26.2.11

Soirée 35 bougies

Pour voir les autres invités, clique sur les gourmands !

Chers amis,

Que diriez-vous d’une petite sortie dessert le vendredi 25 février 2011 ?

L’idée serait de venir en taxi chez nous vers 21h,
de commencer en douceurs (desserts et champagne),
d’attaquer en puissance (desserts et vodka),
de carrément déjanter (desserts sur fond musical),
avant de se regonfler un coup (dessert, café et verveines)…

… Le tout pour former une belle trace GPS qui doit nous mener tout droit vers minuit pour aider Claire à souffler ses 35 bougies (à ce stade on devrait en être à peu près au dessert…).

RSVP (vous pouvez lui en parler, ce n’est pas une surprise !)

Martin
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Et tout sera dit de cette belle soirée lorsque j'aurai ajouté que la présence de Papa et Maman l'a rendue plus belle encore...

25.2.11

Au fond du lit et au milieu des cailloux

Pour prendre la hauteur, clique sur le drapeau !

Une fois n'est pas coutume, nous avons fait une petite infidélité au désert et à son sable fin pour aller passer la journée au milieu de la rocaille et des cailloux. Paysages de wadi aussi secs et hostiles que grandioses et impressionnants. Belle pause déjeuner dans un falaj, qui a vu son éco-système bousculé et sa population de tétards et de grenouilles brusquement chuter à notre arrivée... ;-((
Et un bravo tout spécial à Olivier et Alexis, les valeureux papas venus sans leurs douces et tendres et qui ont géré avec zen et talent leur active et nombreuse progéniture.
Merci à tous pour cette belle et sympathique journée !

23.2.11

Photos de février

Pour voir le reste des échanges, clique sur les joueurs !

Comme la fin du mois s'annonce chargée en événements et assez embouteillée en photos, je prends quelque avance pour poster les quelques clichés de février :
- Bricolage en famille ou comment mettre 1 heure à monter une armoire Ikea censée être assemblé en 13 min...
- Leçon de tennis familiale pour cause de prof absent ou comment Poupette apprend à manier la raquette au risque de s'en prendre une autre dans la figure... L'essentiel restant bien sûr de bien garder les deux pieds serrés l'un contre l'autre sur la bande centrale du court... ;-)
- Côté Poupette aussi : rien de tel qu'une bonne tenue de rugby en guise de pyjama pour ne pas avoir froid la nuit. Et puis, c'est tellement plus saillant qu'un joli pyjama à fleurs roses... "pâque je suis beau et pas je suis belle, pâque je suis un gahsson moi, je suis pas une fille moi"... Mouais... on fait tout ce qu'on peut, mais y'a du boulot de ce côté là ;-( !!
- Reports to parents de fin de trimestre pour chacun : notre Toto pro d'écriture et de lecture ; notre Matthieu expert es-hurricanes ; et notre Paul -spécialiste de la Rome antique- en soldat romain.

12.2.11

Des Forbans sur le Forbin

Avec quelque retard, voici les photos de notre visite de la toute dernière née de la Navale : la frégate Forbin en escale à Dubai, qui a été admise au service actif en octobre dernier seulement !

Le 31 décembre j'ai donc pu avec délices me replonger dans l'ambiance d'un bâtiment de combat, 15 ans après !!!! Et en même temps le faire découvrir aux enfants.

Des amis avaient prévu d'avoir tous les officiers du bord pour réveillonner, pour une soirée bien sympathique pour nous comme pour eux !

Clique sur l'hélico pour prendre la mer

4.2.11

Sanaa ou un week end hors du temps

Pour découvrir les beautés de Sanaa, clique sur le couple de yéménites !

Cela faisait 1 an 1/2 que Martin me vantait les beautés de Sanaa et me répétait qu'il m'y emmènerait un jour.Il a donc insisté que pour je l'y rejoigne le week end dernier, alors qu'il y faisait probablement son dernier voyage dans le cadre du travail. Inutile de dire que l'idée ne m'emballait que très moyennement, non que je doutais de l'intérêt et de la beauté de cette ville, mais parce que l'idée de nous savoir tous les deux là-bas en laissant les enfants à Dubaï ne m'enchantait guère...
Mais une fois l'idée acquise et les garanties de sécurité rassemblées, je me suis laissée convaincre de bonne grâce, sans rester non moins impatience d'en être revenue...
Et pourtant, une semaine après notre retour, je dois reconnaître que je ne suis pas encore revenue de tout ce que nous avons pu voir et de tout ce que j'ai pu vivre au long de ce week end tout simplement fantastique !

Un voyage dans le temps à tout point de vue, architectural, économique comme culturel.
La vieille ville de Sanaa ne vole pas sa réputation de cité incroyablement belle et l'on comprend qu'elle soit un patrimoine unique que l'Unesco veuille préserver. Cet ensemble architectural est splendide, chaque petite maison est un bijou, chaque façade semble avoir vu se dérouler sous ses minuscules fenêtres biscornues l'histoire du monde depuis ses origines.
On se perd dans ses ruelles, on traverse son souk, on y remonte le temps vers un moyen âge où le sésame est moulu à la force du chameau, on se mêle à la population composée d'hommes en tenue traditionnelle et de femmes sans âge et sans visage, tels des fantômes drapés de noir. Polie mais ferme interdiction nous est donnée de les photographier. Première frustration que j'essaie de détourner en volant quelques clichés pris de dos ou de loin...
Un peu à l'extérieur de la ville, la maison de l'Imam, posée sur son pic rocheux impressionne par sa taille et par la cohabitation surprenante de dépouillement décoratif et de complexité architecturale. A son pied, sur la place centrale entourée de beaux bougainvilliers roses, les hommes effectuent pour les visiteurs des danses traditionnelles. On y retrouve un concentré de la population locale typique : les hommes de tous âges toujours en belle tenue traditionnelle couteau au ceinturon, les enfants tout aussi traditionnellement et joliment vêtus et les femmes, invariablement invisibles et pourtant tellement terriblement présentes à nos yeux d'occidentaux. Je craque devant de mignons petits garçons que les hommes forment déjà aux coutumes locales et je tombe amoureuse d'un vieux monsieur, le patriarche apparemment vénéré de tous, au visage raviné par la vie et au regard si vif.
La ville juive de Beit Boj surprend elle aussi par sa localisation stratégique et touche par l'histoire que ses ruines révèlent. Un groupe de petits gars débrouillards nous mène dans les dédales de cette ville fantôme, dont seules quelques maisons sont encore habitées par des familles musulmanes. L'essentiel des maisons sont à l'abandon, pour n'avoir jamais été habitées depuis que leurs habitants juifs en ont été expulsés au siècle dernier, contraints de vider les lieux sur le champ sans rien emporter avec eux que les vêtements qu'ils avaient sur le dos. Impression étrange de traverser une scène actuelle de drame passé...
Du haut de la butte, on aperçoit dans la brume la splendide et toute récente mosquée de Sanaa, d'une taille et d'une richesse en total contraste avec cette ville d'une pauvreté de tiers-monde. Sa visite privée cependant nous enchante et nous rappelle la Blue Mosque d'Istanbul dont les couleurs nous avaient aussi émerveillés.

Autre découverte pour moi à laquelle je ne m'attendais pas : chacune de ces visites renforce notre sentiment que les Yéménites sont une population absolument charmante et accueillante. Bien que non voilée car étrangère, à aucun moment je ne ressens la moindre agressivité ni réprobation de la part de quiconque. Bien au contraire, nous sommes frappés par la gentillesse des hommes, qui cherchent le contact, nous saluent ou nous demandent de les photographier, sans velléité mercantile systématique.
Cependant, autre frustration -et non des moindres- il est bien sûr absolument impossible d'établir le moindre contact en public avec les femmes.

Et c'est précisément à ce sujet que mon week-end a pris une tournure et une épaisseur totalement inattendues, grâce à Najla, l'épouse yéménite de Yahia, l'ami de Martin, colonel de l'armée yéménite. Grâce à eux, à la chaleur de leur accueil, à leur ouverture (leurs 3 fils sont scolarisés au Lycée français, Najla n'est pas voilée chez elle devant Martin), nous découvrons un visage du Yémen complètement insolite et habituellement inaccessible aux étrangers. Nous passons un peu de temps dans leur maison typiquement yéménite, tout en hauteur, dont certains étages ne sont constitués que d'un majlis -salon arabe fait de coussins répartis tout autour de la pièce- où l'on prend plaisir à se retrouver pour discuter et surtout kater. Ce sport -plutôt cette plaie- national consiste à mâcher du kat, de l'herbe aux vertus relaxantes et énergisantes, que l'on garde dans la joue pendant des heures (d'où la protubérance de hamster en permanence chez les hommes). Cette herbe addictive, cette drogue donc, met finalement tous les hommes dans un état à peu près léthargique qui les rend plus ou moins inopérationnels pendant tous les après-midis.

Première expérience partagée avec Najla : le hammam. Alors que Martin y part avec Yahia et ses fils, Najla m'y emmène avec sa fille Nour. Incroyable plongeon dans un univers féminin au coeur d'un hammam du moyen âge. En l'espace d'une minute, passage d'un extrême à l'autre : des silhouettes noires anonymes et muettes aux corps nus et aux visages avenants et souriants. Je suis dévisagée, immédiatement reconnue comme étrangère et immédiatement accueillie comme telle. On s'occupe de moi, on nettoie à grande eau les endroits où on me conseille de m'asseoir, on me propose des huiles, soins, crèmes dont je ne comprends pas les vertus mais dont je savoure les odeurs et les couleurs, on me montre comment me les appliquer, on me frotte le dos, on m'enduit les cheveux. J'observe avec émerveillement ces générations de femmes qui prennent soin les unes des autres, et qui prennent soin de leur corps comme nous, européennes, ne savons plus le faire. Incroyable présence des corps à peine couverts, de tous âges et de toutes morphologies, incroyable promiscuité pudique et respectueuse, incroyable sensation d'une féminité refoulée qui s'exprime pourtant avec naturel. Ces scènes m'inspirent des tas d'interrogations et de réflexions. Nouvelle frustration de ne pouvoir les partager.
Nous ressortons dans la rue, dans leur autre monde : Najla est à nouveau intégralement couverte. Désagréable sensation d'une distance entre nous, aussi grande que fut notre intimité pendant les 2 heures qui viennent de se passer.

Najla me propose de la rejojndre le soir même chez une amie, qui fait une petite fête pour le passage à Sanaa de sa soeur qui habite en Jordanie. J'apprends en fait qu'elles se rassemblent ainsi entre amies tous les jeudis soirs chez l'une ou l'autre. Nouvelle impression schizophrénique d'entrer dans un monde parallèle, dans une vie secrète que mènent ces femmes à l'intérieur de leurs maisons. J'ai du mal à croire que ces femmes sont les mêmes que ces silhouettes discrètes que nous croisons dans la rue. A mes yeux d'occidentale, elles sont ce soir maquillées à outrance, vêtues de manière aguicheuse et coiffées comme dans les anciennes mauvaises séries américaines. Il est frappant de constater le besoin qu'elles ont d'exprimer leur féminité à l'extrême, ce qu'elles ne peuvent faire qu'entre elles, et ce que me confirme l'une d'elles, qui parle français pour avoir vécu à Paris et être aujourd'hui professeur de français au centre culturel de Sanaa. "Tu vois, nous faisons la fête comme ça entre nous, car on ne peut pas le faire ailleurs". Je l'interroge alors sur leur sentiment de devoir se couvrir pour sortir. "Mais nous ne pouvons pas faire autrement, car si l'une sort non couverte, elle est montrée du doigt, ce n'est pas possible. Et puis on a l'habitude". Certes, mais quid d'un changement général initié par toutes ? Je garde cette question pour moi et réalise à quel point une telle évolution est tout simplement inconcevable pour elles et en dehors de leur schéma de pensée, même pour une femme qui a vécu en France. Une nouvelle fois frustrée de n'avoir pas le droit de les photographier, je me régale cependant à détailler chacune de leurs tenues et d'observer leurs interactions. Elles mangent, discutent, fument la shisha... et katent ! Sur l'insistance de Najla "it makes you like with coffee", je m'y essaie un peu, sans grande conviction ! Mauvaise impression de mâcher de l'herbe au mauvais goût, d'en avoir plein les dents, de ne pas réussir à la garder dans la joue... mais mais heureuse de vivre l'expérience yéménite jusqu'au bout et de constater que je n'en ressens aucun effet...
Retour à nouveau dans le vrai monde pour retrouver Martin et les amis pour le dîner. Une maid me conduit jusqu'à la sortie, mais m'escorte par la voix jusqu'à la rue, sans passer sa tête -non voilée- par la porte.
Le lendemain soir, Najla m'invite à la petite fête organisée chez sa soeur pour la naissance de son premier enfant. Nouvelle expérience, nouvelle impression d'entrer dans un monde souterrain où se déroule la vraie vie. Décor radicalement différent de la veille : la scène se passe dans un petit majlis où sont réunies plusieurs femmes de tous les âges, de la petite nièce à la vieille grand-mère. La soeur de Najla, telle une statue, est allongée sur un lit richement drapé ; elle est traditionnellement vêtue, coiffée et parée. De son anglais approximatif elle m'explique la signification du décor kitchissime autour d'elle ; autant d'objets et de photos réalisés pour l'occasion. "Very beautiful" me dit-elle. Une fois de plus, frustration de ne pouvoir mieux communiquer ni prendre de photos, mais sensation d'être au cœur d'un autre temps, de vivre des moments uniques offerts à peu, de toucher du doigt un monde tellement éloigné du nôtre. Et toujours, la surprise et le plaisir d'y être accueillie avec chaleur et générosité, avec une réelle envie de la part de ces femmes de me faire partager leur intimité, authentiquement convaincues d'y vivre une existence heureuse et belle, ce que plusieurs m'ont en effet dit ou fait comprendre au long de ces deux jours.

Deux jours dont nous revenons la tête pleine de souvenirs et d'images incroyables, pleine aussi d'interrogations en suspend et de sombres réflexions sur le statut de ces femmes, sur leur avenir et sur celui de leur pays. Un pays qui semble avancer à contre courant de la marche du monde vers le progrès et s'enfoncer inexorablement dans le marasme...
Deux jours rendus possibles par l'insistance de Martin et par l'assistance de Marie-Aimée et Valérie, chez qui les enfants ont été si heureux -et donc nous si sereins. Merci à vous !