Avec (beaucoup) de retard, voici quelques impressions de mon voyage en Angola du 14 au 23 avril dernier. Un voyage à mi-chemin entre découverte pure et opérations ; en gros on me demandait d'ouvrir mes yeux et mes oreilles et de noter tout ce qui me semblait intéressant. J'ai donc passé une semaine passionnante à Luanda ou nous avons deux petites "cliniques" (en fait plus un docteur expat avec un peu de support qu'autre chose) et beaucoup de clients tout autour. Je ne vais pas vous assommer avec des détails techniques mais plus avec des impressions personnelles de ce premier contact africain.
Dès que l'on quitte l'aéroport, la poussière. Partout, dedans, dehors. Le traffic est intense et les routes sont plus ou moins bien goudronnées. On mange donc pas mal de poussière.
La deuxième chose qui frappe quand on est en voiture est la multitude incroyable de vendeurs à la sauvette... A chaque feu, dans chaque rue, on voit des vendeurs proposer (en vrac) : des lunettes, du shampoing, des livres, des boissons, des couches, des fauteuils à roulettes, des câbles électriques et informatiques, des ceintures, des costumes, des t-shirts, toute nourriture imaginable, des tapis de sol pour voiture, des matelas, des chaussures ... la liste n'en finit pas et on voit des voitures se ranger de côté pour négocier un objet (je n'ai jamais vu quelqu'un essayer un costume en pleine rue). C'est le supermarché local. Un des expats là-bas me disait qu'il n'arrivait pas à trouver de câble ethernet pour son ordinateur dans des magasins "d'informatique" et que le vendeur lui a simplement dit de chercher dans la rue ... il a trouvé la semaine suivante ! Ces vendeurs sont incroyables.
La plupart de mon expérience de Luanda se fait en voiture, car il fait chaud, car on bouge pas mal, car la ville est sûre mais sans plus ... J'observe donc tant que je peux. La ville possède quelques beaux restes de la période portugaise qui s'est achevée en 1974, et qui a été suivie d'une terrible guerre civile de 25 ans ... Les stigmates de la guerre ne sont pas directement visibles dans Luanda qui n'a pas été le théâtre d'affrontements, mais qui est passée d'une population de 500 000 habitants à plusieurs millions à cause des afflux réguliers de réfugiés. En résultent une circulation abominable et des conditions sanitaires difficiles dans les faubourgs (que j'ai peu vus). A chaque fois que nous prenons la voiture, même sur une courte distance, on peut s'attendre à rester coincé une heure dans un embouteillage.
Alors je regarde par la fenêtre ... Tous les 100 mètres, une femme (ou fille) enceinte. Il y en a vraiment partout, et on m'explique qu'il n'est pas rare qu'un homme ait deux femmes et fasse vivre deux familles. Encore un des effets indirects de la guerre qui a privé le pays de membres actifs et qui pèse sûrement également sur sa reconstruction. Enfin si l'on en juge par la production de ceux qui sont encore là, force est de constater qu'ils n'ont pas baissé la garde devant l'ampleur de la tâche.
Que dire de plus? Le pétrole génère une croissance de 20% par an, mais il est un peu tôt pour dire s'il va apporter la fameuse "Dutch Disease", qui veut qu'un pays riche en pétrole voie sa corruption et ses luttes internes augmenter à un tel niveau qu'il se retrouve finalement plus mal en point qu'avant la découverte de la précieuse huile. Le Nigéria en est l'exemple le plus connu...
Voici quelques photos (presque toutes prises de la voiture) qui illustreront cette première expérience africaine, dépaysante sans être traumatisante car réalisée dans un environnement protégé en pleine capitale ... Le prochain voyage devrait être plus "roots"!
Dès que l'on quitte l'aéroport, la poussière. Partout, dedans, dehors. Le traffic est intense et les routes sont plus ou moins bien goudronnées. On mange donc pas mal de poussière.
La deuxième chose qui frappe quand on est en voiture est la multitude incroyable de vendeurs à la sauvette... A chaque feu, dans chaque rue, on voit des vendeurs proposer (en vrac) : des lunettes, du shampoing, des livres, des boissons, des couches, des fauteuils à roulettes, des câbles électriques et informatiques, des ceintures, des costumes, des t-shirts, toute nourriture imaginable, des tapis de sol pour voiture, des matelas, des chaussures ... la liste n'en finit pas et on voit des voitures se ranger de côté pour négocier un objet (je n'ai jamais vu quelqu'un essayer un costume en pleine rue). C'est le supermarché local. Un des expats là-bas me disait qu'il n'arrivait pas à trouver de câble ethernet pour son ordinateur dans des magasins "d'informatique" et que le vendeur lui a simplement dit de chercher dans la rue ... il a trouvé la semaine suivante ! Ces vendeurs sont incroyables.La plupart de mon expérience de Luanda se fait en voiture, car il fait chaud, car on bouge pas mal, car la ville est sûre mais sans plus ... J'observe donc tant que je peux. La ville possède quelques beaux restes de la période portugaise qui s'est achevée en 1974, et qui a été suivie d'une terrible guerre civile de 25 ans ... Les stigmates de la guerre ne sont pas directement visibles dans Luanda qui n'a pas été le théâtre d'affrontements, mais qui est passée d'une population de 500 000 habitants à plusieurs millions à cause des afflux réguliers de réfugiés. En résultent une circulation abominable et des conditions sanitaires difficiles dans les faubourgs (que j'ai peu vus). A chaque fois que nous prenons la voiture, même sur une courte distance, on peut s'attendre à rester coincé une heure dans un embouteillage.
Alors je regarde par la fenêtre ... Tous les 100 mètres, une femme (ou fille) enceinte. Il y en a vraiment partout, et on m'explique qu'il n'est pas rare qu'un homme ait deux femmes et fasse vivre deux familles. Encore un des effets indirects de la guerre qui a privé le pays de membres actifs et qui pèse sûrement également sur sa reconstruction. Enfin si l'on en juge par la production de ceux qui sont encore là, force est de constater qu'ils n'ont pas baissé la garde devant l'ampleur de la tâche.Que dire de plus? Le pétrole génère une croissance de 20% par an, mais il est un peu tôt pour dire s'il va apporter la fameuse "Dutch Disease", qui veut qu'un pays riche en pétrole voie sa corruption et ses luttes internes augmenter à un tel niveau qu'il se retrouve finalement plus mal en point qu'avant la découverte de la précieuse huile. Le Nigéria en est l'exemple le plus connu...
Voici quelques photos (presque toutes prises de la voiture) qui illustreront cette première expérience africaine, dépaysante sans être traumatisante car réalisée dans un environnement protégé en pleine capitale ... Le prochain voyage devrait être plus "roots"!

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