
Ce qui a le plus changé cet été chez Matthieu est sa maîtrise du français. Même si sa prononciation et sa diction restent parfois aléatoires ("tu as fait ta Poilette, Poi ?"), il a fait de gros progrès, qui devraient d'ailleurs à présent l'aider à progresser de même en anglais.
Cela dit, Matthieu confond encore des mots et fait des fautes, qui, associées à son caractère bonhomme, rendent souvent les choses assez drôles ! Un jour que je parlais avec lui au téléphone et que j'essayais en vain depuis 10 minutes qu'il me passe papa à qui je devais absolument rapidement parler, je lui dis enfin pour mettre un terme à son flot de paroles "minou, passe-moi papa s'il te plait, je suis vraiment pressée". Et lui, pas stressé pour un sou, me répond à l'autre bout du fil : "tu es pressée maman, tu veux faire pipi ?".
Un autre jour, Matthieu vient nous voir au milieu de la sieste, en soupirant, l'air vraiment ennuyé et les épaules tombantes : " papa, maman, ça va pas, Paul il respire". Nous le rassurons en lui disant que c'est plutôt une bonne nouvelle, et le raccompagnons à leur chambre où Paul nous annonce que ça ne va pas et qu'il TRANSpire !
Matthieu est vraiment dans une période amusante où il commence à maîtriser des concepts, à s'intéresser authentiquement à certaines choses, mais sans avoir encore bien connaissance ou conscience de la réalité. Cela l'amène parfois à se poser des questions ou à tenir des raisonnements complètement farfelus, teintés d'une grande naïveté tout à fait conforme à son côté petit garçon pas compliqué et terre à terre. Je l'ai trouvé l'autre jour en train de farfouiller dans nos placards à la recherche de la boite à outils. "Mais pour quoi faire les outils à cette heure-ci ?", "Mais pour réparer ma jambe Maman ! Regarde elle est abîmée là". Autre petite anecdote pour illustrer sa spontanéité et qui fera sourire (ou pleurer ?!) sœur, belle-sœur et maman : en découvrant une belle photo de nous quatre habillées et chapeautées à votre mariage, Daphné, il s'écrit : "Mais Maman, pourquoi vous étiez déguisées au mariage ?".
Si Matthieu grandit beaucoup, il ressent encore un vrai besoin d'être protégé et rassuré. Il est très sensible à son environnement affectif, et a un côté vulnérable parfois très agaçant mais surtout très touchant. Dans le trio, Matthieu est à n'en pas douter celui qu'on appellerait "notre bon garçon". Il est toujours gentil avec les gens que nous rencontrons, se plie de bonne grâce et avec un sourire craquant aux séances de "hello? how are you? what's your name?...". Il aime rendre service, il n'aime pas faire mal gratuitement (en théorie, ensuite… nécessité fait loi). Et surtout, il a grand besoin de savoir que les personnes autour de lui l'aiment et sont contentes de lui. Un seul regard noir de ma part peut le faire éclater en sanglots comme un grand sourire peut le faire passer des larmes au rire en un instant. A peine ai-je fini de le gronder pour une bêtise ou une autre, qu'il me demande "maman, t'es contente ou t'es pas contente ?". De ma réponse dépend tout son comportement à suivre : si je persiste à dire que je suis fâchée, il reste inquiet et vulnérable ; si je le rassure en lui disant que je suis maintenant contente, il part en riant (et en s'empressant d'ailleurs d'oublier l'objet de mes remontrances !).
Pour Matthieu, tout est simple et limpide : j'ai envie ou j'ai pas envie, je suis content ou je suis pas content, c'est beau ou c'est moche. Si je suis fatigué, je m'assois au milieu de la route. Si j'ai envie de faire pipi, je me défroque là où je suis. Si j'aime, je m'extasie bruyamment, si je n'aime pas, je pleure violemment. Si je suis bien dans la boue, j'y patauge et m'en fais un shampoing… tant que maman est contente, la vie est belle ! Et maman sur ce dernier point a fait de gros progrés : elle me laisse bricoler dans la boue sans rien dire ; j'ai l'air tellement heureux, caché seul dans mes fourrés à la recherche de ma 1434ème coquille d'escargot !
La vie de Matthieu c'est ça : ne pas s'en faire, se faire plaisir et s'assurer que les autres sont contents de moi et me sourient. Le bonheur, c'est simple comme un jour avec une maman en forme, un gâteau au chocolat pour le goûter et une bonne pêche de coquillages !
Cela dit, Matthieu confond encore des mots et fait des fautes, qui, associées à son caractère bonhomme, rendent souvent les choses assez drôles ! Un jour que je parlais avec lui au téléphone et que j'essayais en vain depuis 10 minutes qu'il me passe papa à qui je devais absolument rapidement parler, je lui dis enfin pour mettre un terme à son flot de paroles "minou, passe-moi papa s'il te plait, je suis vraiment pressée". Et lui, pas stressé pour un sou, me répond à l'autre bout du fil : "tu es pressée maman, tu veux faire pipi ?".
Un autre jour, Matthieu vient nous voir au milieu de la sieste, en soupirant, l'air vraiment ennuyé et les épaules tombantes : " papa, maman, ça va pas, Paul il respire". Nous le rassurons en lui disant que c'est plutôt une bonne nouvelle, et le raccompagnons à leur chambre où Paul nous annonce que ça ne va pas et qu'il TRANSpire !
Matthieu est vraiment dans une période amusante où il commence à maîtriser des concepts, à s'intéresser authentiquement à certaines choses, mais sans avoir encore bien connaissance ou conscience de la réalité. Cela l'amène parfois à se poser des questions ou à tenir des raisonnements complètement farfelus, teintés d'une grande naïveté tout à fait conforme à son côté petit garçon pas compliqué et terre à terre. Je l'ai trouvé l'autre jour en train de farfouiller dans nos placards à la recherche de la boite à outils. "Mais pour quoi faire les outils à cette heure-ci ?", "Mais pour réparer ma jambe Maman ! Regarde elle est abîmée là". Autre petite anecdote pour illustrer sa spontanéité et qui fera sourire (ou pleurer ?!) sœur, belle-sœur et maman : en découvrant une belle photo de nous quatre habillées et chapeautées à votre mariage, Daphné, il s'écrit : "Mais Maman, pourquoi vous étiez déguisées au mariage ?".
Si Matthieu grandit beaucoup, il ressent encore un vrai besoin d'être protégé et rassuré. Il est très sensible à son environnement affectif, et a un côté vulnérable parfois très agaçant mais surtout très touchant. Dans le trio, Matthieu est à n'en pas douter celui qu'on appellerait "notre bon garçon". Il est toujours gentil avec les gens que nous rencontrons, se plie de bonne grâce et avec un sourire craquant aux séances de "hello? how are you? what's your name?...". Il aime rendre service, il n'aime pas faire mal gratuitement (en théorie, ensuite… nécessité fait loi). Et surtout, il a grand besoin de savoir que les personnes autour de lui l'aiment et sont contentes de lui. Un seul regard noir de ma part peut le faire éclater en sanglots comme un grand sourire peut le faire passer des larmes au rire en un instant. A peine ai-je fini de le gronder pour une bêtise ou une autre, qu'il me demande "maman, t'es contente ou t'es pas contente ?". De ma réponse dépend tout son comportement à suivre : si je persiste à dire que je suis fâchée, il reste inquiet et vulnérable ; si je le rassure en lui disant que je suis maintenant contente, il part en riant (et en s'empressant d'ailleurs d'oublier l'objet de mes remontrances !).
Pour Matthieu, tout est simple et limpide : j'ai envie ou j'ai pas envie, je suis content ou je suis pas content, c'est beau ou c'est moche. Si je suis fatigué, je m'assois au milieu de la route. Si j'ai envie de faire pipi, je me défroque là où je suis. Si j'aime, je m'extasie bruyamment, si je n'aime pas, je pleure violemment. Si je suis bien dans la boue, j'y patauge et m'en fais un shampoing… tant que maman est contente, la vie est belle ! Et maman sur ce dernier point a fait de gros progrés : elle me laisse bricoler dans la boue sans rien dire ; j'ai l'air tellement heureux, caché seul dans mes fourrés à la recherche de ma 1434ème coquille d'escargot !
La vie de Matthieu c'est ça : ne pas s'en faire, se faire plaisir et s'assurer que les autres sont contents de moi et me sourient. Le bonheur, c'est simple comme un jour avec une maman en forme, un gâteau au chocolat pour le goûter et une bonne pêche de coquillages !
3 comments:
On se marre en lisant ces histoires que tu nous avais deja racontees en bonne partie cet ete ! "pfff, Paul il respire !!"
j'adoooooooooore, il est trop mignon !
Oui, moi aussi ça me rappelle cet été, et pour le "t'es contente?" après une remontrance, Matthieu est en totale communion avec sa cousine Marie (qui jusq'ici m'a par contre évité les bains de boue)
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