Depuis le temps qu'on en parle... Eh oui les 3 garçons ont cette année choisi librement et en conscience de rejoindre le club de rugby des Exiles (prononcez "aiguezaillzes" please !). Comme je n'avais rien à faire tous les vendredi matin vers 8h du mat', (petit rappel le week end mahométan c'est vendredi samedi) je me suis proposé pour donner un coup de main et je suis donc devenu Assistant Coach des Under8 (avec Paul), en laissant Matthieu aux bons soins de mes collègues en charge des Under7 et Thomas aux Under6.
Autant vous dire une chose tout de suite : sur les 35 à 40 enfants par niveau d'âge, il y a un voire deux français et pis c'est tout. Pour le reste nous avons du SudAf', son cousin le Zimbabwéen (tout aussi blanc), son frère ennemi le wallaby, son beau-frère le kiwi (NZ) , une pincée d'écossais à l'accent rocailleux, quelques mineurs gallois et farfadets irlandais, et enfin l'ennemi universel universellement haï, l'anglois (je le mets en minuscule juste pour rappeler combien nous devons détester cette race-là dès lors qu'elle pose le pied sur un terrain, pas d'une une haine cordiale et légère avec applaudissements feutrés et petits fours, non une exécration chevillée au corps, du premier au dernier jour, inconditionnelle et d'une mauvaise foi absolue).
Tout cela pour dire qu'un club de sport (et à fortiori de rugby) managé par ce mix-là ça ne rigole pas ! Loin du gentil bordel auquel nous sommes plutôt habitués en France, ici tout est organisé, géré, répété, en un mot tout est professionnel. Le plus fort c'est qu'ils arrivent à garder ça sympa (sans doute parce que les parents et les enfants ne se plaignent pas toutes les minutes...). Donc entraînements à fond mais passionnants, niveau de jeu relevé, tournois dans les villes (voire les pays) voisins, implication massive des parents (mais pas trop oppressante). Autant dire que je me régale, et ma foi les enfants aussi maintenant qu'ils commencent à se faire des copains !
Paul ne fera sans doute pas un grand trois-quarts, mais il aime porter le ballon et courir tout droit pour rentrer dans les autres en face (techniquement on appelle ça un pétos) et se fait doucement à l'idée que son numéro dans le dos ne comportera sans doute jamais 2 chiffres. Matthieu, quand il ne s'arrête pas de courir pour rêver à des papillons, est bien rapide et tonique, et selon ses coach a même du talent, "even if he often loses focus". Ben tiens ! Et Thomas s'éclate à apprendre les rudiments du plus beau des sports, avec des coachs très positifs qui lui donnent envie d'en découdre (un peu comme à l'école en fait... tout est vu sous l'angle positif et les progrès réalisés plutôt que les imperfections bien naturelles). Tous les entraîneurs sont attentionnés et s'occupent bien d'eux tout en suivant un programme très serré d'exercices et de temps de jeu.
La seule question maintenant c'est : combien de temps cela va-t-il tenir? (un peu comme les présidentiables, partir tôt ca attire la sympathie mais 9 fois sur 10 l'approche du Galibier est fatale... surtout que les petits mollets ont tendance à attaquer les premiers...).
Je ne vais pas pousser c'est sûr, il ne faut pas les dégoûter du rugby si jeunes... s'ils veulent arrêter je les mettrai au basket (pour travailler le ballon en main), à la natation (développement physique complet), un peu d'athlétisme (les appuis) et on continuera le régime pâtes/riz/patates (la charpente) pour envisager un retour serein au ballon ovale vers l'âge de 11 ou 12 ans !
Autant vous dire une chose tout de suite : sur les 35 à 40 enfants par niveau d'âge, il y a un voire deux français et pis c'est tout. Pour le reste nous avons du SudAf', son cousin le Zimbabwéen (tout aussi blanc), son frère ennemi le wallaby, son beau-frère le kiwi (NZ) , une pincée d'écossais à l'accent rocailleux, quelques mineurs gallois et farfadets irlandais, et enfin l'ennemi universel universellement haï, l'anglois (je le mets en minuscule juste pour rappeler combien nous devons détester cette race-là dès lors qu'elle pose le pied sur un terrain, pas d'une une haine cordiale et légère avec applaudissements feutrés et petits fours, non une exécration chevillée au corps, du premier au dernier jour, inconditionnelle et d'une mauvaise foi absolue).
Tout cela pour dire qu'un club de sport (et à fortiori de rugby) managé par ce mix-là ça ne rigole pas ! Loin du gentil bordel auquel nous sommes plutôt habitués en France, ici tout est organisé, géré, répété, en un mot tout est professionnel. Le plus fort c'est qu'ils arrivent à garder ça sympa (sans doute parce que les parents et les enfants ne se plaignent pas toutes les minutes...). Donc entraînements à fond mais passionnants, niveau de jeu relevé, tournois dans les villes (voire les pays) voisins, implication massive des parents (mais pas trop oppressante). Autant dire que je me régale, et ma foi les enfants aussi maintenant qu'ils commencent à se faire des copains !
Paul ne fera sans doute pas un grand trois-quarts, mais il aime porter le ballon et courir tout droit pour rentrer dans les autres en face (techniquement on appelle ça un pétos) et se fait doucement à l'idée que son numéro dans le dos ne comportera sans doute jamais 2 chiffres. Matthieu, quand il ne s'arrête pas de courir pour rêver à des papillons, est bien rapide et tonique, et selon ses coach a même du talent, "even if he often loses focus". Ben tiens ! Et Thomas s'éclate à apprendre les rudiments du plus beau des sports, avec des coachs très positifs qui lui donnent envie d'en découdre (un peu comme à l'école en fait... tout est vu sous l'angle positif et les progrès réalisés plutôt que les imperfections bien naturelles). Tous les entraîneurs sont attentionnés et s'occupent bien d'eux tout en suivant un programme très serré d'exercices et de temps de jeu.
La seule question maintenant c'est : combien de temps cela va-t-il tenir? (un peu comme les présidentiables, partir tôt ca attire la sympathie mais 9 fois sur 10 l'approche du Galibier est fatale... surtout que les petits mollets ont tendance à attaquer les premiers...).
Je ne vais pas pousser c'est sûr, il ne faut pas les dégoûter du rugby si jeunes... s'ils veulent arrêter je les mettrai au basket (pour travailler le ballon en main), à la natation (développement physique complet), un peu d'athlétisme (les appuis) et on continuera le régime pâtes/riz/patates (la charpente) pour envisager un retour serein au ballon ovale vers l'âge de 11 ou 12 ans !
3 comments:
Un plaisir de te lire, Martin !
Tu dois etre comme un poisson dans l'eau avec tes fils les vendredis matins ! En tout cas bien la classe dans ta tenue de coach.
En voyant les garcons au rugby et Perline avec son tablier rose en cuisine, j'ai cru que vous operiez une certaine differenciation des sexes, mais je suis rassuree de voir sur une photo qu'elle a deja le gout du ballon ovale (et que les garcons ont aussi leurs tabliers !) ;-)
C'est une chance de pouvoir beneficier d'organisations bien carrees comme ca, dans tous les domaines.
merveilleux sport aux valeurs saines ! j'ai la chance d'aller voir un match (stade Français/1 équipe galloise dont j'ai oublié le nom) sur PARIS demain Dimanche et penserai fort à toi Martin. Bisous.
Quel plaisir de sentir tant de fierté paternelle !!
On vous embrasse
Stef
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