classe a aussi sa "class assembly", que Paul vient de nous présenter et dans laquelle il tenait en duo le rôle principal. Il y a très visiblement pris un grand plaisir et a plus d'une fois fait pouffer l'assemblée.
Il est frappant de constater combien les présentations gagnent en sophistication d'une année sur l'autre et combien un écart d'une seule année marque une réelle différence dans le jeu des acteurs comme dans la qualité du texte. 
Parce qu'il faut savoir que l'une des caractéristique des class assemblies (1/classe/an) est que les textes sont intégralement écrits et appris par coeur par les élèves (je sais, vous vous demandez comme moi "mais quand travaillent-ils ?!"). L'assembly de Matthieu était rigolote et bon enfant ; celle de Paul était tout aussi drôle, mais avec davantage de finesse et de recherche dans les textes et les jeux de scène. 

Quant à Ninou, il n'écrit pas encore ses textes, mais il connaissait par coeur ses rhymes et ses comptines, qu'il nous chantait à tue-tête à la maison depuis des semaines."Ohé ohé PA-quelot !!!" Or, lors de son Spring Concert, il n'a pas ouvert la bouche ni décroché un mot... Il était hypnotisé et interloqué par le spectacle autour de lui : des petits en pleurs partout, des parents dans tous les sens, des maîtresses débordées, un brouhaha insoutenable, ... La représentation fut une catastrophe, mais je me suis régalée à l'observer, imperturbable et trop beau dans son déguisement de pompier taille 6 ans. Il affichait un air détaché, genre "Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ?! Qu'est-ce qu'ils ont tous à pleurer au lieu de chanter ?...". 
Il est venu m'embrasser à la fin, m'a demandé si c'était fini (genre, "la blague a assez durer, on va peut-être retourner travailler maintenant") et est reparti dans sa classe continuer sa journée, alors que les autres mamans mouchaient les nez et essayaient de se défaire de leurs enfants agrippés à leurs jambes. 
Nursery O, Timothée 1 !


2.4.14