Ma foi, pas trop mal. Je vous écris en direct depuis Sana’a (capitale du Yémen pour ceux qui n’ont pas assez joué au Trivial) après deux jours de prise de contact très intéressants. Je vous passerai les détails boulot, et me concentrerai sur un premier aperçu de ce pays fascinant.
La première impression est que l’on est dans un pays musulman « classique » : la circulation est chaotique et franchement dangereuse, les femmes sont toutes de noir vêtues et voilées (jusqu’aux yeux pour une bonne part), les magasins sont colorés et les mosquées omniprésentes.
Après s’être frotté les mirettes on commence à prendre conscience de différences subtiles : il fait moins chaud (Sana’a se trouvant a plus de 2000m), les hommes mâchent le Khat a partir de midi (pour en savoir plus sur ce charmant amphétamine végétal, clique ici), tous portent un poignard recourbé à la ceinture … mais le point le plus marquant est qu’ils sont tous très gentils ! Enfin on lit dans les journaux que certains ne veulent pas limiter leur poignard à un ornement, mais je dois dire que tous ceux que j’ai côtoyé en deux jours ont été vraiment charmants, souriants, accueillants (« welcome to Yémen » m’a-t-on dit sans cesse). Plus sérieusement il est vrai que la sécurité est un réel problème dans ce pays, que l’on peut grossièrement classer en deux grandes catégories : se faire kidnapper par une tribu est en fait une expérience de vacances intéressante à pur but de politique interne (faire pression sur le gouvernement ou sur une compagnie pétrolière pour avoir plus de sous) et sans réel danger pour le kidnappé, se faire enlever par des barbus équivaut plutôt à un ticket simple vers Sugar Candi Mountain (comme le disait George)… En fait il semble qu’à l’heure actuelle Sana’a reste relativement sûre, mais malheureusement il devient compliqué d’en sortir… A suivre de près.
Mes deux soirées à Sana’a ont été bien remplies : bal du 14 juillet dans le jardin de l’Ambassadeur (avec profusion de buffet, champagne, vin), et surtout fin d’après-midi dans la vieille ville, classée au patrimoine de l’Unesco. Il va m’être difficile de trouver les mots pour la décrire… Les deux choses qui me viennent à l’esprit sont la beauté architecturale et l’impression d’être hors du temps. Toutes les maisons sont faites de la même pierre ocre – rose avec des motifs ciselées, étages et renfoncements, fenêtres travaillées et moucharabiehs mystérieux. Les rues sont remplies d’échoppes et l’on est poliment invité à rentrer voir le produit sans agressivité aucune. On ne se sent jamais en danger tant les gens ne montrent aucune hostilité envers nous.
A certains moments, j’ai l’impression d’être des décennies en arrière tant rien ne me rattache aux temps actuels et à leurs avatars connus (portables, voitures, appareils électriques ou électroniques …). Le point culminant étant une petite échoppe dans laquelle un chameau tourne autour d’un pilon pour écraser des graines de sésame et en faire de l’huile ! Son aïeul devait déjà en faire autant au Moyen Age…
J’ai donc écarquillé les yeux pendant deux heures et ai même fait quelques emplettes (surprise !) sous la conduite experte de Christine, l’épouse de notre médecin en poste ici.
Voici les quelques photos rapportées du souk…
La première impression est que l’on est dans un pays musulman « classique » : la circulation est chaotique et franchement dangereuse, les femmes sont toutes de noir vêtues et voilées (jusqu’aux yeux pour une bonne part), les magasins sont colorés et les mosquées omniprésentes.
Après s’être frotté les mirettes on commence à prendre conscience de différences subtiles : il fait moins chaud (Sana’a se trouvant a plus de 2000m), les hommes mâchent le Khat a partir de midi (pour en savoir plus sur ce charmant amphétamine végétal, clique ici), tous portent un poignard recourbé à la ceinture … mais le point le plus marquant est qu’ils sont tous très gentils ! Enfin on lit dans les journaux que certains ne veulent pas limiter leur poignard à un ornement, mais je dois dire que tous ceux que j’ai côtoyé en deux jours ont été vraiment charmants, souriants, accueillants (« welcome to Yémen » m’a-t-on dit sans cesse). Plus sérieusement il est vrai que la sécurité est un réel problème dans ce pays, que l’on peut grossièrement classer en deux grandes catégories : se faire kidnapper par une tribu est en fait une expérience de vacances intéressante à pur but de politique interne (faire pression sur le gouvernement ou sur une compagnie pétrolière pour avoir plus de sous) et sans réel danger pour le kidnappé, se faire enlever par des barbus équivaut plutôt à un ticket simple vers Sugar Candi Mountain (comme le disait George)… En fait il semble qu’à l’heure actuelle Sana’a reste relativement sûre, mais malheureusement il devient compliqué d’en sortir… A suivre de près.
Mes deux soirées à Sana’a ont été bien remplies : bal du 14 juillet dans le jardin de l’Ambassadeur (avec profusion de buffet, champagne, vin), et surtout fin d’après-midi dans la vieille ville, classée au patrimoine de l’Unesco. Il va m’être difficile de trouver les mots pour la décrire… Les deux choses qui me viennent à l’esprit sont la beauté architecturale et l’impression d’être hors du temps. Toutes les maisons sont faites de la même pierre ocre – rose avec des motifs ciselées, étages et renfoncements, fenêtres travaillées et moucharabiehs mystérieux. Les rues sont remplies d’échoppes et l’on est poliment invité à rentrer voir le produit sans agressivité aucune. On ne se sent jamais en danger tant les gens ne montrent aucune hostilité envers nous.
A certains moments, j’ai l’impression d’être des décennies en arrière tant rien ne me rattache aux temps actuels et à leurs avatars connus (portables, voitures, appareils électriques ou électroniques …). Le point culminant étant une petite échoppe dans laquelle un chameau tourne autour d’un pilon pour écraser des graines de sésame et en faire de l’huile ! Son aïeul devait déjà en faire autant au Moyen Age…
J’ai donc écarquillé les yeux pendant deux heures et ai même fait quelques emplettes (surprise !) sous la conduite experte de Christine, l’épouse de notre médecin en poste ici.
Voici les quelques photos rapportées du souk…
2 comments:
Genial, hate de voir ca en vrai ! Merci d'etre alle en reperage pour nous !
oups... charmant pays ! ;-)
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