24.4.07

Une très belle histoire pour les petits

Vous trouverez ci-dessous une longue histoire en 4 volets. Une belle histoire, de celles qui font dire que la vie est belle. Cette histoire est arrivée à Bon Papa et Bonne Maman de Béthune, je les laisse vous la raconter ...


Un début d'histoire de Bon-Papa pour Paul et Matthieu.

Dimanche, en nettoyant le fond du jardin de Béthune, j'ai aperçu un nid dans la glycine qui surplombe la terrasse ! J'ai reconnu un nid de grives. Il y avait un bec d'oiseau qui dépassait; c'était la mère-grive qui devait couver. Alors je n'ai pas voulu déranger.

Je suis revenu plus tard. La mère était partie, sans doute pour se nourrir. J'ai alors mis une échelle sur le mur (sur la photo, le nid est juste au dessus de l'échelle, dans le petit rond bleu que j'ai dessiné).
Je suis monté avec l'appareil de photos et pensais alors voir deux ou trois oeufs.
Et bien non ! Il n'y avait plus d'oeufs : ils avaient déjà éclos, pas depuis très longtemps, car quatre toutes petites grives étaient au fond du nid sans plumes et avec la peau toute transparente !

Les petits oiseaux avaient le bec grand ouvert pour attendre la nourriture (petits insectes, vers de terre ou moucherons) que leur mère et leur père étaient allés chercher dans les jardins voisins. J'ai vite pris quelques photos pour Paul et Matthieu - et aussi pour Thomas (vous lui expliquerez !) et je suis redescendu de l'échelle pour laisser le père et la mère-grive revenir nourrir les oisillons qui avaient l'air d'avoir bon appétit !

Si les parents-oiseaux trouvent assez de nourriture et si les chats du voisinage ne viennent pas trop près, nous pourrons observer la croissance des petits-oiseaux.
C'est ce que j'espère pouvoir vous raconter, avec d'autres photos, dans quelques jours...

Je vous embrasse.
Bon-Papa


Pour Paul, Matthieu, Thomas et Taeho.
Suite de l'histoire des petites grives . Episode N°2

Isabelle est venue à Béthune pour fêter Pâques avec nous. Elle va rester pour quelques jours de vacances mais va aussi travailler. Je lui ai parlé de nos oiseaux; alors elle a voulu aller les voir.
Avant de monter sur l'échelle Isabelle a vu la mère-grive qui était sur le bord du nid et elle a entendu les oisillons piailler. La mère-grive venait de nourrir les petits mais ils devaient encore avoir faim ! Ce n'est pas possible de prendre une photo de la mère-grive car elle s'envole dès que l'on s'approche.


Ensuite je suis monté à l'échelle pour prendre encore quelques photos pour vous. J'ai trouvé que les oisillons avaient déjà bien changé: ils commencent à avoir du duvet sur le dos et même quelques petites plumes. Vous verrez sur la photo que certaines plumes sont un peu jaunes et les autres grises.


Ce qui est étonnant c'est la taille de leur bec lorsqu'ils l'ouvrent tout grand pour gober ce que leur mère et leur père leur rapportent. Et puis je trouve aussi qu'ils sont bien serrés à quatre dans ce nid : il n'y a pas beaucoup de place. Mais quand ils font la sieste ils ne doivent pas avoir froid !

On va encore les laisser grandir quelques jours et puis je prendrai encore quelques photos pour vous montrer leur transformation.

Bonne-Maman et moi vous embrassons.
Bon-Papa


Pour Paul, Matthieu, Thomas et Taeho.
Voici la suite de l'histoire des grives.

Samedi il faisait très beau et Bonne-Maman a voulu aussi aller voir le nid.
Mais en arrivant en haut de l'échelle Bonne-Maman a eu du mal à le découvrir : les fleurs de la glycine recouvraient presque complétement le nid.

Mais quelle surprise lorsque Bonne-maman a pu regarder à l'intérieur : il n'y avait plus que trois oisillons ! Qu'est devenu le quatrième ? On ne le sait pas. Il est sans doute tombé du nid car il y avait peu de place pour quatre oiseaux, maintenant assez gros et couverts de plumes. Nous avons regardé sur la terrasse mais n'avons rien vu ... Et quand les oisillons ont aperçu Bonne-Maman ils ont ouvert le bec et Bonne-maman a pu les recompter : 3 becs jaunes seulement, donc 3 oiseaux. Bizarre !
C'est vrai que les oiseaux sont maintenant très serrés dans ce nid : une petite grive a presque sorti son aile sur le bord ! Peut-être pense-t-elle quitter le nid bientôt ?
Mais pendant ce temps là la mère-grive continue sans relâche à chercher de la nourriture et à venir nourrir sa nichée. Elle entend pialler ses petits dès qu'elle approche du nid.

C'est Bonne-Maman qui vous racontera la suite de l'histoire ... avec une drôle d'aventure qui lui est arrivée !

Je vous embrasse.
Bon-Papa


Cette fois-ci, c'est moi Bonne-Maman de Béthune qui prends le relais ; vous allez comprendre pourquoi...

Avant hier, j'étais dans le jardin -que j'ai tellement bien nettoyé que l'on pourrait recommencer les fiançailles de Daphné et Guillaume, sauf que maintenant ils sont mariés !... Je rentre dans la cuisine pour y prendre quelque-chose, lorsque j'entends un son inhabituel en ce lieu ; j'écoute à nouveau : aucun doute, c'est un cri d'oiseau, et il provient bien de l'intérieur de la maison, et même de la cuisine...

Je ferme vite les portes de la cuisine pour que l'oiseau n'aille pas me faire de crottes sur les fauteuils du salon (malheur !!), et j'écoute encore ; je me guide au son, je découvre des crottes dans toute la cuisine, et je découvre un oiseau...dans l'évier !! Pas gêné !


Je l'observe à quelque distance parce que je n'ai pas trop envie qu'il me vole dans la figure, et je me rends compte que c'est l'un de nos petits amis du nid !! Bon-Papa vous avait bien dit qu'ils grossissaient vite avec toutes les bonnes choses que leur maman leur apportait, et qu'ils ne tarderaient pas à être assez forts pour quitter leur nid ; eh bien voilà, c'était fait, mais il y avait manifestement une erreur de trajectoire, et notre pauvre moineau se retrouvait prisonnier de l'évier ; en fait je ne sais pas comment il avait pu arriver là, mais en tout cas il n'arrivait plus à en sortir parce que les bords sont hauts...et glissants !

Moi je n'osais pas l'attraper parce que je suis un peu trouillarde, et aussi -bonne excuse- parce que j'avais peur que sa maman sente ensuite sur lui l'odeur de mes mains, et qu'elle ne veuille plus s'occuper de lui.

Et pendant ce temps, il piaillait régulièrement, et sa maman l'entendait depuis la pelouse devant la baie ouverte, et répondait à chacun de ses cris ; c'était vraiment touchant !

Tout à coup, grâce à un coup d'aile plus fort que les autres, l'oiseau s'est retrouvé sur le bord de l'évier ; ouf !! J'ai cru qu'en entendant sa maman il irait directement en direction de ses appels -j'avais ouvert toutes les baies et la porte ; eh bien pas du tout : il était sans doute encore trop petit pour se guider au son.

Il a circulé un moment sur les plans de travail, en me faisant des crottes partout (même dans le plateau de fruits !), en renversant des tasses, etc..., et tout doucement, avec un balai, je l'ai fait sauter par terre. J'ai essayé de le guider vers la sortie avec mon balai, mais il ne comprenait pas !


Tout à coup, je l'ai vu disparaître derrière le congélateur ! J'ai délicatement tiré le congélateur de son compartiment pour qu'il ait de la place et de la lumière, mais il est parti derrière les meubles, et je ne l'ai plus revu de tout l'après-midi !! Il a appelé de 3 heures à 7 heures ; je rentrais régulièrement du jardin pour voir s'il était ressorti ; je lui disais :"ne t'inquiète pas ; Bon-Papa va arriver ce soir et il va te délivrer et tu retrouveras ta maman" - qui l'attendait toujours sur la pelouse !


Quand Bon-Papa est rentré, il a bien ri et s'est bien moqué de moi, n'empêche qu'il a fallu sortir la cuisinière et le lave-vaisselle pour retrouver l'oiseau tout au fond sous le dernier meuble !! Vous auriez vu Bon-Papa, avec une lampe de poche, la tête sous les placards ! On ne voyait plus que ses fesses et ses pieds ! J'ai pris plein de photos de toute l'aventure !


Bon-Papa l'a attrapé et a essayé de le remettre dans son nid, mais il n'a pas voulu et a tout de suite sauté par terre ; sa maman est arrivée tout de suite pour le nourrir ; il était juste un peu fatigué et on l'a ensuite vu se promener dans le jardin, tout content, avec sa maman et ses frères !

La cuisine était complètement en bazar, et on voyait toute la saleté derrière les meubles ! Alors j'ai gratté, lavé, aspiré jusqu'à 10 heures du soir !! Tout ça à cause d'un petit oiseau !!
Maintenant, on est bien copains, les oiseaux et nous !

On vous embrasse très fort.
Bonne-Maman et Bon-Papa


Epilogue

Aux dernieres nouvelles les oisillons vont tres bien : on les voit traverser le jardin et retrouver leur mère qui leur apporte de superbes vers de terre ! ( Matthieu, je ne sais pas si les grives mangent des escargots ?)


1 comment:

Unknown said...

Trop mignon...
On regrette juste de ne pas avoir toutes les photos de Bon Papa accroupi sous l'évier.
Qui sait, il y aura peut être une suite quand le petit oisillon aura grandi et voudra exprimer toute sa reconnaissance...